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5. HÉ, le Souffle de Vie

– Valeur numérique : 5

- Signe astrologique : Le Bélier

- Signification : La Fenêtre, le Souffle

- Rayonnement : Bleu

 

Notions – Clefs :

– Le Féminin

- Le Souffle divin, la respiration

- Accomplissement d’une réunification

- Un élan créateur

Corps : foie

 

Quelle indomptable puissance créatrice dans cette Lettre qui préside au signe du Bélier, le premier de la roue du Zodiaque ! Et, ce qui peut sembler paradoxal dans notre culture, Elle représente l’essence du Féminin, au-delà de ce que peut signifier pour nous l’image de la femme sur la Terre. Elle apparaît deux fois dans le Nom divin Yod Hé Vav Hé, où Elle manifeste la Face féminine de Dieu, unie à Yod et Vav (Face masculine).

Dans le tirage, Hé vient nous dynamiser. Elle nous invite à respirer en conscience, ce qui dépasse la notion d’un simple exercice. L’air que nous respirons l’est aussi par tous nos frères et soeurs de l’humanité, que nous les aimions ou non, par les animaux et les végétaux. L’atmosphère de la planète représente également son champ vibratoire dans lequel nous baignons tous, et dont nous sommes responsables. Respirer en conscience devient un acte d’unité – au grand potentiel guérisseur – qui nous rapproche de notre réalité divine.

Dans l’air vibre une énergie de vie, le prana, nourriture essentielle pour nos corps subtils. Hé nous invite à ouvrir les fenêtres de notre être pour l’accueillir dans nos profondeurs intimes et le laisser circuler, sans chercher à le retenir. La respiration nous enseigne qu’il faut accepter de se vider pour être rempli. Si nous cherchonsà retenir la Lumière de peur qu’elle s’échappe, nous bloquons l’échange, nous figeons la force de vie.

Hé dans le tirage peut signifier que la situation demande un élargissement, une ouverture plus grande, une respiration nouvelle dans une confiance totale.Son énergie accompagne le changement. Elle nous aide à puiser à la Source d'un dynamismeancrédans la volonté de notre âme de lumière.

 

La Question de Hé

" Enfant de la Source de Vie, viens en ma lumière bleue et respire. Respire profondément ! Acceptes-tu de t'ouvrir à la Vie ? Préfères-tu tenter de rester en vase clos dans ton univers personnel ? Entends-tu l'appel de ton âme qui te pousses en avant ?

N'aie pas peur, bien-aimé, Je suis là, Je suis toi. Accompagne le mouvement de vie, et une porte s'ouvrirapour toi. Ne cherchepas à retenir ce qui semble s'échapper,ce que tu crois perdre. La vie est changement permanent. Elle te rendra aau centuple ce que tu crois perdre, si tu ne figes pas ton pas. Avance en confiance, tu as rendez-vous avec toi-même.

Ame voyageuse, allègetesbagages. Tu n'as besoin de rien d'autre que de cette forcefougeuse qui s'élance déjà en toi. Ouvre-lui le passage, afin qu'elle ne se retourne pas sur elle en se consumant dans son enfermement. Laisse tomber les vbarrières qui pourraient l'empêcher de s'exprimer. Il te suffitdedire "oui" au Nouveau de tout ton coeur, sans y mettre d'image ou de désir précis.

Je suis Hé, et voici mon message: la Vie t'aime infiniment. Et si des apparences trompeuses t'ont fait croire le contraire, aujourd'hui, viensdanser dans ma lèmière,  car tu seras bientôt en Terre promise ! "

 

 

5 - Hé3



Prière à Hé

Ô Hé, Souffle de l'Éternel,
Tu couvres les mondes de ta beauté souveraine.
Tu règnes dans ta gloire dans les cieux immaculés,
Mais aussi sur la Terre, et dans ses profondeurs.
J'offre tout mon être à ta force vive.
Qu'elle jaillisse en moi, dans mon être enfin réunifié.

J'ai compris qui Tu es, Toi le Dieu Vivant,
Toi qui attendais ton heure
Dans la beauté intime de la matière.
Tu surgis des décombres de l'ancien monde
Et révèles ta splendeur dans Hé messianique.

La flamme du dragon devient parole d'amour,
Le feu des profondeurs s'élance vers le Soleil
Qui descend à sa rencontre.
Leur union engendre un tourbillon de vie,
Qui ouvre toutes les fenêtres et illumine mon être.

Ô belle Hé, je te respire,
Tu es le miracle permanent de l'échange et du don.
Tu es le rythme des saisons, et la danse de la Terre.

Ô Lumière, je te rends grâce,
Tu apprends à tes Enfants la beauté du monde,
La joie d'être tous ensemble le même Être Vivant.

Ô mes frères des cinq continents,
Nous sommes tous du même sang, le sang de l'alliance,
Qui, dans la Coupe du Graal, appelle au grand Retour
Du Royaume sans frontière sur la Terre vivante !

Amen

 

 

5 - he4

 

La lettre Hé est la 5ème lettre de l'alphabet hébreu, elle correspond au "E" des alphabets occidentaux.

Hé venant du fond de l'être est un appel, un émerveillement.

Comme la lettre Aleph, Hé est à la fois une consonne et une voyelle muette. Elle est de plus un signe du féminin.

 

Symbolisme

L’étymologie du mot est incertaine, on dit généralement que le pictogramme d’origine est une « fenêtre ». Hé est la lettre du souffle de vie par excellence, l’haleine, tout ce qui anime : l’air, la vie, l’être. La fenêtre, mode de communication entre les différents niveaux du souffle et de l’âme,regroupant les cinq principes (Hé a une valeur de 5) : Nefesh, Roua'h, Neshamah, H'ayah, Yeh'idah.  On peut résumer le symbolisme du Hé par : Pensée, Parole et Action qui sont les trois principaux vêtements de l’âme.

Hé est également : l’homme en prière, c’est le son du souffle, sonorité originelle de la prière et de la création. Avec la lettre Hé nous accédons au souffle fondamental qui va permettre à l’homme d’entrer dans l’existence selon un rythme et une force sans cesse renouvelés.

 

Sens dérivés

Respiration, souffle, âme, vent, vie, marque du féminin, de la direction et de la question.

Le Hé est sans voix, donc imprononçable. C’est juste un souffle qui fournit l’air aux autres lettres. Il est appelé, « Le palais sacré » et joue un rôle primordial dans la composition du nom ineffable.

Il apparaît  deux fois dans le Tétragramme, complété par le Yod et le Vav. Yod – Hé – Vav – Hé

 

Origine

Les premiers pictogrammes représentant le Hé, figuraient un homme en prière, les bras levés vers le ciel en signe d'adoration ou de joie. On peut donc supposer que le rôle profond du Hé, soit d'exprimer un cri de joie rituel, poussé vers tout ce qui dépasse et terrifie les créatures. Ceci expliquerait que le Hé en tant que cri spontané, n'ait pas d'étymologie précise. La forme du Hé protosinaïtique évoque un peigne, constitué d'un manche et de trois dents. Le peigne permet de démêler les cheveux, qui symbolisent l'émanation de l'énergie divine, à travers la barbe et les cheveux de l'Ancien des Jours.

Le dessin d'origine ressemble à un E majuscule avec trois branches et deux ouvertures. Il a évolué vers une forme carrée avec deux ouvertures: une grande vers le bas et une petite lucarne vers le haut, une fenêtre vers l'extérieur.

 

Signification

Le mot Hé, apparaît dans la Genèse (47:23), pour signifier "voici", dans le sens de donner :"voici (hé) pour vous la semence". Toutefois, le Hé peut aussi être utilisé comme un cri de joie ou de triomphe, exprimant une libération du souffle. Ainsi le verset de la Genèse pourrait très bien se traduire par "Hé ! pour vous la semence".

Le sens du signe Hé est aussi "cela", "voilà", une interpellation pour percevoir une clarté à travers la lucarne d'en haut qui s'entrouvre: regarder et observer la réverbération de la lumière. Hé est un souffle, une respiration.

Hé est alors aussi bien le souffle de la vie matérielle que l'ouverture permettant un regard vers le ciel pour respirer un air venu d'ailleurs.

 

Langue hébraïque

Forme de la lettre

La lettre est constituée par un Daleth et un Youd, la ligne verticale et la ligne horizontale du Daleth symbolisent le monde physique, le Youd représente le Monde à Venir. Ceci indique que le présent du Hé contient la marque du Monde à Venir. Les trois barres qui forment le Hé, sont les symboles des trois principaux vêtements de l'âme : la ligne horizontale correspond à la pensée en état d'équilibre ; la ligne verticale attachée à la ligne horizontale, à la parole ; la ligne verticale non attachée, à l'action. D'un autre point de vue, la ligne horizontale représente l'essence, la ligne verticale attachée, la transcendance et la ligne verticale gauche, l'immanence.

 

Guématria

Le nombre 5, valeur numérique du Hé, symbolise en premier lieu les 5 degrés de l'âme, les 5 livres de Moïse, les cinq doigts de la main. Il faut relever également, que dans les unités, de 1 à 9, 5 occupe la place centrale et installe une symétrie dans les unités. De nombreuses formes vivantes sont formées autour d'une symétrie fondée sur le nombre 5. Cinq est donc le symbole du centre et du moment présent. Le nombre 5 est associé à la protection contre le mauvais œil, traditionnellement, pour se protéger, on étend la main droite ouverte en disant : "H'amsah bieinék'a" (5 dans ton oeil).

Le cinquième jour de la Création (Genèse 1:20-22) est celui d'une grande expansion vitale, avec l'ordre de croître et de multiplier, la vie animale commence à se développer. Le nombre 5, comme la lettre Hé, est un symbole de vie, ou plus exactement de souffle de vie. Comme le nombre 4, le 5 représente la matière, à la différence que la matière du 4 est stérile, alors que celle du 5 est porteuse d'un élément supplémentaire, la semence, lui permettant d'exprimer sa vitalité. Le 5 est la vie dans les 4 mondes de la Kabbale, ou encore la vitalité des éléments. Pris au sens négatif, le 5 est l'illusion de la vie matérielle et symbolise alors la chute. 5 est également le nombre de l'homme, dont les proportions s'inscrivent parfaitement dans l'étoile à 5 branches, symbole du microcosme.

 

D'après la Tradition, cette lettre proviendrait de la précédente, Dalet, qui aurait reçu un trait vertical à l'avant. Si le trait reçu est long, il est assimilé à la lettre Waw, et le signe Hé est alors appelé "d/w", dow. Si le trait est plus court, il est assimilé à la lettre Yod et le signe Hé est ici désigné par "d/y", dy. Or, "dow" signifie deux, la répétition de l'unité et "dy" signifie "cela suffit". Avec la cinquième lettre de l'alphabet, on se trouverait ainsi devant le problème existentiel, "deux, cela suffit": le deuxième jour de la création, les eaux se séparent pour que celle-ci ait lieu. Avec la dualité, le monde peut être créé, en évoluant vers la multiplicité. Il aurait pu ce jour là ne pas être créé et de la dualité revenir à l'unité. Le deuxième jour, le Créateur a eu comme un doute.

D'après la Tradition de la Qabalah, avec le Hé le monde est finalement créé, et il est le mariage des deux signes Hé, "dow" et "dy": "quand deux âmes se joignent ici-bas, cinq voix joyeuses sont entendues", la lettre Hé étant alors créée avec la valeur cinq.

Ainsi d'après l'exégèse biblique, le signe "Hé" est l'instrument de la création et de la vie: une lettre Hé de petites dimensions apparaît dans le mot "béhébaram", (Genèse chap 2 vers 4), mot qui veut dire que "Dieu créa les vivants avec le Hé". De même, après avoir scellé l'alliance qui le lie au divin par la chair, le patriarche Abram reçoit un signe Hé dans son nom. Il devient alors Abraham, le père des nations monothéistes. Dans le même verset de la Genèse, le nom tétragramme apparaît pour la première fois, avec les deux signes Hé, dow et dy. On est au début de la spiritualité consciente et active.

On verra plus tard que le point Yod primordial, génère le trait "waw" et le plan "dalet". On a vu ci-dessus que "dalet", la porte, était aussi la base des deux Hé.

A travers ses trois branches, le signe Hé contiendrait les trois pelures ou les trois aspects de l'âme: la pensée, la parole et l'action. Il contiendrait également les trois impressions que cette âme a du divin, en fonction du niveau de clarté obtenu, soit l'immanence, la transcendance ou la vanité de tout, eu égard au divin.

 

 

5 - Hé, la fenêtre de l'Ame

 

Hé ressemble à une fenêtre ouverte.  C’est la lettre du souffle de vie, qui circule par l’ouverture entre les différents niveaux de l’âme.  Hé est la lettre de la Pensée, de la Parole et de  l’Action.

Hé est présente deux fois dans le nom de Dieu (Yod Hé Vav Hé).  Pour Georges Lahy « placée en fin de mot, la lettre Hé apporte la féminité et symbolise la Shekinah, la Présence divine ».

Dieu est partout présent dans la Création car s’Il était absent d’un seul élément dans l’Univers, l’élément en question cesserait immédiatement d’exister.  Ici, il est absolument essentiel de faire la différence entre le panthéisme et le panenthéisme.

Pour le panthéisme tout est Dieu, Dieu n'est pas un être personnel distinct du monde, mais il lui est immanent (en opposition au Dieu créateur et transcendant).  On oppose donc souvent le panthéisme aux religions abrahamiques qui ont fortement combattu ce mode de pensée, sombrant souvent, par opposition, dans un transcendantalisme sec.

Le panenthéisme affirme, avec le panthéisme, la thèse selon laquelle Dieu contient en soi le monde, mais il s'écarte de celui-ci et se rapproche du théisme dans la mesure où il soutient l'irréductibilité de Dieu par rapport au monde, et donc sa transcendance relative.

A signaler que dans le cadre de la philosophie contemporaine, le terme a été employé par quelques philosophes et théologiens américains disciples de Alfred North Whitehead pour indiquer leur vision « bipolaire » de la divinité : Dieu est l'être absolu relatif, nécessaire-contingent, infini-fini.

En effet, tout en ayant une essence immuable et en existant par nécessité intrinsèque, Il se réalise qu'en référence avec le monde, tirant de sa vie impérissable les valeurs qui émergent du processus cosmique, dont il est lui-même l'artisan.

Ce panenthéisme, suggéré par le symbolisme de la lettre Hé (la fenêtre est ouverte entre les différents niveaux de réalité), est en réalité l’esprit et la richesse de la pensée abrahamique, magnifiquement exprimée (entre autres) dans la doctrine des énergies divines de Grégoire de Palamas.

Chaque être vivant possède en lui cette fenêtre sur sa lumière intérieure et sur les énergies divines qui irriguent toute la Création.  Sans ces énergies, pas d’existence car pas de vie.  C’est pour cette raison que c’est le cinquième jour que la vie croît et se multiplie à la surface de la Terre car Hé est la cinquième lettre de l’alphabet.  Ce jour là, les fenêtres présentes dans chaque règne s’ouvrent et les énergies divines coulent à flot :

« Dieu dit : « Que les eaux grouillent de bestioles vivantes et que l'oiseau vole au-dessus de la terre face au firmament du ciel. » Dieu créa les grands monstres marins, tous les êtres vivants et remuants selon leur espèce, dont grouillèrent les eaux, et tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit en disant : « Soyez féconds et prolifiques, remplissez les eaux dans les mers, et que l'oiseau prolifère sur la terre ! » Il y eut un soir, il y eut un matin : cinquième jour. » (Gn 1 ;: 20 – 23)

Lorsque Abram devient Abraham, c’est un « Hé » qui est rajouté à son nom :

« Abram se jeta face contre terre, Dieu parla avec lui et dit : 4« Pour moi, voici mon alliance avec toi : tu deviendras le père d'une multitude de nations. 5On ne t'appellera plus du nom d'Abram, mais ton nom sera Abraham car je te donnerai de devenir le père d'une multitude de nations 6et je te rendrai fécond à l'extrême : je ferai que tu donnes naissance à des nations, et des rois sortiront de toi. J'établirai mon alliance entre moi, toi, et après toi les générations qui descendront de toi ; cette alliance perpétuelle fera de moi ton Dieu et Celui de ta descendance après toi. » (Gn 17 ; 3 – 7)

Abram a ouvert complètement sa fenêtre intérieure et la Lumière du Royaume et de l’Esprit pénètre pleinement en son âme, il devient Abraham, portant pleinement la Lumière aux nations du monde.

Le Sepher haBahir parle de cette relation entre Dieu et l’homme via le Hé et la comparant à   un père parlant à sa fille :

« Quelle est ici la fonction du Hé ? A quoi cela est-il comparable ? II était une fois un Roi qui avait une fille bonne, agréable, belle et parfaite. II la maria à un prince royal, l'habilla, la couronna, la couvrit de joyaux et lui donna une importante dot. Est-il possible pour le roi de se séparer à jamais de sa fille ? Vous consentirez que ce n'est pas possible. Est-il possible pour lui d'être avec elle constamment ? Vous consentirez aussi que ce n'est pas possible. Que peut-il donc faire ? Il peut placer une fenêtre entre eux, et ainsi lorsque le père requiert la fille, ou que la fille requiert le père, ils peuvent se rencontrer par la fenêtre. Il est écrit (Psaume 45:14) : « Toute la gloire est à l'intérieur de la fille de roi, le vêtement est serti d'or ». (Sepher haBahir 84) »

 

 

 

Cette lettre mère, semi-consonne, 5e lettre de l’alephbeith, prend place dans la menora à la naissance de la paire de branches où sont regroupées les gutturales. Viennent s’y superposer le symbole du Principe unificateur des complémentaires et la 5e lame majeure du tarot.

La carte est intitulée « Le Pape » qui est représenté par un personnage à la barbe blanche, assis devant deux colonnes, couronné de la tiare pontificale ‘au triple règne’, tenant en main gauche la triple croix papale et bénissant de la main droite deux clercs tonsurés, l’un blond et l’autre noir de cheveux.

La correspondance de cette lame et du Hé avec la signification de lien entre deux pôles (Iod + et Vaw -), donné par leur position sur la menora, résulte de la signification de cette lettre : souffle.

Il s’agit du souffle (Spiritus en latin) du Saint-Esprit qui unit le Père (donneur) au Fils (récepteur), comme expliqué antérieurement.       Le Pape, symbole de la transmission de l’Esprit, unit dans une même bénédiction deux personnages, symboles du manifesté et du non-manifesté. (C’est pourquoi le premier Hé du Tétragramme est muet, tandis que le second est audible.)

 

En disposant le Nom divin selon le signe de croix, on comprend bien le rôle de ce double souffle Hé, ‘inspiration et expiration’ :

 

Le nombre ‘5’, somme de 3 + 2, est appelé « nombre nuptial » par les Pythagoriciens, parce qu’il est composé du premier nombre masculin (=impair) et du premier nombre féminin (=pair).

En tant que 4 + 1, il est aussi le nombre de la quinte-essence dominant les quatre éléments, comme le pouce s’oppose aux autres doigts de la main.

La figure géométrique de structure 5 est le pentagone. Remarquons que le ‘nombre d’or’ résulte du rapport entre les côtés de ses figures convexe (C5.1) et étoilée (C5.2)

Le  côté du pentagone (C5) est l’hypoténuse d’un triangle rectangle ayant adjacents à l’angle droit, le côté du décagone (C10)  et celui de l’hexagone (C6).   

Cette relation géométrique lie remarquablement les lettres mères Hé = 5, Iod = 10 et Vaw = 6.

 

 

pentagramme animé

 

En mettant la lettre Shin (21 = 5+10+6) au centre du Tétragramme, on obtient le Pentagramme:   

יהשוה (5+6+21+5+10 = 47) ‘IhéShOuha’   

qui est en hébreu le nom de Jésus.

 

Parmi les mots commençant par Hé, nous retiendrons :

הבל (12+2+5 = 19) ‘ahBeL’ le deuxième fils d’Adam.

הגר (20+3+5 = 28) ‘ahGaR’ servante d’Abraham.

הדה (5+4+5 = 14) ‘ahDah’ prendre.

הוה (5+6+5 = 16) ‘ahVah’ Vivre.

הר (20+5 = 25) ‘ahR’ Montagne.

 

Hé comme préfixe est l’article défini ; comme suffixe Hé est la terminaison du féminin.

 

5 - Pape

 

Tarot du Sépher de moïse, arcane majeur du livre de Thoth : le Pape, Nombre 5, lettre hébraïque Hé.  

Le Pape.  

Le Nombre 5.  

 

Le Nombre Cinq, Le Pape dans le livre de Thoth, dans l’Ennéade Héliopolitaine Nout. C’est le premier signe de notre Zodiaque sacré celui de Seth/Vierge. C’est aussi le deuxième Nombre de ce deuxième ternaire (4-5-6) et qui sera donc la quintessence de la Conscience manifestée. Cinq se manifeste soit par addition de 2 + 3, la Conscience réunie à la Forme, ou encore par 4 + 1 la forme cristallisée exprimant les arborescences du germe de son centre le Un, duquel émane son énergie. Le Nombre Cinq est le principe d’individualisation d’une Conscience sortant de l’inconscient collectif, et qui va, au travers des épreuves de l’incarnation, devoir faire croître cette conscience, pour la mener au terme des douze travaux d’Hercule à la supraconscience en développant sa Monade planétaire ; ce qui se fera par le parcours initiatique de l’ensemble du Zodiaque sacré dont le signe de la Vierge, faculté volitive de l’Adam universel, est celui qui correspond à ce Nombre Cinq le Pape, mais aussi à l’étoile flamboyante le Pentagramme, le signe de la toute puissance et de l’autocratie intellectuelles. Eliphas Lévi dans son ouvrage Dogme et rituel de la Haute Magie dit de ce symbole :

“Le pentagramme exprime la domination de l’esprit sur les quatre éléments, et c’est par ce signe qu’on enchaîne les démons de l’air, les esprits du feu, les spectres de l’eau et les fantômes de la terre. Armé de ce signe et convenablement disposé, vous pouvez voir l’infini à travers cette faculté qui est comme l’oeil de votre âme, et vous vous ferez servir par des légions d’anges et des colonnes de démons”.

 

Ce Nombre Cinq, double expression de la Conscience par sa deuxième position dans ce deuxième ternaire, est aussi le premier signe de notre Zodiaque sacré, et le premier signe de terre ; cette position de double premier signe le met directement en relation avec le Un, la Providence dont il devient une déclinaison. Lors de l’addition théosophique des cinq premiers nombres, nous obtenons le total de 15, la lame du Diable dans le livre de Thoth mais aussi de Nôah/Capricorne ce fils de Seth/Vierge. La réduction théosophique de ce nombre 15 (1+5 = 6) nous donne le Nombre suivant celui du Pape, l’Amoureux dans le livre de Thoth, le Destin. Ainsi ce Nombre Cinq par sa deuxième position dans ce deuxième ternaire est-il l’expression de la Conscience ; mais par la première position dans le Zodiaque sacré du signe de Seth/Vierge il est aussi l’expression de la Providence, et enfin par son addition et sa réduction théosophiques il devient l’expression double du Destin dont les Nombres Six et Quinze sont directement attachés. Rien qu’en cela il symbolise la quintessence.  

Dans représentation hiéroglyphique de ce Nombre Cinq dans la lame du livre de Thoth, nous voyons un prélat assis sur son trône dont le dossier laisse apparaître les deux colonnes symboliques qui se trouvent dans la représentation de la lame de la Papesse (le Nombre Deux la Conscience dont il est ici l’expression), tenant dans sa main gauche un bâton se terminant par une représentation du Ternaire Divin, et faisant de sa main droite un signe de bénédiction à deux enfants l’un blond habillé de sombre, l’autre brun habillé de clair, qui symbolisent les générations qui seront engendrées en involution comme en évolution. Chacune des mains de ce Pape sont gantées et portent le signe de la croix comme pour nous indiquer que ces filiations seront celles qui se manifesteront dans la sphère organique et temporelle de la nature adamique. Ces deux enfants étant comme nous l’avons vu précédemment la dualité qui habitera l’âme-de-vie et qui sont l’inconscient (l’archétype), et la conscience dont la collaboration permettra le processus “d’individuation”, la fameuse dialectique du Moi et de l’inconscient si cher à C.G. Jung.  

Dans l’union de l’âme-de-vie à une forme manifestée, les cinq sens physiques devront permettre à la Conscience différenciée de l’universel et sortant de l’inconscient collectif, de développer ses cinq sens spirituels qui seuls lui permettront d’ouvrir la surpraconscience sur les cinq sens divins, comme le suggèrent ces sentences du Tao-Tô-King :  

Les cinq couleurs aveuglent l’homme.

Les cinq notes assourdissent ses oreilles.

Les cinq saveurs rendent sa bouche insensible.

Les courses et la chasse égarent son esprit.

Les richesses l’empêchent de progresser.

Ainsi le Sage tourne son regard en lui-même et, loin du tumulte et des passions, exerce librement son choix.

 

Le Nombre Cinq a pour lettre hébraïque Hé, nom divin Hadom ( beau, grandiose).

 

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Ce caractère est le symbole de la vie universelle. Il représente l’haleine de l’homme, l’air, l’esprit, l’âme, tout ce qui est animateur et vivifiant. Employé comme signe grammatical, il exprime la vie et l’idée abstraite de l’être. Il est, dans la langue hébraïque, d’un grand usage comme article. On peut voir ce que j’en ai dit dans ma Grammaire sous le double rapport d’article déterminatif et emphatique. Il est inutile de répéter ces détails. Son nombre arithmétique est 5.

 

Les lettres hébraïques : des énergies vivantes 2 par Annik De Souzenelle

(Revue Panharmonie. No 176.  Mars 1979)

Le titre est de 3e Millénaire

 

Compte rendu de la rencontre du 14.12.1978

Nous abordons aujourd’hui la cinquième lettre de l’alphabet hébraïque, le HE qui a pour valeur 5 et qu’il ne faut pas confondre avec celle qui a pour valeur 8, la lettre HEITH qui, elle, n’a pas la petite ouverture en haut à gauche. La lettre HE ne correspond pas à un mot, elle est une des rares lettres monosyllabiques. Elle signifie « le souffle ».

Au début de son histoire elle représente un petit homme qui souffle et qui prend toutes ses forces d’en haut. Elle symbolise essentiellement les poumons. La lettre étant entièrement signifiée par le haut du corps ou verra très vite disparaître le bas de son graphisme pour ne plus avoir que le dessin stylisé d’une barre verticale avec trois branches horizontales. Et comme les autres lettres, celle-ci se retournera et formera E constitué par la tête et les deux bras du petit bonhomme.

Le symbolisme de cette lettre nous est aussi donné par le cinquième jour de la Création, celui des oiseaux du ciel et des poissons dans l’eau. Tandis qu’au deuxième jour, dont la lettre symbolique est l’homologue du HE, il y avait eu séparation des eaux, le Maïm s’étant séparé en deux formant le monde du MI, celui d’en haut et du MA, celui d’en bas. Nous voyons donc que les oiseaux symbolisent toute l’évolution vers le monde d’en haut et que les poissons sont le germe d’en bas.

Lorsque la lettre HE alla trouver le Saint-béni-Soit-Il pour lui demander de présider à la création du monde, le Saint-béni-Soit-Il la renvoie en lui disant qu’elle était avec le VAV et le YOD chargée de former le Tétragramme Divin, Yod-He-Vov-He, et que consacrée à une si importante fonction, elle n’avait pas à en réclamer une autre.

Nous allons donc faire l’étude des trois lettres composant la Tétragramme sacré. Annik de Souzenelle en modifie le graphisme dont l’opportunité lui a été confirmée par une phrase du Zohar : le Tétragramme est une épée, le Yod en est le pommeau, le Vov la lame et les deux He, les deux tranchants.

Que viennent faire là nos germes, nos oiseaux et nos poissons ? L’explication nous en est déjà donnée dans le premier livre d’Annik de Souzenelle : « L’Arbre de Vie et le Schéma corporel » : tout notre travail essentiel, lorsque nous sommes vraiment entrés dans notre incarnation — pas celle de l’enfance, mais à partir du moment où nous allons vraiment entrer dans notre corps symboliquement — nous avons à vivre les contradictions des deux HE, pôles de la dualité, dans un mariage, c’est-à-dire à un niveau supérieur, où les rapports entre les êtres ne sont plus des rapports de force, mais d’amour. Ces deux pôles de la contradiction vont être vécus d’une part par une expérience de la lumière et d’autre part par une redescente dans les ténèbres, dans toute la somme énergétique que nous sommes, mais que nous n’avons pas encore extraite de sa gangue afin de l’amener à nouveau à la lumière, avant de redescendre encore un peu plus loin dans encore plus de ténèbres et de remonter à encore plus de lumière. Et ainsi de suite jusqu’à ce que la totalité des énergies soient ramenée à la lumière et fasse de nous des êtres totalement réalisés, car nous sommes appelés a devenir divins.

Le mythe de Noé symbolise merveilleusement ces montées et ces descentes, le vol des oiseaux nous renseignant sur le travail qui se fait à l’intérieur de l’Arche, la colombe signifiant la montée dans les hauteurs et le corbeau la descente dans les profondeurs. Ce même symbolisme est présent dans le cinquième jour de la Genèse, le germe poisson étant symbole des énergies des profondeurs. Il se retrouve également dans la dernière descente de Job dans les eaux souterraines, ou il est accompagné par Yod-He-Vov-He Lui-même, pour en extraire les énergies que nous sommes et les ramener à la lumière.

Au contraire tous les symboles des oiseaux vont être ceux de la montée dans la lumière depuis le plus petit des oiseaux jusqu’au plus grand, l’aigle, dont il est question aussi bien dans les mythes grecs que dans l’Apocalypse.

Voici donc les deux souffles ascendant et descendant. C’est la vie humaine. Le souffle nous est donné dans les deux narines qui sont les prolongements des poumons. Le jour où Adam a été créé, Dieu souffle un souffle de vie dans ses narines, l’âme étant don du souffle divin.

La lettre HE représente l’article défini. Ainsi si Adam est le nom d’Adam, HA-ADAM est « Le » Adam. Autrement dit, chaque personne et chaque nom en hébreu est défini par la qualité de son souffle.

Les deux HE prolongent les deux poumons. D’autre part ce n’est pas un hasard que nous ayons cinq doigts à chaque main, lesquelles réunies vont faire le Yod (valeur 10), mariant ainsi toutes nos contradictions, les intégrant totalement. Le Yod qui est censé être situé à la base de la colonne vertébrale, commence alors à vibrer et à remonter le long de l’épine dorsale et lorsqu’il aura atteint son sommet, l’homme sera devenu Yod-He-Vov-He Lui-même. Il entrera dans la dimension du Dieu qu’il est en puissance.

Symboliquement nos deux mains sont extrêmement importantes. Elles sont inséparables l’une de l’autre et font l’œuvre du Yod. Comme on parle d’un troisième œil par rapport aux yeux, on pourrait dire que le Yod est la troisième main. Yod veut dire « main ». Cette troisième main représente ce « faire » intérieur que nous sommes enjoints d’accomplir dans notre vie et qui est symbolisé par le « faire » extérieur, en particulier par le travail manuel qui joue un grand rôle dans la constitution de notre être.

Un des mots les plus intéressants illustrés par le He, est AHAVAH qui s’écrit He-Beith-He et qui veut dire l’amour, dans lequel les deux He, les deux poumons, les deux mains, pétrissent les deux lettres Aleph et Beith qui sont les relations entre Créateur et créé. Et comme Aleph et Beith réunis forment le mot AV, le Père, toute la relation du Père et de sa Fille, la Création, représente de même que l’amour, un échange de souffle entre le Père et la Fille. Si nous prenons conscience de cela et si nous relevons la polarisation de nos désirs et de nos échanges de souffle avec le Divin, nous aurons des rapports bien plus justes avec les autres. Généralement nous n’aimons pas véritablement l’autre, parce que cela ne passe pas par le Divin et que la plupart du temps c’est nous que nous aimons dans l’autre.

Je veux encore vous faire remarquer qu’en hébreu il n’y a pas de présent, il n’y a qu’un participe qui sert de présent, sauf pour le verbe « être ». Toute la Bible va être écrite pour signifier le présent au futur en rajoutant une petite lettre qui va rendre le futur passé et qu’on appelle « conversif ». Si bien que par exemple en lisant la Genèse, on se trouve devant un futur qui est aussi un passé, c’est-à-dire ni futur, ni passé, donc présent. La forme verbale va rendre compte d’un verbe qui est de tous les temps, qui est de l’instant, mais qui s’incarne aussi bien dans le passé que dans le présent et le futur. Le verbe être est pourtant employé une fois au présent dans l’Exode IX, un peu avant que Moïse va se mesurer avec le Pharaon. Dieu dit à Moïse : « Tu diras à Pharaon que s’il ne laisse pas sortir les Hébreux d’Egypte, la main de Yod-He-Vov-He est sur Pharaon, sur son troupeau, sur son peuple, sur tout le pays, etc. » Cette phrase si grave contient deux fois Yod-He-Vov-He une fois par la main et une fois par lui-même.

Adaptée à notre temps elle signifie : Si nous ne laissons pas sortir d’Egypte, c’est-à-dire du monde de la servitude, nos énergies consacrées à faire le Yod en nous, alors la main de Yod-He-Vov-He est sur nous et toutes ces énergies se retourneront contre nous, créant des maladies, des cancers, des dépressions nerveuses, etc…, etc…

Le mot AVAH, c’est le désir, il renferme aussi la notion du Père.

Annik de Souzenelle nous cite encore plusieurs mots intéressants dérivés de la lettre HE, que nos lecteurs trouveront dans son livre : « La Lettre, chemin de vie. »


 

Source : compilation

le pentagramme : http://www.bratstvoto.net/vehadi/menufr/pentagram/pentagram_fr.html