22- tav1

22-tav2

http://www.youtube.com/watch?v=wnPgU97B3YU

 

22. TAV, l'Etoile de Vérité

- Valeur numérique :  400

- Planète :  La Lune

- Signification :  Le Signe, la Croix

- Rayonnement :  Bleu nuit, cœur turquoise

 

 Notions - Clefs :

 - Oser être véridique. Ne pas mentir, à soi-même ou aux autres

- Prendre conscience du choix proposé par les circonstances

- Le moment est venu de s'engager dans la direction pressentie juste !

 

Choisir d'être sincère, avant tout envers soi-même, représente le premier pas sur le Chemin. C'est peut-être le pas le plus courageux.

Le Pouvoir guérisseur de Tav est puissant. Cette Lettre est une aide précieuse pour le Chercheur de la Vérité intérieure. Tav est magnifique, mais elle est exigeante. Elle représente cette partie de nous-mêmes qui nous pousse à évoluer, à changer, et qui empêche la conscience de s'endormir.

Lorsque Tav apparaît dans le tirage, cela signifie que notre âme demande plus de clarté dans notre vie ; une situation, une relation a besoin d'être éclaircie, d'être regardée autrement. Tav nous invite à nous remettre en question, à donner au Divin toutes nos certitudes, nos croyances anciennes, tout ce qui nous limite et ne peut franchir la Porte du Renouveau.

En fait, Tav nous invite à " mourir à l'ancien ". Elle porte la vibration du mot hébreu Maveth, la mort, tout autant que celle du mot Emeth, la vérité. Cette mort n'est pas celle du corps physique mais bien au contraire celle de tout ce qui nous empêche d'être réellement vivants et heureux. C'est la mort des anciennes habitudes, des attaches et des freins qui empêchent notre âme de s'élancer, enfin libre, pour respirer l'Air pur le la Lumière divine.

 

La Question de Tav

" Alors, bien-aimé, que veux-tu vraiment ? Quelle place accordes-tu dans ta vie à ta quête spirituelle, à ton besoin d'aimer ? Es-tu déterminé à changer, à entendre la voix de ton âme de lumière, à lui laisser enfin les rênes ? Es-tu prêt à faire serment de ne jamais mentir, aux autres et surtout à toi-même ? Es-tu prêt à t'engager véritablement dans un élan de sincérité totale, sans faire de concession aux multiples mirages tentateurs de l'ego ?

Je m'inclinerai devant ta réponse, bien-aimé. L'Univers tout entier s'inclinera devant ta réponse à cette question qui t'est posée à chaque seconde de ta vie. Sache que rien n'est plus précieux aux yeux du Divin que ton libre arbitre, qui donne tout son sens à ta présence sur la Terre. Quel que soit ton choix, tu seras tout autant aimé de la source divine.Toutes les Intelligences de Lumière respectent le libre arbitre. Car sinon, où serait la valeur d'un acte d'amour, si un choix contraire n'était pas proposé ?

Sens-toi libre, bien-aimé. Moi, Tav, Je sais que ce n'est pas si simple. En choisissant de t'incarner sur la Terre, tu as accepté de voiler la splendeur de ton âme de Lumière. Tu as choisi les parents, les conditions de vie, les relations les plus aptes à t'aider à accomplir la mission que tu as demandée toi-même. Tu t'es donné rendez-vous avec certaines épreuves dont tu portes les cicatrices, mais aussi avec les aides nécessaires pour triompher. Et Moi, Tav, Je suis aujourd'hui la main de Dieu tendue vers toi pour t'aider à te libérer.

Si tu n'as pas envie de répondre "oui" à mon appel, mais que tu doutes de toi, que tu doutes d'être capable detenir ce serment de vérité, Je te dis: "Ose te faire confiance, ou plus exactement, ose faire confiance à ton âme de lumière qui n'aspire qu'à la Vérité. Offre-toi ce cadeau, promets d'écouter réellement ce que te dicte l'Amour, promets de rechercher la lucidité et appelle-moi sans peur.

Alors ma lumière viendra éclairer la Splendeur de ton Etre réel. Et dans mon rayonnement d'amour, tu comprendras mieux la cause de ce qui fait souffrir ton âme. Refuse d'être la marionette de ton inconscient, de tes peurs et de tes mémoires négatives, et Je serai ton alliée. "

 

 

22 - tav3

 

Prière à Tav

 

O Tav éternelle, Lumière de Vérité,

Eclaire mon corps, mon âme et mon esprit.

J'offre tout mon être à ton Soleil.

Guide-moi vers la Conscience de la Lumière unique.

Révèle-moi les mensonges qui recouvrent mon âme.

Enlève pour moi le voile de l'Illusion.

Dans la conscience de mon libre arbitre.

J'accepte de mourir à l'ancien pour renaître en ta Lumière.

 

Toi qui ouvres le chemin de Grâce des grandes Lettres.

Je vois déjà en Toi la Splendeur de la Source.

La Croix en Gloire où fleurit la Rose Eternelle,

Où la Création est Une avec le Créateur,

Dans ce cycle éternel qui n'a ni commencement ni fin.

 

O belle Tav, ton exigence devient la mienne.

De tout coeur, j'accepte ta loi

Et m'y soumets avec reconnaissance,

Car tu es pour moi l'Etoile qui guide mes pas

Vers la révélation suprême de l'Enfantement Nouveau.

 

 

Gen 1:31 -- "Et Elohim vit que tout ce qu’Il avait créé était vraiment très bon. Il y eut un soir il y eut un matin : sixième jour."

 

 

 

22 - tav4

 

Tav, vingt deuxième lettre de l'alphabet 


Symbolisme
La lettre tav est la marque, le signe, le symbole : le Sceau Divin.
Dernière lettre de l'alphabet hébreu, elle représente l'aboutissement de la création et la totalité des choses créées. Notons que les trois dernières lettres de l'alphabet forment le mot rishet, qui veut dire : quadriller, montrant la création terminée, enveloppée et structurée.

Dans l'ancien hébreu et le phénicien, le tav avait la forme d'une croix, le plus souvent X, rarement -|-, et le nom de cette lettre signifiait: croix, marque. Ainsi s'expliquent les deux passages de l'A.T, où elle est mentionnée dans ce sens.

1° Job, à la fin de ses discours, écrit: «Voici mon tav!» (Sg., Vers. Syn.: ma défense toute signée; Job 31:35); c'est une signature, sans doute une simple croix comme les illettrés de tous les temps en ont tracé à la place de leurs noms.

2° Dans Eze 9:4,6, le tav marquant au front les fidèles jéhovistes pour leur épargner le châtiment de Dieu, est donc un signe qui doit les protéger du massacre (voir Marques et signes, Tatouage). Par allusion à ce tableau d'Ézéchiel, le tav est appelé le «sceau de Dieu» dans Ap 7:2. Bien des chrétiens ont vu dans ce tav et dans l'application qui en fut faite une prédiction symbolique de la croix de Jésus-Christ.



Origine

Le Tav est issu du simple dessin d'une croix, qui n'a évidemment aucun rapport avec la croix chrétienne.
L'idéogramme du Teth montrait une croix enfermée dans un cercle, la croix se retrouve avec le Tav, mais cette fois libérée de la limitation du cercle. Ce cercle symbolisait l'emprise des cycles de 1, existence. La croix du Tav est totalement libre et peut rayonner dans les quatre directions à travers les quatre éléments de la nature et les quatre mondes mystiques. Cette croix montre le retour à l'unité de la source des quatre fleuves sortant de l'Eden, notre véritable racine (Shin).
Avec le Tav se termine l'alphabet mais également toutes les contraintes qui réduisent la lumière de l'âme, qui peut désormais révéler sa véritable nature.

Signification

Le nom Tav est un signe en forme de croix sur la selle d'un chameau, ce nom vient de la racine "tavah", supportant trois types de significations :
1 - "marquer","désigner", "dessiner".
2 - 'être en deuil", "la peine".
3 - "habiter".
Le mot 'tav" est très proche de "tohou"(de Tohu Bohu), qui désigne un chaos.


Forme de la lettre

La lettre Tav est formée par la réunion des lettres Daleth et Noun. Ces deux lettres forment le mot "dan", le "juge".

Guématria

La valeur numérique 400, du Tav, représente la vie dans la réunion des consciences essentielles, symbolisées par les 4 fleuves sortant de l'Eden.
Il est intéressant de remarquer que "shékelim', "les consciences", possède cette guématria. De plus, Tav étant la vingt-deuxième lettre, faisant allusion aux 22 femmes saintes, il se trouve que le mot "nashim", "femmes", a 400 pour valeur numérique.
La valeur pleine de Tav est égale à 406, comme pour le mot "atha", "toi", qui montre la reconnaissance mutuelle d'Aleph et de Tav, le commencement et la fin.

22- tav1

 

TAV

 

Cette lettre représente la globalité…la création aboutit…elle résume le tout…la perfection de la création.

Tav– vient de la racine Tavah qui signifie : marquer, désigner, dessiner.

Tav  termine le mot émeth = vérité אמת formé lui même par la première lettre de l’alphabet Aleph א  autour du Mem  מ placé au centre de l’alphabet. Toutes les vibrations de l’alphabet se trouve dans ce émeth.

La mort qui se dit מוֹת möt ou encore מות mawet, suivant les passages bibliques est formée dans les deux cas des mêmes lettres – mem, vav, tav  à nouveau le Tav termine ce mot. Dans la notion symbolique d’aboutissement que représente Tav – émeth  אמת la vérité est l’aboutissement d’une recherche…

Quant à  מוֹת möt ou  מות mawet – la mort n’est t’elle pas l’aboutissement d’une vie ?…

Tav est aussi l’aboutissement de l’alphabet, le bout du chemin au travers de chacune des lettres.

 Tav initie le mot  תוֹרה Torah – enseignement des lois. Les trois premières lettres du mot, toujours conduite par Tav écrivent  תוּר tür – qui signifie explorer, examiner, rechercher…explorer la torah n’est ce pas aussi pour aller vers un aboutissement de soi-même par la spiritualité, le souffle spirituel représenté par la lettre  ה qui termine le mot torah, mais en réalité sans le fermer définitivement, puisque cette lettre est aussi la fenêtre, on peut dire que l’enseignement de la Torah n’est pas quelque chose de figé, d’aboutit qu’il y a toujours une ouverture à explorer, que l’examen, la recherche peut mener encore plus loin…d’ailleurs n’est il pas dit que la Torah se lit sur 77 plans ?…

77 qui peut se développer en 70 + 7 et se lire de la façon suivante :

 70 c’est la valeur de Ayin -  ע – l’œil qui scrute, qui explore, qui examine..

7 c’est la valeur de ז qui est l’arme, le poignard qui peut transpercé notre mental, mais c’est aussi la clé qui ouvre ce qui est stérile…(voir l’article sur cette lettre)

La valeur guématrique de Tav est 400 même valeur que   שכלים– shékelim qui signifie "les consciences "… Tav serait le rassemblement, la croisée, la multiplication des consciences…l’idéogramme d’origine était une croix…non pas la croix symbole chrétien. Mais plutôt dans sa forme, celle qui nous a donné la lettre X et notre signe multiplicateur .

 

 

 

Cette lettre double, en 22e et dernière position dans l’alephbeith, prend place en tant que dentale à l’extrémité de la paire de branches de la menora issue du Iod, symétriquement au Daleth et au même endroit que Saturne et la 22e lame majeure du tarot (non numérotée).

L’arcane est intitulé « Le Fou », « Le Mat », « Le Vagabond », « L’Alchimiste » ou « Le Crocodile » et représente un homme au visage émacié et barbu, au regard perdu dans le ciel, coiffé du bonnet des ‘fous’, portant sur l’épaule un bâton avec baluchon et assurant sa marche errante par un autre bâton, tout en restant indifférent à la morsure d’un chien qui le poursuit. (L’animal est un crocodile dans les tarots de style égyptien.)

La symbolique du fou suggère la sagesse de l’initié qui dépasse l’intelligence commune et qui est l’attribut de Saturne.

 

Celui-ci marque la limite extrême des sphères planétaires, comme la lettre Taw marque la fin de l’alephbeith.

En ancien phénicien le tau était identique au sigle de Saturne : h.

Le mythe du Juif errant participe de la même symbolique comme le suggère l’image ci-dessous due à Gustave Doré.

  

Le nombre ‘22’ est le 3e nombre pentagonal.

La totalité des connaissances mystiques est contenue dans la symbolique des vingt-deux premiers chiffres.

Pour les Dogons et les Bambaras, dont toutes les connaissances mystiques sont recouvertes par le symbolisme des vingt-deux premiers nombres, 22 représente le total du temps écoulé, du début de la création à l'achèvement de l'organisation du monde.

Il est la conclusion de l'œuvre du créateur, le terme des paroles, le chiffre de l'Univers du créateur.

En numérologie, il est Maître-Nombre et indique le vrai mystique, le sage.

En tant que 28 – 6, c’est la distance entre les deux premiers nombres parfaits, respectivement les nombres de lettres du premier verset et du premier mot de la Genèse. Sachant que 28 (= 6e triangulaire) est lunaire, et 6 (= 2e triangulaire) est solaire.

 

Taw est l’initiale de : תבה (5+2+22 = 29) ‘TeBah’, Boite, Arche.

תבור (20+6+2+22 = 50) ‘TaBOR’, Mont Tabor.

תובל־קין (14+10+19+12+2+6+22 = 85) ‘TUBaL-QaIN, Tubalcaïn.

תולדות (22+6+4+12+6+22 =72) ‘TOLeDOT’, Générations.

תורה (5+20+6+22 = 53) ‘TORah’, Enseignement.

תמר (20+13++22 = 55) ‘TaMaR’, Palmier.     

 

22 - Le_fou

Tarot du Sépher de moïse, arcane majeur du livre de Thoth : le Fou, Nombre 0, lettre hébraïque Thau.  

Le Fou.  

Le Nombre 0.  

Le Nombre Zéro, le Fou, qui, contrairement à l’idée véhiculée habituellement par l’ensemble du Tarot profane, n’est pas le Nombre 22, mais le Nombre 0. Ce Zéro, à l’image du Fou vagabond de la lame du livre de Thoth, a sa place partout en général, et nulle part en particulier ; c’est l’infini Chaos du non manifesté de l’Océan de l’énergie originelle des pensées du Divin Créateur ; le Noun de la cosmogonie de l’ancienne Égypte, dont la première lettre de ce nom le “N” était représentée par un hiéroglyphe formant un trait ondulé symbolisant la vibration originelle... C’est sous cette lettre “N” que le livre pour sortir au jour (habituellement connu sous le nom de livre des morts de l’ancienne Égypte), désigne les épreuves de l’âme-de-vie sous le nom d’Osiris N., cette lettre qui si proche de l’Aleph hébraïque, lettre qui sera attribuée au Bateleur le Un, qui n’est pas le créateur mais le principe de création.   Dans l’Ennéade Héliopolitaine le Zéro est Toum ou Atoum. Le Zéro est donc le médiateur plastique protéiforme duquel tout ce qui sera créé tirera son énergie, comme il est indiqué lors du premier chapitre des Tables de la Loi au premier Jour de la Création. C’est la fin qui précède tout début, car ce qui sera fut, et c’est aussi ce qui terminera la fin d’un cycle qui va de l’Alpha à l’Oméga. Le Zéro est l’infini par excellence, celui qui contient Tout en principes indifférenciés et en simultané dans un Éternel Moment Présent.  

Le Nombre Zéro c’est l’inconscient de l’incréé, car comme nous avons eu mainte fois l’occasion de le voir, tout ce qui existe a une conscience d’être, au moins celle des limites de sa propre existence et de la conservation de celle-ci, qui la fera interagir avec son environnement qui se différencie d’elle-même. Cet inconscient sera, dans chaque création, inversement proportionnel au niveau de conscience, ce que nous indique le parcours du Zodiaque sacré du chapitre V. Comme la Raison absolue, ne peut pas être autre chose que la Vérité Absolue, cette Raison absolue n’est donc que l’attribut du Divin Créateur : le Tout ; par voie de conséquence tout ce qui se différencie de Lui, étant par nature perfectible et donc imparfait, sera obligatoirement doté d’une partie plus ou moins grande d’inconscient. Ceci permet de comprendre que le Nombre Zéro est partout sans être spécifiquement limité. Le Nombre Zéro est l’infini duquel provient la naissance d’une manifestation ; comme il sera l’infini qui servira de réceptacle à la fin de cette manifestation ; parcours balisé par l’Alpha et l’Oméga, de A à Z, (l’Azoth des alchimistes), le début sans début pour une fin sans fin. Le Nombre Zéro est ce concept d’indétermination ou d’incertitude si cher à Heinsenberg dans le milieu quantique, et qui fera que la raison (certitude) aura toujours la nécessité d’être confrontée à la foi (incertitude) pour que s’active la perfectibilité qui élargit le champ de conscience par l’analogie de ses contraires. Dans Dogme et rituel de haute magie, Eliphas Levi, parlant de cette lame du livre de Thoth, écrivait :

  Résumons maintenant toute la science par des principes. L’analogie est le dernier mot de la science et le premier mot de la foi.   L’harmonie est dans l’équilibre, et l’équilibre subsiste par l’analogie des contraires. L’unité absolue, c’est la raison suprême et dernière des choses. Or cette raison ne peut être ni une personne ni trois personnes : c’est une raison, et c’est la raison par excellence. Pour créer l’équilibre il faut séparer et unir : séparer par les pôles, unir par le centre. Raisonner sur la foi, c’est détruire la foi ; faire du mysticisme en philosophie, c’est attenter à la raison.   La raison et la foi s’excluent mutuellement par leur nature et s’unissent par l’analogie. L’analogie est le seul médiateur possible entre le visible et l’invisible, entre le fini et l’infini. Le dogme est l’hypothèse toujours ascendante d’une équation présumable.   Pour l’ignorant c’est l’hypothèse qui est affirmation absolue, et l’affirmation absolue qui est l’hypothèse.   Il y a dans la science des hypothèses nécessaires, et celui qui cherche à les réaliser agrandit la science sans restreindre la foi : car de l’autre côté de la foi il y a l’infini.   On croit ce qu’on ignore, mais ce que la raison veut qu’on admette. Définir l’objet de la foi et le circonscrire, c’est donc formuler l’inconnu. Les professions de foi sont les formules de l’ignorance et des aspirations de l’homme. Les théorèmes de la science sont les monuments de ses conquêtes.   L’homme qui nie Dieu est aussi fanatique que celui qui le définit avec une prétendue infaillibilité. On définit ordinairement Dieu en disant tout ce qu’il n’est pas.

 Nous retrouvons en synthèse poétique, la définition du Nombre Zéro dans le Tao-Tô-King, cette autre Thebah acclimatée à une autre tradition, mais qui se nourrit à la même source : la Sapience Hermétique universelle :  

Le Tao est le vide, mais le vide est inépuisable.

C’est un abîme vertigineux.

Insondable.

De lui sont sortis tous ceux qui vivent.

Eternellement, il émousse ce qui est aigu, dénoue le fil des existences, fait jaillir la lumière.

Du rien, crée toute chose.

Sa pureté est indicible.

Il n’a pas de commencement.

Il est. Nul ne l’a engendré.

Il était déjà là quand naquit le maître du ciel.  

 

Chaque Nombre est une abstraction spirituelle qui se manifeste sous la forme d’une vibration qui sera son verbe. Ce verbe spécifique est la Lettre qui en symbolise le son (la nature vibratoire spécifique) et dans laquelle nous retrouvons toutes les subtilités qui caractérisent ce Nombre Puissance. Cette Lettre sera celle, - avec les vingt et une autres, qui constitue la structure symbolique des Tables de la Loi, je veux parler de l’alphabet hébraïque, dont nous avons vu qu’il s’agit des Medou-Neter ou l’écriture hiéroglyphique de l’ancienne Égypte représentés, dans l’alphabet hébraïque, sous une forme cursive mais qui n’en reste pas moins l’expression des Puissances (Nombres) -, qui signent chaque manifestation d’un Nom de pouvoir.  

La signification hiéroglyphique de chacune des Lettres de l’alphabet hébraïque fait l’objet d’interprétations multiples plus ou moins heureuses ; pour ce qui est de la Thébah du livre de Thoth, le Tarot du Sépher de Moïse, je m’en tiendrai au remarquable travail de reconstitution du sens originel qu’a effectué notre génial Fabre d’Olivet, dans son ouvrage La langue hébraïque restituée, et son chapitre sur le vocabulaire radical ou série des racines hébraïques. Nous avons vu que grâce à cette reconstitution si judicieuse et si éclairée, nous avons pu dégager de sa gangue d’ignorance l’extraordinaire Enseignement des Tables de la Loi du Sépher de Moïse qui n’est en rien comparable à la Genèse Biblique ; il convient donc de conserver la signification de chaque Lettre attribuée à un Nombre, suivant ce sens originel, ce qui permettra d’éclairer l’un par l’autre.  

Ainsi, une série de Nombres pourra être traduite en lettre, ce qui nous révélera les Noms de pouvoir qu’elle contient, son Verbe Vivant si utile dans les invocations ; et un mot, un Nom pourront inversement se résumer en une suite de Nombres qui révéleront les puissances tutélaires dont ils sont le verbe (vibration) manifesté. Bien qu’il serait trop long de développer les multiples applications de ce qui précède, je signale à toute fin utile, que la meilleure utilisation des lames du livre de Thoth, ne se fait pas, comme le font les tireurs de cartes, ou les diseuses de bonne aventure, en étalant celles-ci sur une table, mais dans la translation du verbe en Nombres et du rapport de ces Nombres entre eux et par paire (analogie des contraires). Pour en comprendre les interactions il suffit de savoir que le verbe qui se manifeste dans le monde successif, a sa correspondance en Nombres dans le monde du simultané de Éternel Moment Présent. L’interprétation des correspondances (similitudes) qu’il y a entre ce verbe et ces Nombres puissance, se fait par analogie des contraires dans le microcosme des manifestations hétérogènes afin de remonter à la source du Macrocosme de Éternel Moment Présent homogène. Chaque Nombre devant être relié à sa ou ses lames correspondantes ; lame qui réunit symboliquement les déclinaisons d’un Nombre puissance sur les plans Mental, Zodiacale, Planétaire. En partant d’un verbe, d’un nom, d’un mot, cela permet de pouvoir utiliser plusieurs fois une même lame dans un Nom, un mot une phrase afin d’obtenir un oracle d’une plus grande précision que celui que l’on obtient par le simple étalage des lames lors d’un tirage, avec la limite de ne pouvoir utiliser chaque lame qu’une seule fois dans ce tirage.  

 

Le Nombre Zéro a pour lettre hébraïque le Thau, nom divin Thechinah (gratiosus ).  

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche chuintante. Les anciens Égyptiens, en le consacrant à Thoth dont ils lui donnaient le nom, le regardaient comme le symbole de l’âme universelle. Employé comme signe grammatical dans la langue hébraïque, il est celui de la sympathie et de la réciprocité. Quoiqu’il ne tienne point un rang particulier parmi les articles, il paraît néanmoins trop souvent à la tête des mots, pour qu’on ne doive pas soupçonner qu’il était employé en cette qualité dans l’un des dialecte égyptiens, où sans doute il représentait la relation Aleph-Thau. Son nombre arithmétique est 400.

 

 

Les lettres hébraïques : des énergies vivantes 10

par Annik De Souzenelle

 

Le titre est de 3e Millénaire  

(Revue Panharmonie. No 184. Novembre 1980) 

 

Compte rendu de la rencontre du 8.5.1980 

Nous étudions aujourd’hui la lettre TAV, la dernière de l’alphabet hébraïque, ayant pour nombre 400, homologue de DALETH (4) et du Mem (40). Elle signifie « la marque », « le signe ». A l’origine elle était représentée par une Croix. Puis, à partir du XIIe siècle, elle s’est redressée, formant le Tau grec et notre T actuel, auquel il s’est identifié, nous ne savons pas par quelle surprenante évolution. 

Pourquoi le signe de la Croix est-il à la base de la lettre TAV ? C’est peut-être parce que la Croix illustre le mieux ce que nous appelons les « symboles », mot qui signifie « lancé ensemble », c’est-à-dire réunir deux éléments qui étaient séparés. C’est le rapport du signifiant au signifié, dont ce dernier est apparemment séparé, mais qui, en réalité, est l’élément de base qui permettra de remonter à l’archétype dont il procède. Autrement dit, tout ce qui est divin est dans l’Unité, lorsqu’il s’exprime dans la manifestation, il se crucifie, car il entre dans la dualité. Le TAV est le cordon ombilical qui relie le haut au bas, qui est la voie de l’incarnation et, en même temps de la crucifixion. Chaque élément de la Création est relié par le cordon ombilical à son archétype, c’est-à-dire le signifié à son signifiant. A chaque niveau de création, la manifestation implique une crucifixion, parce que celle-là se fige dans l’espace-temps. Il y a un retrait du Divin dans une forme apparente qui cache l’archétype, mais qui non seulement en même temps l’exprime, mais qui porte en soi toute l’énergie nécessaire pour pouvoir remonter jusqu’à lui. 

Les Hébreux emploient le mot Tsintsoum pour parler de la contraction du Divin qui se cache dans le temps, moteur profond de l’évolution de chaque élément de la Création. Chaque fois que nous avons à franchir un échelon de l’échelle, nous sommes crucifiés à la terre à laquelle nous arrivons. Nous sommes des passagers sur cette terre, mais aussi sur toutes les terres intérieures que nous devons conquérir et qu’il faudra lâcher les unes après les autres, pour finalement les conquérir toutes. L’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, ou plutôt de la dualité, sera alors totalement intégré. 

Adam a voulu goûter de cet Arbre avant d’avoir véritablement conquis toutes ses terres intérieures. Le drame a été au bout, c’est-à-dire la crucifixion du Divin qui descend dans le monde et crucifixion du monde qui doit retourner au Divin. Et c’est ce que nous vivons actuellement de façon très douloureuse. 

Deux aspects vont parfaitement illustrer cette descente et cette remontée. C’est le Shabat qui est l’objet du septième jour de la Création, quand tout a été mis en place et qu’il est dit : « Dieu se retire ». Nous en trouvons l’explication dans la manière dont se construit le mot shabat. Le BEITH se trouve au centre, c’est la Création et les deux lettres qui l’entourent forment le mot CHETH qui donnera le nom de SETH, frère redonné à Caïn à la place d’Abel qu’il a tué et qui est à la base de toute l’humanité, puisque c’est à partir de SETH que nous voyons apparaître tous ces Patriarches qui sont l’humanité en marche. 

CHETH qui veut dire « le fondement », « la base », est un mot très intéressant, parce qu’il est formé du SHIN qui a pour valeur 300 et du TAV qui a pour valeur 400. Et vous vous souvenez que, par analogie le 3 et le 4 ont reçu l’ordre de ne jamais se séparer, parce que l’un est mouvement et l’autre structure. C’est le GUIMEL et le DALETH qui se réunissent dans un juste rapport, donnant le mot GAD, bonheur, ou encore toit de la maison. Nous les retrouvons tous les deux : le SHIN = 300 qui est cette pierre des profondeurs,  notre noyau qui contient toute l’énergie, notre force musculaire, et le TAV qui représente les structures de ce SHIN. C’est donc le fondement de tout être, de toute création et de chacun de nous en particulier. 

Ce retrait divin est un fait de base et le fondement même de la Création, Dieu se retire tout en ne se retirant pas, car s’Il se retirait, ce serait la fin de la Création qui n’aurait plus aucun pouvoir de retourner à son archétype. Il y aurait eu cet expir qui est la Création, mais il n’y aurait pas cet inspir qui est notre histoire. C’est cela le Shabat. 

Nous avons vu que le BEITH est un même mot que le BATH, avec un Yod au milieu et qui est la deuxième lettre de l’alphabet, qui a la valeur 2 et qui signifie « la maison ». Or qu’est-ce que la maison ? C’est la fille grosse du Yod, c’est la Vierge d’Israël qui doit mettre au monde l’Enfant Divin. Elle est cette Vierge construite sur le SHIN, cette force nucléaire à la base de la Création, qui est le noyau central à partir duquel chacun est programmé et duquel chacun de nous participe par le Nom secret que nous ne connaissons pas tant que nous ne le sommes pas devenu, mais vers lequel nous allons. Et ce SHIN en nous qui forme le SHEM, le nom, est cette force nucléaire par laquelle, lorsque nous avons trouvé un tout petit peu notre place dans le monde, nous commençons à être en communication, qui nous module, nous vibre et nous donne la possibilité du retour à l’Unité. Voilà ce qu’est le SHIN pour chacun de nous, pour la rose, pour le moindre brin d’herbe. Il est notre être propre qui, à partir du moment où nous en devenons conscients, est à la base de notre processus d’évolution. L’évolution c’est la mise en rapport avec le SHIN. C’est là encore une manière de lire le mot SHABAT. 

Le SHABAT, c’est-à-dire Dieu se retirant, tout en restant présent très discrètement, nous rend libres afin que nous puissions « jouer » avec Lui, Le nier ou Le faire vivre ou Le devenir. La véritable liberté est justement de devenir, c’est là que nous nous libérons au lieu d’être enchaînés, l’autre n’est qu’apparente. C’est le mot TSEMAH, la germination, qui illustre le mieux le travail de la création. La germination, c’est le germe qui contient le Tsintsoum divin, la « Kenos » divine, comme l’appellent les Pères de l’Église. Vous voyez la contradiction apparente, il y a retrait divin dans le Tsintsoum et puis, à partir de là, TSEMAH, la germination du Divin en chacun de nous, que nous l’acceptions ou le refusions, l’accomplissions ou non. 

La Création toute entière, comme notre histoire, est un immense tissu fait d’une trame et d’une chaîne qui sont d’une part le SHAMAÏN — le SHEM, le germe en nous et, d’autre part, notre vie de chaque jour que nous assumons à travers toutes nos terres successives. Et c’est pourquoi le signe de la Croix est fondamental. 

Il est important de connaître le petit mot ETH, fait de la première et de la dernière lettre de l’alphabet, en grec nous dirions de l’Alpha et de l’Oméga. C’est pour les Chrétiens toute l’Apocalypse qui est basée sur ce travail de l’Alpha et de l’Oméga. C’est d’ailleurs pareil pour les Juifs, puisqu’ils disent que d’aller du Aleph au Tav, c’est accomplir toute la Loi, c’est arriver à l’Unité. Sous des formes différentes nous parlons le même langage. 

Ce mot ETH est si important qu’il ne se traduit pas. Il ne signifie pas quelque chose de formel, mais il contient tout dans l’informel. Lorsqu’Eve met au monde Caïn, elle dit : « J’ai acquis un homme » : ISH-ETH-YOD-HE-VAV-HE. On traduit ETH par « à l’aide de ». C’est un non-sens. ETH introduit un complément direct qui est la clef de toute la dimension de YOD-HE-VOV-HE, à savoir que ISH, l’Homme, même après la chute, reste à la ressemblance de YOD-HE-VOV-HE, avec toute la dimension de l’homme dans son devenir. C’est sa structure. Chacun de nous est ce YOD-HE-VOV-HE et chacun de nous participe au Nom sacré. Le drame exprimé par ce mythe de la chute, c’est l’homme qui a perdu le chemin de la ressemblance. 

Entre ALEPH et TAV il y a tout le dynamisme de notre devenir, c’est toute notre évolution qui se profile. L’Homme reste intact, dit l’Eglise Orthodoxe, ce que nie l’Eglise Romaine. Ce petit ETH, c’est toute la Loi dans sa profondeur signifiante qui est ramassée du ALEPH au TAV, qui recouvre non seulement le Judaïsme, mais aussi le Christianisme qui est contenu dans le Judaïsme, mais à d’autres niveaux de lecture. 

Les lettres s’étant présentées en commençant par la dernière, devant le Saint-Béni-Soit-Il, le TAV, donc la première à se présenter, avait toutes les raisons pour espérer obtenir de commencer la création du monde, se référant au mot EMETH (Aleph – Mem – Tav) qui veut dire « vérité ». « Terminant ce mot, dit-elle, j’ai droit de présider à la création du monde ». Le Saint-Béni-Soit-Il la renvoie et lui dit : « Tu en es en effet digne, mais il ne convient pas que je me serve de toi pour opérer la création du monde, car tu es destinée à être marquée sur le front des fidèles qui ont observé la Loi du ALEPH au TAV et à être mêlée ainsi à la mort ». C’est le ALEPH qui passe par des morts, c’est-à-dire par des crucifixions, ainsi que nous l’avons déjà dit. 

Le mot EMETH qui est aussi la Création, qui est l’Homme en particulier, allant de l’ALEPH au TAV, passe par le MEM qui est la matrice dans laquelle se vit évidemment une mort. Non la mort telle que nous l’entendons, mais identifiée à une mutation, c’est-à-dire au début d’une germination fantastique. Le Christ va dire : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie ». Celui qui nous mène de l’ALPHA à l’OMEGA à travers des mutations successives, c’est bien la dimension christique qui est le Chemin, la Vérité et la Vie, parce que la Vie est cette maternité. Les deux premières lettres du mot EMETH, c’est la mère. Et lorsque Pilate demande « Qu’est-ce que la Vérité ? », le Christ ne répond pas, mais Il va se faire crucifier. Il va répondre par son geste, par son être tout entier, accomplissant le mot EMETH. 

Dans sa réponse, Dieu dit que le TAV est réservé pour être mis sur le front des hommes restés fidèles à l’accomplissement de la Loi. Et le premier qui reçoit ce signe, c’est Caïn et pourtant, il n’a pas commencé par aller de l’ALEPH au TAV. Encore une de ces contradictions de la Bible. Caïn a pris conscience de son immense erreur « Mon sort est dramatique, je vais être errant et vagabond sur la terre et quiconque me rencontrera me tuera ! » Dieu, à ce moment-là met le signe sur son front, afin qu’il soit protégé. C’est aussi ce même signe, le TAV, qui a été mis sur le fronton du portail des Hébreux le soir de Pâques quand, dixième plaie d’Egypte, l’Ange exterminateur va exterminer tous les aînés des fils des Egyptiens. Ce signe va protéger les enfants d’Israël. C’est la marque de ceux qui sont dans cette grande gestation du ALEPH au TAV, parce qu’ils vivent une mort pour une résurrection. Car, s’il y a naissance, c’est bien ce passage de la Mer Rouge. 

De même, dans le Livre d’Ezéchiel ou dans l’Apocalypse, sont marqués ceux qui doivent entrer dans le Jérusalem Céleste, donc ceux qui sont arrivés jusqu’au TAV. 

Caïn, c’est l’homme qui, même s’il a commis un crime des plus dramatiques, reçoit toujours à nouveau la possibilité de son accomplissement. Dieu va aller le rechercher là où il se trouve pour lui reproposer l’alliance et lui permettre de repartir. Car si le crime de Caïn est abominable, le crime contre l’Esprit est pire encore. 

Tout ce qui est mystère pour les Chrétiens, le mystère de l’incarnation, Dieu qui se fait homme, est dû au fait que nous ne sommes pas encore arrivés au TAV. Notre intelligence actuelle ne peut le comprendre, comme elle ne peut définir Dieu, ni la preuve de Son existence. Nous en parlons intellectuellement, mais nous ne pouvons en parler par expérience. Personne, pour l’instant, ne peut parler du TAV. 

HET, c’est le non-temps, tandis que ETH, est le temps, la durée qui nous est donnée jusqu’à ce que nous ayons assumé toute la ténèbre et que nous fassions la totale lumière. C’est alors que nous entrerons dans le non-temps ; le HET, que les physiciens nomment « l’ailleurs » et que l’on ne peut encore traduire. Vous trouverez en particulier le ETH dans l’Ecclésiaste où il est dit : « Il y a un temps pour dormir, un temps pour se réveiller, un temps pour vivre, un temps pour mourir, un temps pour semer, un temps pour cueillir, etc… » C’est tout le temps des semailles à la moisson, toute la dualité que nous avons à assumer. 

Cet aspect du TAV qui me semble très important, je le relie au quatrième jour de la Création, à la mise en place des deux luminaires dans le Ciel, appelés le « Grand » et le « Petit », et que nous traduisons par « Soleil et Lune ». Mais en fait, cela dépasse de beaucoup le soleil et la lune extérieurs. Ce sont nos lumières intérieures présidant à nos montées dans la lumière et à nos descentes dans la ténèbre. Par analogie, le TAV est lié à la mise en place des deux Arbres de l’Eden, dans le deuxième chapitre de la Genèse, l’Arbre de Vie et l’Arbre de la Connaissance de la dualité. Cette dualité dans laquelle nous trouvons toute l’incarnation, les deux branches de la Croix. Ces deux luminaires dans la première Genèse sont aussi symboles de l’Espace-Temps. 

En hébreu le mot « soleil » est SHEMESH, il contient le SHEM, c’est-à-dire le nom qui est aussi la place, le nom de celui qui a trouvé sa place et vice versa, de celui qui trouve sa place et qui trouve aussi son nom. 

Tous les textes bibliques lient la lune au temps. C’est pourquoi je fais ce parallèle avec les deux Arbres de la seconde Genèse qui sont liés à l’espace-temps, l’Arbre de la dualité étant lié à l’espace et l’Arbre de Vie au temps qu’on appelle non-temps. Le temps et l’espace sont la même réalité, car le temps nous est donné en fonction de l’espace que nous vivons, c’est-à-dire de notre champ de conscience du moment. Et selon les différents champs de conscience auxquels nous accédons, le temps sera différent. Nous le voyons sur le plan psychologique, mais c’est encore bien plus vrai sur le plan spirituel, celui de nos espaces intérieurs. Au fur et à mesure que nous nous élevons, nos espaces intérieurs, le temps, est de plus en plus court. Toutefois il est implacable, rigoureux. Si nous voulons aller trop vite, nous nous cassons la figure ! 

Mme Langevin : Dans la méditation on perd la notion du temps. 

A. de Souzenelle : Parce qu’on entre dans un non-temps. C’est d’ailleurs la seule façon qui nous fasse rejoindre ce lieu privilégié, ce lieu du MI, ce milieu de nous-mêmes. 

Une participante : Dans le sommeil aussi on perd la notion du temps. 

A. de Souzenelle : Dans le sommeil aussi le temps est totalement différent, l’espace aussi. Ce sont des incursions dans nos profondeurs. 

Avant de nous quitter je voudrais vous montrer le premier mot de la Thora, le mot BERESHIT. Il va couronner notre enseignement du ALEPH et du TAV. Il est absolument inséparable du deuxième mot BARA, BERECHIT BARA ELOHIM. Comment le traduire ? Nous y trouvons la racine REICH qui signifie « la tête », le « principe ». Il reste BEITH, c’est la maison, donc la maison du principe. Le mot est tout entier contenu là, dans ces deux premières lettres. Or qu’est-ce que BAR ? C’est le grain de blé. Nous retrouvons là aussi le Fils, celui qui a à mourir en terre pour renaître, voyez Barabbas. RAB veut dire « la croissance », c’est toute la promesse du fruit, donc toute la vie est contenue là. 

Si vous prenez les deux premières et les deux dernières lettres, cela donne : BERIT, c’est-à-dire « l’alliance », l’alliance de feu. Et même si nous prenons le Yod, BERIT, est aussi l’alliance avec l’homme, l’alliance de l’époux avec son épouse, puisque le feu c’est tout l’Eros. C’est donc l’alliance de Dieu-Epoux avec sa Création-Epouse. D’autre part nous avons encore la première et la dernière lettre, BATH, « la fille », la Vierge d’Israël qui contient tout le Principe, qui contient le Yod, le feu, la tête, qui contient tout. 

TESHOUVAH est inséparable de SHABAT retourné. C’est « la pénitence », dans le sens de retournement, prise de conscience. Retournement de ceux qui allaient vers la mort et qui remontent vers la vie. C’est encore un aspect de ce mot. On pourrait en trouver d’autres, ô combien ! ALEPH et REICH qui sont les lettres de la lumière, YOD et REICH qui sont les lettres du sacré, de la crainte et du tremblement. Il y a des Qabbalistes qui sont restés des vies entières sur ce seul mot. 

Si vous coupez le mot en deux, vous avez d’un côté BARA, créer, et de l’autre SHIT. Créer, c’est mettre en lumière, tandis que le mot SHET, c’est la base, un aspect du repos, du fondement, de l’arrêt, du retour aux Sources, au SHIN. BARA-SHIT-BARA, le rythme à deux temps : créer, se reposer (aller dans les profondeurs), créer à nouveau… 

Et puis, il y a ELOHIM, c’est aussi dans les profondeurs ténèbre-lumière-ténèbre. BERESHIT-BARA-ELOHIM (les Cieux)  ERETZ (la terre, la base). Vous voyez ces deux temps, ce rythme de la phrase ! C’est extraordinaire ! 

Un autre aspect encore. Autrefois dans la Bible, il n’y avait pas d’arrêt entre les mots, on pouvait donc les séparer à n’importe quel endroit. On pouvait, par exemple, mettre BERESH – ITBARA – BERESH, c’est le même mot pratiquement, le Principe et ITBARA, c’est la forme pronominale du verbe créer. Dans ce cas on dirait : « Dans ce Principe, se créent les Dieux ». C’est le monde divin qui s’auto-crée. C’est intéressant et cela vous ouvre des perspectives immenses. 

Un mot hébreu est à prendre comme un joyau, comme un cristal qu’on regarde sous toutes ses facettes et dont on atteint le cœur que lorsqu’on est arrivé intérieurement au TAV. Par la méditation, par la contemplation du mot, c’est-à-dire par le chemin vers le TAV, on arrive à le faire parler, à entrer en communication avec lui, à ce qu’il ouvre une partie de son cœur. 

 

Source : http://www.eternelpresent.ch/tav.html 

Deux fichiers à télécharger : Marie_Elia et les_lettres_h_bra_ques_et_leur_signification