Krishna

 

Gîtâ-Upanishad

- Le Seigneur Krishna -

 

« Les disciples sont engagés à réaliser les quatre actes de Bonne Volonté dans leurs efforts à rester stables.», dit le Seigneur. Il mentionne quatre actes de Bonne Volonté (Yajna) comme l’acte d’offrande matérielle, l’acte de contemplation et de remémoration du JE SUIS, demeurer dans le JE SUIS tandis que l’on est actif et que l’on s’étudie soi-même. Les quatre soutiennent l’effort de se rappeler (re-collected = se ra-sembler) en tant que JE SUIS.

Le JE SUIS est désintégré dans l’être humain terrestre. Les rassembler, s’en remémorer, les réunir est la technique du Yoga. Lorsqu’une peinture est détruite en morceaux, elle ne peut être restaurée jusqu’à ce que toutes les pièces soient rassemblées, réarrangées et unies. Ainsi est l’être humain qui perd son identité originelle tandis qu’il est en action dans le monde. Il acquiert les fausses identités de la nationalité, de la religion, de la caste et du genre. C’est pour cette raison qu’un rappel constant et la restitution de l’original dans le substitut est recommandé par le précédent sloka. Le Seigneur suggère comme mode de vie de se rappeler de demeurer dans la mémoire du JE SUIS.

 

Dravya Yajna

Le premier des quatre actes est d’ être de bonne volonté et généreux. Dans la mesure où l’on accumule des choses matérielles autour de soi, l’on est conditionné, à moins que l’on apprenne intelligemment à partager avec les autres.

Le matériel divise l’Esprit et le possède. En conséquence, l’on s’individualise deplus en plus. La nature de l’Esprit est d’imprégner. La nature du matériel est delimiter l’Esprit et de le conditionner. C’est pourquoi, il faut distribuer le matériel.

Les disciples réalisent les rituels de donner tout ce qui a été rassemblé autour d’eux. Il y a des circonstances où la matière du corps est également donnée pour le bien-être d’un groupe plus large. De sacrifier son propre corps est le sacrifice ultime relatif au matériel. Un soldat, un guerrier est préparé à sacrifier son corps pour une cause, ce qui demande une grande dose d’Esprit.

Il y a de nombreuses histoires d’adeptes qui ont sacrifié leurs corps pour une noble cause. Socrate et Jésus sont de tels êtres.

L’offrande matérielle est appelée Dravya Yajna.

 

Yajna Yoga

Le second de ces quatre actes est Yajna Yoga. Continuer à se souvenir de soi comme du JE SUIS et accomplir son travail quotidien est Yajna Yoga. Le travail quotidien est accompli, non en tant que personnalité mais en tant que JE SUIS. Cela n’est possible que si l’étudiant voit le JE SUIS dans chaque objet avec lequel il entre en contact durant la journée. De l’aurore au crépuscule, de nombreuses activités sont réalisées en relation avec diverses personnes et endroits. La règle est que l’étudiant doit instituer le JE SUIS en chaque personne qu’il rencontre et dans chaque endroit qu’il visite. En d’autres mots, il devrait se souvenir qu’il se meut dans le JE SUIS, en tant que JE SUIS. Ceci est une pratique intéressante étant donné que l’étudiant échoue fréquemment et qu’il lui faut s’en rappeler encore et encore jusqu’à ce que cela devienne une habitude. Les sens perçoivent le monde des cinq éléments tandis qu’ils sont au travail. Le mental les définit. Mais à présent, l’étudiant institue le JE SUIS dans le monde autour de lui et se relie au monde dans cette lumière du JE SUIS.

Dans la mesure où quelqu’un se voit lui-même en tant que JE SUIS, ainsi que ce qui l’entoure, les dix règles de Yama et Niyama sont réalisées sans efforts.

Le Yoga prescrit dix règles dans Yama et Niyama qui sont l’innocuité, l’alignement en parole et en action, l’activité sexuelle régularisée, l’absence d’instinct de vol, la non acceptation de dettes, la pureté en actions, paroles et pensées (pureté intérieure et extérieure), l’observation du JE SUIS et l’abandon de soi au JE SUIS. Cela prend plusieurs incarnations à l’étudiant pour accomplir ces règles du Yoga. Mais, elles seront réalisées si l’étudiant reste en connexion avec le JE SUIS.

Ceci est un grand rituel en soi. La vie entière devient un rituel.

 

Tapo Yajna

Le troisième acte est de se rappeler le JE SUIS CELA JE SUIS. C’est appelé Tapo Yajna.

Le nom de Dieu est CELA. CELA existe comme Je suis. Tout comme l’océan existe en tant que vague. La vague acquiert une identité indépendante. De même, bien que CELA existe en tant que Je suis, le Je suis acquiert une identité indépendante. Bien que Je suis acquiert une identité indépendante, c’est une fausse identité. Il n’y a pas de Je suis indépendant de CELA comme il n’y a pas de vagues indépendantes de l’océan. L’indépendance apparente est apparente et non réelle. Le Je suis individualisé est le substitut de l’Original. L’identité indépendante est fausse. Il est suggéré de se rappeler régulièrement et continuellement de CELA. C’est ainsi que le mantram « CELA JE SUIS » est conçu. En Sanskrit, il est appelé SOHAM. Le Seigneur suggère de se rappeler de façon répétée de cela comme une manière de rester dans le souvenir du JE SUIS Original. C’est appelé Tapo Yajna.

Le souvenir constant de la vérité advient dans le centre du cœur.

La pulsation dans le cœur claironne le son SOHAM. Si le mental rejoint le cœur et écoute le clairon de la pulsation, la fausse identité cède le pas à l’identité Originale.

 

 

Swadhyaya Yajna

Le quatrième acte est l’étude de soi. Cela est appelé Swadhyaya Yajna. L’étude de soi a une signification double. L’une est l’étude de soi. L’autre estl’étude des Ecritures en présence d’enseignants afin d’être capable de mieux comprendre la nature du soi et de son fantôme, le non-soi (la personnalité).

L’étude de soi est une histoire intéressante. Cela comprend l’auto examen, l’auto introspection et l’auto-analyse. En faisant cela, la conscience en soi devient active et montre du dedans ce qui est désirable et ce qui est indésirable à l’intérieur de soi. En contemplant la lumière de la conscience, nous pouvons faire un effort pour éliminer l’indésirable et développer le désirable, par lequel la conscience peut manifester ce qui participe au bien être de la vie qui nous entoure. Chaque personne n’est autre qu’une unité de conscience avec sa lumière et son ombre, et l’étude de soi permet de manifester des actes de conscience. Sans l’étude de soi, les actes demeurent des actes de la personnalité, colorés par des motifs et de l’égoïsme.

L’étude de soi permet de réaliser qu’on est de l’infini et que l’on ne peut être défini. Une personne enveloppée par la personnalité vit dans les définitions d’elle-même et des autres. L’homme de la personnalité limite l’infini au fini et donc limite sa vie à une compréhension définitive et faite de jugements. En essence, chacun de nous est de nature infinie. Les enseignants aident à réaliser ceci.

Source : K.P. Kumar