1 - Aleph1[1]

 

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 http://www.youtube.com/watch?v=Pq8MsXC3xsk&feature=player_embedded

 

1. ALEPH, le Roi et la Reine

- Valeur numérique : 1

- Elément :  Air 

- Corps : poitrine

- Signification :  Le Boeuf (bête à cornes)

- Rayonnement :  Une Rose épanouie, rouge foncé et or

 

Notions - Clefs :

 - Le Commencement

 - L'Unité parfaite

 - Le Silence

 - Prendre Conscience de notre Royauté

 - Le Père

 

Première des Lettres, Aleph les contient toutes. La rencontrer, c'est rencontrer notre Splendeur, la Couronne éternelle qui nous attend depuis toujours.

Aleph est l'élan premier, le commencement de toute chose, le début du Chemin, mais aussi le Chemin lui-même, puisqu'Elle contient en Elle l'énergie de toutes les Lettres. Elle peut évoquer un nouveau départ, Elle encourage l'élan créateur des pionniers du Nouveau.

Mais pour cela Elle nous invite tout d'abord au silence, au recueillement dans notre sanctuaire intérieur. Elle n'est pas le Bélier fonceur mais le Taureau,  invincible puissance virile qui féconde la matière et la façonne selon la Volonté divine. Celui qui porte  le fabuleux fardeau de la Création.

Dans ce silence intérieur, Elle nous aide à laisser émerger la volonté de notre âme, et prendre ainsi une décision sans hâte, basée sur une conviction intime inébranlable. Avec le sentiment de la Justesse viennent la paix et la confiance. Nous pouvons avancer dans la direction choisie, dans la force tranquille de ceux qui se sentent accompagnés par le Divin.

Entreprendre une action dans la conscience d'Aleph demande l'Unité, sur un plan intérieur, mais aussi, si deux ou plusieurs sont concernés, entre tous les participants, Aleph nous enseigne que la conscience d'Unité est la base de toute action pour l'évolution, que celle-ci concerne les plans matériel, affectif ou spirituel. Toute entreprise qui ne repose pas sur le fondement de l'Unité est vouée à l'échec.

Aleph est la Rose qui fleurit sur la Croix. Elle rayonne dans le chakra du coeur, le centre de cette croix humaine qui se dessine lorsqu'on ouvre les bras. Elle invite au dépassement suprême.

Unis à Elle, nous sommes réellement invincibles, nous pénétrons dans la conscience de l'Unité absolue, où plus rien d'extérieur ne peut nous nuire, car l'univers entier fait partie de nous, et agit avec nous.

 

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La Question d'Aleph

" Bien-aimé fils du Vivant, Je suis Aleph, et Je suis toi. Je suis la réalité flamboyante de ton être divin. Et voici ma question, reponds-moi du plus profond de ton âme : Que veux-tu ? Quelle volonté anime tes pas actuellement

Viens avec moi, bien-aimé, et entre en toi-même. En toi cohabitent de nombreux niveaux de conscience , de l'animal à l'Ange. Aucun n'est à renier. Tous ces niveaux de vie sont légitimes, car tous aspirent à boire à la Source de Vie, même si parfois l'appel est détourné ou dévié. JE SUIS en chacune de ces expressions de ton être. Mais aujourd'hui l'Univers est à l'écoute du niveau de toi-même à qui tu remettras les rênes et qui répondra à ma question. Que veux-tu vraiment, bien-aimé ? Formule ton intention, et l'Univers sera ton allié.

Je suis ton Père véritable, la Source de tout ce qui est. De Moi tout jaillit, à Moi tout revient. Et tu es fait à mon image. Toi aussi as le pouvoir de féconder la matière, de réveiller la Vie et d'animer la beauté en toi et autour de toi. Si tu comprends ce que Je suis, donc qui tu es, la matière même deviendra ton alliée pour tout ce que tu entreprendras.

Avance en confiance, bien-aimé, dans la conscience de cette couronne invisible, mais réelle qui s'ouvre sur ta tête, illumine ton coeur et motive ses pas. "

 

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Aleph
Aleph est la première lettre de l'alphabet hébreu, le premier arcane de la tradition judéo-chrétienne.
L'image primitive d'Aleph était la tête d’un taureau ou d’un bœuf. Le dessin d'origine de cette lettre est un joug de boeuf, représentation du couple uni dans le cheminement ou le travail (zoug en hébreu est le couple)
Le boeuf symbolise la puissance pacifique et le calme. En changeant la ponctuation Aleph devient « Eleph » qui se traduit par bœuf, gros bétail, mais aussi famille pouvant symboliser la force du groupe…l’alphabet est une famille de lettres représentant un force de communication dont Aleph en est la tête, le chef de file…
En langue parlée – Aleph – n’a pas de prononciation propre. Il lui faut être accompagné d’une voyelle pour pouvoir être prononcé. Aleph n'a pas de son et se vocalise par une voyelle, pouvant être indifféremment o, a, é, i, ou.
« L’alphabet hébreu commence par un silence, en effet Aleph n’a pas de son et se vocalise à l’aide d’une voyelle. Ainsi, Aléf pourra indifféremment se prononcer o, a, é, i, ou, seul le son que l’on fabrique pour la prononcer rend cette lettre audible. Bien qu’Alef soit en lui-même inaudible, le Sepher haBahir dit : l’oreille est faite à l’image du Aléf, il est l’essentiel des dix commandements« .

Sépher haBahir

§ 17 « Pourquoi Aléf est-il au début ? Parce qu’il fut avant tout, même avant la Torah ».

§ 70 « L’oreille est l’image du Aléf et Aléf est le commencement de toutes les lettres ; plus que cela, son existence conditionne celle de toutes les lettres. Aléf est l’image du cerveau, de même que pour prononcer Aléf on ouvre simplement la bouche [sans produire de son], la pensée s’étend à l’infini et sans terme ».

§ 79 « Car l’oreille est à l’image du Aléf qui est le fondement des 10 commandements ».

§140 « Et que signifie le mot « mari » (– mari signifie « mon maître » en hébreu ) ? Il indique qu’Aléf symbolise le Saint Palais. Tu dis Saint Palais, il est préférable que tu dises « Palais de la Sainteté ». « Que signifie le mot « az » ( אז ) (alors) ? Il nous apprend qu’il est interdit de prononcer Aléf tout seul ou de lui adresser la prière. Il faut lui attacher les lettres qui l’accompagnent et qui siègent principalement dans la Royauté (Malkouth). Les lettres qui écrivent Aléf sont trois [ אלף ]. Il en reste 7 parmi les 10 Paroles. A celles-ci correspond la lettre Zain (de valeur 7), comme il est écrit : Alors chanta (az yashir) Moïse avec les enfants d’Israël ».מארי

 

Sépher haZohar

1:21b « Mais du milieu du mystère impénétrable, de la première descente d’Ain Sof, scintille une indiscernable lumière comme le chas d’une aiguille, profondeur cachée de pensée, qui demeure inconnaissable jusqu’à ce que sorte d’elle une lumière dans un lieu où il y a une certaine empreinte des lettres, et d’elle tout vient. Tout d’abord il y a Alef, le commencement et la fin de toutes les catégories, sur lequel toutes les catégories sont inscrites et qui est toujours appelé « un », informant que malgré le fait que le divin contienne beaucoup de formes, il demeure unique. C’est la lettre sur laquelle reposent à la fois les entités inférieures et supérieures. Le premier point du Alef symbolise la pensée suprême occultée, dans laquelle est potentiellement contenue l’extension du firmament suprême. Quand Alef surgit de ce firmament dans une forme symbolisant le commencement de la Pensée, il émet dans son degré moyen six catégories, correspondant aux H’ayoth suprêmes cachées qui sont suspendues à la Pensée. C’est la lumière à la fois brillante et dissimulée. »

« ...de même que pour prononcer Alef, on ouvre simplement la bouche (sans produire de son), la pensée s'étend à l'infini et sans terme. » (Sepher haBahir §70)    »

« Mais du milieu du mystère impénétrable, de la première descente d'Ain Sof, scintille une indiscernable lumière comme le chas d'une aiguille, profondeur cachée de pensée, qui demeure inconnaissable jusqu'à ce que sorte d'elle une lumière...Tout d'abord, il y a Alef, le commencement et la fin de toutes les catégories, sur lequel toutes les catégories sont inscrites et qui est toujours appelé « un », informant que malgré le fait que le divin contienne beaucoup de formes, il demeure unique. Le premier point du Alef symbolise la pensée suprême occultée, dans laquelle est potentiellement contenue l'extension du firmament suprême. »

1:30a « Ensuite tes lettres furent distinguées et inscrites dans L’écriture Beith dans Bereshith bara, et Alef dans Elohim eth. Beith est la femelle, Alef le mâle. De même que Beith créa, Ainsi Alef produit les lettres. « Les cieux » sont la totalité des vingt-deux lettres ». 1:200a « Alef est l’image du principe mâle à l’opposé de Beith, qui est l’image du principe femelle ».

1:136b « Le mot ‘amar(dire) désigne les lettres et les sentiers qui procèdent du Père [H'okhmah] ta Mère, [Binah.] et la tête qui sort d’eux, le Fils premier-né. [Tiféréth] Alef symbolise le Père ».אמר

2:234b « Les lettres du Nom Divin enferment le mystère de la Torah, et tous les mondes sont une projection du mystère de ces lettres. La Torah commence avec un Beith suivi par un Alef indiquant de ce fait que le monde fut créé par la puissance de ces lettres. Beith symbolise le principe femelle et le Alef le principe mâle, et les deux engendrent, ainsi, l’ensemble des vingt-deux lettres ».

3:73a « La première chose enseignée aux enfants, est que l’AlefBeith transcende la compréhension et l’esprit humain, ainsi que les anges les plus hauts, parce que le Nom Sacré est dissimulé dans les lettres. Mille quatre cent cinq mondes sont suspendus au point supérieur du Alef, et soixante-douze noms sacrés inscrits dans leur orthographe pleine, soutenant le ciel et la terre, supérieures et inférieures, ainsi que le Trône du Roi, sont suspendus le long de la ligne médiane du Alef, tandis que le mystère de la Sagesse, les sentiers cachés, les fleuves profonds et les dix Paroles jaillissent du point inférieur du Alef. De ce point du Alef commence à s’étendre le Beith, et il n’y a aucune fin à la sagesse qui n’est pas inscrite ici »

 

Sépher Yetsirah :

37 Il fabriqua la lettre Aleph afin qu’elle règne sur l’air. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma l’air dans l’univers, le tempéré dans l’année et la poitrine dans le mâle avec אמשet la femelle avec אשם.

 

Alef est donc le non manifesté, le vide empli de potentiel .

Aleph c’est aussi le centre spirituel d’où rayonne la pensée, en établissant un lien entre les mondes supérieurs et inférieurs par le Vav (barre transversale) qui relie les deux Yod (supérieur et inférieur), entre ce que le Zohar appelle Mi ( מי qui ? ) et Mah ( מה quoi ? ) » Vyria.

D’après Bialik, le grand poète (cité par Josy Eisenberg), Aleph ressemble à une personne qui porte deux seaux.

On sait que le nombre 26 est le nombre du tétragramme concentré dans une lettre : la première représente la totalité du monde, avec les eaux au-dessus et en-dessous du firmament qui les sépare : c’est la forme du aleph.

Les eaux d’en-Haut représentent toute réalité en dehors de la nature, et les eaux d’en-bas représentent le monde de la nature.

Dans une même lettre, la lettre aleph, nous trouvons le Yod qui désigne le monde d’en-Haut spirituel et qui se trouve aussi ici-bas, dans notre monde.

Notre monde est une réplique du monde d’en-Haut.

« Le soleil, la lune, les étoiles, les plantes, le Gan Eden », dit le « Zoar » ont été créés par Dieu pour que nous sachions reconnaître les mondes supérieurs.

Je vis dans le Yod d’en-bas et ainsi je connais le yod d’En-haut.

C’est comme si chacun de ces mondes était le reflet de l’autre. On dit que les eaux d’en-bas pleurent parce qu’elles veulent rejoindre le monde d’en-haut. Il y a eu une séparation et une aspiration à monter. Ces 2 yod ne sont pas symétriques. Celui d’En-haut regarde vers le monde spirituel et celui d’en-bas est tourné vers notre monde.

L’extrémité supérieure regarde en-haut et celle d’en-bas est pointée sur notre monde

Les eaux d’en-haut, c’est la même chose que celles d’en-bas, mais, en quelque sorte, à l’envers. Ce n’est pas la même structure.

C’est très ressemblant en-bas mais c’est comme le miroir du monde d’En-haut, à l’envers.

 

D'après la tradition de la Qabalah, Aleph contient bien une séparation, à l'image de celle des eaux primordiales, qui ont été fendues et séparées par le firmament, le deuxième jour de la Création. Les deux branches sont assimilées à deux Yod (voir Yod), la branche supérieure représente les eaux d'En Haut, le Ciel, la branche inférieure représentant celles d'En Bas, le monde créé: les eaux séparées sont les deux aspects d'une même entité, le firmament étant à la fois une séparation et un lien.

D'après la même tradition, le Yod d'en Haut est une essence cachée et une sagesse inaccessible, le Yod d'en Bas est le bras qui agit, la lettre waw fait le lien ou les sépare.

Le Yod est le germe initial de la création, le point primordial qui s'écrit explicitement ainsi: yod-waw-dalet. Or le dessin du signe Aleph contient aussi bien la lettre Yod que les lettres l'explicitant, comme on peut le constater dans les deux expressions qui suivent:

Double yod: yod/yod , les deux branches de la lettre aleph

Yod "explicite": yod/waw/dalet , yod est la branche supérieure de la lettre aleph, waw est la diagonale entre les deux branches, dalet peut être perçue comme cette même diagonale suivie de la branche inférieure de aleph.

Ainsi, il existe une relation intime entre la première et la dixième lettre de l'alphabet, puisque la lettre Aleph contient d'un côté un double signe Yod, de part et d'autre de la diagonale, et d'un autre côté les trois signes du signe Yod explicite. La diagonale est une séparation dans le premier cas et la liaison "waw" dans le second cas.

 

Aleph est composée de trois parties
En haut un Yod à l'endroit, en bas un Youd à l'envers et un Vav inscrit endiagonale pour réunir ces deux lettres, représentant un lien entre le monde d’en haut et le monde d’en bas, sorte de centre spirituel qui peut s’expliquer par la valeur additionnée des lettres qui composent le graphisme. Le vav symboliseici l'homme avec un penchant spirituel. Dans la Torah, quand le aleph est écrit en minuscule, il représente l'humilité et appelle à la téchouva (repentir).
Youd,vav,youd totalisent 26, valeur du nom de  YHWH (יהוה), le Tétragramme. Cette relation symbolise l’Être Unique, en effet, le Nom יהוה contient l’Être passé, présent, futur : « Hayah » ( היה ), était, « Hové » ( הוה ), est, « Yhyéh » ( יהיה ), sera.
 
Deuxי (yod) soit deux fois 10 et un ו (vav) de valeur 6 soit donc un total de 26 qui n’est autre que la valeur du Tétragramme (yod-hé-vav-hé) =(10-5-6-10)
 
 

Si Aleph peut se décomposer en un Vav et deux Yodin afin de nous donner la valeur suivant : 10 + 6 + 10 = 26, qui est la valeur du Tétragramme, il faut alors voir que la guématria de ce Tétragramme qui est 10 5 6 5 = 26 peut s’écrire de cette manière : 10 au carré + 5 au carré + 6 au carré + 5 au carré = 186. Et 186 est le nombre de Maqom, le Lieu, mot qui désigne le centre suprême.

Et nous voyons alors que Sanctuaire : Mikdash vaut 444, c’est à dire 4 fois la valeur de Aleph écrit en plein qui est 111. Or, le 4 désigne bien la dimension spatiale des 4 directions. Si nous soustrayons de la valeur de Mikdash la valeur de Beith (maison, et par extension la maison vulgaire), nous obtenons alors 32, qui peut se référer au Coeur (LeB לב) ou aux 32 sentiers de la sagesse.

 

Liée à l'état primordial, la lettre Aleph reste mystérieuse car elle cache l'intention, la pensée secrète qui a présidé à la Création. Aleph est l'unité en marche, en devenir par cela de la puissance, de la continuité, de la stabilité, de l’équanimité.

A elle seule, elle résume les enseignements nécessaires à l’initiation et à la connaissance de Dieu

 

Le nombre 1, associé au caractère de la lettre aleph, est un concept d'unicité et d'individualité.
1 représente la Divinité, contenant tout et d'où tout découle.
Aleph ouvre le mot e’hadאחד (aleph-h’eith-daleth) qui signifie « unité » et de valeur 13. Aleph est aussi l’initiale du mot ahava אהבה(aleph-hé-veith-hé)qui signifie « amour » et également de valeur 13.

Unité et Amour même valeur, même énergie – peut-il y avoir Unité sans Amour ? – et Amour sans Unité ?…et l’addition des deux ‘26’ nous renvoie au Tétragramme confirmant que celui-ci est « un » et « amour ».

Dans le ballet des lettres lors de la création, Aleph s'est entendu dire par le Principe des principes « Mon unité ne sera exprimée par un autre que toi, sur toi seront basés tous les calculs et les opérations du monde, et l’unité sera seulement exprimée par la lettre Aleph. "

Aleph n’est pas simplement chef de file de cet alphabet, mais par ce qui précède, Aleph est fait Prince ou Maître indispensable à la construction et à l’unité du monde. Alouph : chef, maître, prince.

Par sa valeur 1, il est l’emblème du Père Manifesté qui est derrière toute Manifestation (Le 0, Le Père caché ou non manifesté, et dans lequel tout retournera, L’infini, le Parabrahman, L’Aïn, évidemment dans notre système patriarcal dont est issu la kabbale actuelle).

Le 1 surgit du néant (Aïn) en maintenant son silence (lettre muette), il est la plénitude du vide du néant. A partir du mouvement de 1 peut jaillir l’univers.

L’écriture pleine d’Aleph (Aleph-Lamed-Pé),  אלף  révèle la valeur 111, Aleph = 1 + Lamed = 30 + Pé = 80 = 111. Il est Un sur les 3 plans (Spirituel, psychique, matériel). Soit 1 (un) pour chacun des trois piliers qui soutiennent le monde. Celui de la miséricorde, celui de la rigueur, celui de l’équilibre .

C’est aussi : 1 + 10 + 100 – La triade de l’unité avec : 1 = La pulsation Divine qui anime. 10 = La puissance créatrice qui libère. 100 = Le souffle Divin d’existence qui maintient. C’est la triade de création et d’animation de la vie. Cela est confirmé par la valeur numérique de l’expression « EHhad Hou Elohim» אחד הוא אלהיםqui vaut (1+8+4 = 13) + (5+6+1 = 12) + (1+30+5+10+40 = 86) = 13+12+86 = 111 – Expression qui se traduit par « Un est Aelohim » en tout et partout.

On peut encore calculer en supprimant tous les zéros, ce qui fait : – 1 + 3(0) + 8(0) = 12 – C’est quoi douze ? C’est le symbole du cycle complet. C’est le nombre des divisions spatio-temporelles, les douze signes du zodiaque correspondant aux douze mois de l’année, aux douze heures du jour et de la nuit, aux douze tribus d’Israël. Voilà qui nous donne une idée de ce que peut être Aleph.

 

דחא erad). Or UN, Erad, signifie SEUL. C’est ce qui apparaît dans l’expression : l’Eternel est UN. Il est le SEUL : « Shéma Israël Adenai Elohenou Adenai Erad.

 

L’aleph est la seule lettre hébraïque connue dans le monde entier… On a choisi cette lettre pour représenter la puissance à l’infini (cf. théorie des ensembles). L’Ain Sof , l’Infini : Ain Sof commence aussi par la lettre aleph : ןיא

Il est vrai que le aleph contient aussi le concept du Aeleph : Mille. Mille est le retour à l'unité

Dans le Deutéronome : « Comment un poursuit mille ? » (איכה ירדך אחד אלך) ( Eik’ah yérdek eh’ad éléf ), se réfère à la puissance de la lettre Aléf capable de passer instantanément de l’unité à la pluralité, de 1 [a] à 1000 ( éléf ), paradoxe divin.

La phrase « איכה ירדך אחד אלך (comment un poursuit mille) » a pour roshéi teivoth ( initiales ) les quatre lettres איאא dont les valeurs totalisent 13, valeur numérique de « éh’ad » ( אחד ), l’unité. Les soféi teivoth ( lettres finales ) des mots de la phrase sont הפדפ, dont les valeurs totalisent 169, soit 132 Le nombre 169 est le résultat de l’addition des trois mots אדם אלף אחד (Adam Aléf éh’ad), trois mots désignant la forme, le nom et le nombre de l’unité : Adam, le premier homme, Aléf, la première lettre et Eh’ad, l’unité.

 

On peut dire que le général (ALOUPH) c’est celui qui commande Mille. Le général commande donc 1000 soldats.Ce rapport de 1 à 1000 existe aussi en grec où les lettres sont aussi des chiffres : le alpha vaut 1 ; si on lui met un certain signe, il vaut 1000. C'est la multiplicité.

C’est une très ancienne dialectique philosophique (Platon, Plotin,…) sur le passage du UN au multiple. C’est aussi le passage de Dieu qui est UN à la matière qui est multiple. Peut-être pourrait-on dire que le passage de Aleph à aeleph, c’est une des fonctions de la vie, de partir de l’Unité pour arriver à un monde complexe Mesubar.

C’est grâce à – Aleph – que notre existence se structure et devient créatrice. Cette Existence Créatrice, je vous l’ai dit, a pour valeur numérique – Mille – représentée par un – Aleph – écrit plus grand. Ainsi : Aleph = 1 et Aleph = 1000. Le début et la fin.

serpent cosmique

 

Le début dans la fin, la fin dans le début. C’est le serpent cosmique qui se mord la queue, symbole de l’union sexuelle auto-fécondatrice permanente. Le proverbe oriental nous dit – L’œuf est dans la poule tout comme la poule est dans l’œuf. Avec Un, Aleph est la Pulsation Divine qui anime. Jusqu’à devenir Mille = Une existence Créatrice.

On dit aussi que l'ADN est le serpent cosmique qui donne accès à la connaissance et au savoir.

 

Apprends à comprendre :

Aleph étant la première lettre, c’est le commencement de toutes choses : tu commences par étudier.

Il existe un moyen mnémotechnique pour retenir l’alphabet hébreu, en formant des phrases d’abord avec deux lettres de l’alphabet, par exemple pour les deux premières lettres :

Aleph : « apprends » alaph du verbe « aleph » qui signifie apprendre

Binah : « à comprendre » – Binah, c’est la compréhension

Puis pour les deux suivantes, guimel et daleth :

Guimel est l’initiale de la compassion

Daleth est l’initiale du mot « pauvre »

Guimel vient de Guemol qui signifie : « aide ». Daleth commence le mot Dalim : « les pauvres ». Il en résulte que le b-a ba du judaïsme, c’est l’étude et la charité.

Le verbe aleph signifie donc enseigner et, citons Job : « Aleph ha hochmah » : « je vais t’enseigner la sagesse » ou dans l’expression « Shit hochmah » : « le début de la sagesse ». Le aleph étant un début absolu, le début de toute chose, c’est la sagesse.

La hochmah, la sagesse, c’est le début des choses, c’est pourquoi la lettre aleph désigne la sagesse, désigne l’enseignement ; c’est aussi pourquoi les écoles où on apprend l’hébreu s’appellent oulpan, ça vient du mot aleph.

En changeant la ponctuation Aleph devient « Ilouph » = « Instruire », « Éduquer » qui sont une des fonctions de Aleph. Ainsi, est-il dit que le Saint Béni Soit-il est nommé « Alouph » parce qu’il est la force dominante du maître. Guide de l’homme qu’il instruit, éduque, en lui enseignant la sagesse.

 

Dans la Bible, Dieu est aussi appelé « alouph », « ami d’enfance »

Le mot Alouph est aussi employé dans l’expression : l’ami de ma jeunesse.

Alouph désignant Dieu signifie que Dieu est « l’aleph du Monde ». Il est unique. Il est en même temps le maître, l’ami, le général.

 

Il y a deux forces en l’homme : la gravitation qui le plaque au sol et une force semblable au feu qui nous fait nous élever.

C’est ce qui fait aussi que l’on peut retourner le aleph, la lettre peut pivoter.

Le vaw du aleph nous sépare aussi au point que dans la prière, certains « hassid » portent une ceinture pour bien séparer les deux mondes dans notre corps. Il est intéressant aussi de noter qu’en Egypte ancienne, le port de la ceinture rouge indique, sur les bas reliefs par exemple, que le personnage (roi ou reine…) exerce sa fonction sacerdotale.

Le vaw aussi unit : il désigne la conjonction « ET ». De plus, c’est une des lettres qui désignent la Torah.

Il y a une grande leçon à tirer de la forme du aleph…

Si le spirituel et le matériel sont séparés, ce qui les unit c’est la Torah.

C’est un des aspects de la Torah mais aussi une définition de l’homme.

 

Et ce n’est pas une mauvaise définition de l’homme : d’un côté il peut s’élever très haut et de l’autre tomber très bas.

C’est de cette combinaison que sont constitués l’homme et le monde. C’est peut-être aussi l’essence divine, l’unité fondamentale des choses.

Puisque le corps de l’homme est constitué de ces forces contradictoires, on dit que le vaw, c’est le diaphragme, il sépare la partie « négative » et la partie « positive » du corps, ainsi nous avons des eaux d’en-haut dans les poumons et des eaux d’en-bas dans le reste du corps

 

C’est la même chose pour les noms qui désignent Dieu ils commencent souvent par aleph.

Elohim : Ehyé asher ehyé : « Je serai qui je serai… »

Aleph est donc une grande concentration d’énergie divine, c’est une lettre très concentrée et pas seulement parce qu’elle est la première lettre, porteuse de tant de choses. Elle est tellement concentrée qu’il semble bien que les autres lettres, même si leur forme est plus complexe, ne portent pas une aussi lourde charge. Par exemple, le tétragramme commence par un yod, alors que le nom Adonaï (Seigneur) commence par un aleph :  ינדאparce que le Tétragramme désigne la transcendance, alors que le nom Adonaï « Seigneur » recouvre la totalité de l’existence.

D’ailleurs le Seigneur se désigne lui-même par un nom qui commence par aleph : « Je serai » : Ehyé (היהא)

 

ANOKHI est le premier mot qui commence les dix commandements : Je. Ce mot commence par aleph : יכנא(. Je suis) l’Eternel. Il y a un autre mot pour dire « Je » : « ani » : « ינא »

Au buisson ardent, Dieu se présente par Ehyé (je serai) et pas par « Yod hé vaw hé » le tétragramme divin.

On a le sentiment que le nom qui commence par aleph : Etre, Ehyé, est « supérieur » au tétragramme qui commence par Yod. Ce dernier connote ce qui nous sépare de ce qui est supérieur alors que les noms Ehyé ou Anoki (Je) englobent la réalité avec toute sa complexité, le haut et le bas tout ensemble, et c’est ce qui fait la magie de la forme du aleph.

 

C’est une lettre qui ne se prononce pas.

C’est comme en français, le H est muet il faut mettre une voyelle : avec i, on obtient « HI !», avec A, on obtient « HA ! ».

Cela renvoie au silence de Dieu qui a précédé la parole : « le sans notes est l’ascendant des résonances » disent les chinois.

Le mot silence : « Hachmal » (l’électricité en hébreu moderne) est constitué du mot HACH (silence) suivi du mot MAL (parole)

On est passé du silence de Dieu à la parole.

Le monde existe parce qu’il y a d’abord une lettre silencieuse, et après il y aura la lettre de la parole qui sera le beith.

Il existe une autre lettre considérée comme vraiment muette, le Hé ce n’est qu’un souffle d’air. Le aleph est tout juste un peu plus concret. ה, א

 

Pour revenir au signe mathématique de l’infini, aleph, il ressemble à un 8 couché : si je renverse le aleph, c’est la même chose :

Deux côtés symétriques séparés par quelque chose : on a le sentiment que l’infini c’est quelque chose qui commence et qui finit au même endroit.

Je ne puis aboutir qu’au lieu où précisément cela a commencé, c’est le cercle. J’ai beau monter ou descendre, je me retrouve au même endroit !

 

D’un point de vue phonétique, il est le support de toutes les voyelles, mais il existe également un aleph totalement muet. C’est le cas lorsque aleph fait partie de la racine d’un verbe.

On l’appelle alors mère de lecture, comme dans « Banou » : « nous sommes venus » : le aleph, au milieu, n’est pas prononcé : ךנאכ

 

Il existe encore un autre aleph…

…Par exemple comme dernière lettre du mot H’et : péché. Cet aleph a toujours été mystérieux et pose encore quelques problèmes.

אטח

signifie « péché » - il devient le mot « noix » quand on prend seulement les deux premières lettres : א .

Notons que la valeur numérique de H’et est en principe 18 (8+1+9)

Or dans les commentaires, on parle de 17 comme si ce aleph ne comptait pas. Et 17, c’est la valeur du mot NOIX qui est le symbole du péché ! Le Baal Chem Tov explique que ce aleph qui est caché désigne Dieu, l’Aleph du monde, qui est caché dans tout péché ! Il est caché dans le silence de l’aleph, on ne le voit ni on ne l’entend !

Cet enseignement signifie, du point de vue de la théologie, que je ne puis pécher sans que Dieu y soit associé dans une certaine mesure.

Car il faut bien qu’il me donne suffisamment de vie pour que je puisse pécher ! On dit avec une grande audace que si nous disons au pluriel " Nous avons pêché " à Kippour, c’est parce que nous disons à Dieu « Nous l’avons fait ensemble. Nous sommes passés à l’acte mais TOI tu nous as donné l’énergie ! »

Donc, dans le péché se trouve cet aleph invisible et inaudible.

 

Tous les mots qui désignent l’homme commencent par un aleph :

Adam : םדא

Ich : שיא

Enoch : שנא

Aleph donne vie et élève le sens de nombreux mots qui, sans cette lettre, seraient réduits à l'état de matière: ainsi par exemple l'homme (adam) sans l'unité du Aleph ne serait que sang (dam).

 

Aleph est l'initiale de plusieurs noms divins

    אחדEcHaD: « Un » (13=4+8+1)

אל (12+1= 13), EL: « dieu » contraction du nom Divin « Élohim » Dieu qui va présider à toute la création.

אלהים (13+10+5+12+1=41), ELohIM : Dieu

אמת (22+13+1= 36), EMeTh : « vérité »

אהיה (5+10+5+1= 21), EYeh : « Je suis »

אשר (20+21+1= 42), AsheR: « Celui qui »

Le nom Adonaï « Seigneur » recouvre la totalité de l’existence.

 

Un anagramme du Aleph est "pélé" (pé-lamed-aleph), le merveilleux, l'extraordinaire.

Un autre anagramme signifie sombre, obscur, ténébreux.

Aleph signifie aussi "al pé", sans parole, le silence. Aleph est ainsi un grand mystère.

 

 

Cette gutturale (comparée à l’esprit doux grec) qui signifie ‘enseigner’ est la première lettre de l’Alephbeith. Elle prend place sur la paire de branches de la menora issue du Hé, symétriquement au Ain, et se superpose au signe mutable d’Eau, les Poissons, dont la structure du graphisme est similaire.     

L’arcane de l’Aleph est intitulé « Le Bateleur » et représente un magicien (dans une attitude qui épouse la forme de la lettre) devant une table où il joue avec les symboles des quatre éléments: bâton, coupe, épée et denier.

Allégorie du Démiurge au début de son œuvre où la Genèse nous dit que son souffle (Air = bâton) se mouvait au-dessus des eaux (Eau = coupe).    

La correspondance avec le signe des poissons est donnée par le fait que le début du cycle annuel, le point vernal, est situé à la fin du 30e degré des Poissons : Aleph est le point origine du zodiaque.

En grec alpha est l’initiale du mot Archè : commencement, principe. Et en mythologie, le fleuve Alphée est détourné par Hercule au début de ses douze travaux (mois de l’année) pour nettoyer les étables d’Augias.     

Aleph vient déjà en troisième position dans la genèse et 6 fois dans le premier verset. La signification du nombre ‘1’: Unicité, Début, Origine, Principe, Totalité, Logos, Dieu. 

 

 

La lettre Aleph

 

Aleph – Première lettre de l’alphabet, symbolise l’origine mystérieuse de l’existence.

Regardons son graphisme :א

La ligne diagonale – symbole de la lettre Vav (ו) vaut 6 – est l’élément qui brise la symétrie des cohérences, pour provoquer le mouvement qui engendre la vie. Le Yod (י) supérieur à droite = 10 – est la puissance créatrice qui représente la présence du monde en soi. Le Yod (י) inférieur gauche = 10 – est le symbole de la marche d’une existence en devenir. La puissance créatrice porte en elle la puissance créatrice. La valeur numérique des deux – Yod – et du – Vav – est – 10+10+6 = 26 – Qui est la valeur numérique du e Tétragramme (יהוה).

Ainsi nous comprenons mieux pourquoi il est dit de Aleph (א) qu’il crée parce qu’il est lui-même création. Il n’est pas existence, parce que toute existence propre est finie. Il est au-delà de notre pensée, car au-delà de toute conscience humaine. Il n’appartient ni à l’espace ni au temps. Compte tenu de tout cela, notre esprit en tant qu’esprit fini, ne peut le contenir. Aleph qui en pleines lettres s’écrit avec un Lamed (ל) et un Pé (פ) a aussi pour nombre : Aleph = 1 + Lamed = 30 + Pé = 800 = 1+30+800 = 831 – soit – 8+3+1 = 12.

 

La douzième lettre de l’alphabet est Lamed que nous trouvons dans son orthographe, et qui se veut de représenter un « mouvement organique actif » qui lui ne peut subsister, que s’il est animé par Aleph. Avez-vous remarqué que les lettres hébraïques, contrairement aux Latines, ne sont pas posées sur une ligne inférieure, mais suspendues à une ligne supérieure. La ligne est donc au dessus des lettres et non au dessous. Elles ont en plus cette particularité sur les lettres de notre alphabet (latin) de ne jamais dépasser la ligne à laquelle elles sont suspendues. Sauf pour la lettre Lamed qui est le mouvement organique. Ce mouvement organique qui vient de l’en bas, mais qui ne peut être ou exister que s’il est animé par l’en haut. Par le schème du Lamed nous pouvons nous rendre compte, que le haut ne peut exister que par le bas, et que le bas ne peut vivre que par le haut.

 

Le rabbi Akibah nous raconte que les trois lettres formant l’orthographe de la lettre – Lamed (Lamed-mem-dath) – forment les initiales de la sentence : Lev Mévin Daath = « Un cœur qui comprend la connaissance ». Cela se fait par le Lamed parce que en ne changeant que la ponctuation des lettres, on peut lire « Léméd » = « Étude » ou « Sciences » et « Lamad » = « Apprendre » ou « Étudier ». Mais on peut lire encore le mot « Limed » = « Enseigner ». Ce double sens est dans l’image de la lettre, qui ressemble à l’échelle de Jacob. Dans son rêve, Jacob voit des anges qui montent et qui descendent. Ceux qui montent, c’est pour étudier. Ceux qui descendent, c’est pour enseigner. Donc plus ou moins « Lamed » = mouvement organique du corps, évoque similairement le Lamed du Cœur = Lev. Source de la sagesse des humains, associé à celui de ; « Mélekh » = « Roi ». Le cœur est roi des parties vitales du corps.למד

 

Revoyons l’orthographe de la lettre.

Avec Aleph le monde des créations, des anges et des principes. C’est la pulsation Divine qui anime l’être en puissance d’être et de devenir.

Avec Lamed le monde de la formation, de l’incarnation, des réalisations. Il s’élance vers le ciel pour demander une aide à sa survie, qui lui sera donné par le sceau qu’est Aleph. C’est l’action au sein de la vie.

Avec Pé final, c’est le monde de l’action physique et charnel. Le monde matériel et celui de la vie complète. Il s’enfonce pour nous indiquer cette matière composant le mouvement organique, qu’est le Lamed. Pé final est l’énergie du corps vivant.

Ainsi vu Aleph est bien le symbole du commencement et de la fin. Nous voyons dans sa forme ou son dessin, ou encore son schème, les différentes échelles de la création, avec le haut, le centre et le bas.ף

De plus, dans cette orthographe de Aleph est contenu le nom Divin El (אל) contraction du nom Divin « Élohim » Dieu qui va présider à toute la création.

La lettre restante est le Pé en tant qu’initiale du mot – Peh (פה) = « Bouche ». Vu comme cela Aleph pourrait se lire « El Péh » = « Bouche Divine ». Soit : « Le verbe Divin par lequel se fera la création ».

Malgré tout cela, ou grâce à tout cela Aleph est « Un » par sa valeur numérique. Que « Un » est la force de l’unité, que nous sommes tous à sa recherche. Cette unité est nécessaire et même indispensable à la multitude que nous sommes. Il est bien dit « Qu’une multitude qui ne se réduit pas à l’unité, n’est que désordre et confusion ».

Aleph est la Pulsation Divine qui anime. Oui, mais qui anime quoi ? On interprète la lettre pour essayer de comprendre ce qu’elle cache. Aleph est la pulsation Divine qui anime Lamed l’action organique et Pé final l’énergie d’un corps vivant. Oui mais si Aleph en tant que pulsation Divine, anime la vie pour en faire une existence ; Il n’est ni la vie, ni l’existence. En tant que – Un – Aleph – anime notre énergie, la féconde, et la rend fécondante.

Maintenant si à l’orthographe de Aleph nous ajoutons un Vav (ו) = la Fécondation ; Aleph devient « Alouph » (אלוף) qui se traduit par « Chef de tribu », « Maître », « Dominateur » qui sont aussi quelques dénominations du Saint Béni Soit-il.

Aléf est un lien qui s’établit entre les individualités ( dans le sens indivisible dualité ), en hébreu, « moi » se dit « ani » ( אני ), et « toi », l’autre, se dit « atha » ( אתה ). Ceci veut dire que toi et moi sommes un, attachés à la même origine, bien que différents en aspect. Aléf est le point de départ de toute chose, c’est pourquoi le Bahir ( 17 ) dit : « Pourquoi Aléf est-il placé en tête ? C’est parce qu’il a tout précédé, même la Torah« .

« Aléf signifie aussi abondance et force » (Yeroushalmi Menah’oth 8 :1).

 

 

1 - Bateleur

 

Tarot du Sépher de moïse, arcane majeur du livre de Thoth : le Bateleur, Nombre 1, lettre hébraïque Aleph.   Le Bateleur.  

Le Nombre 1.  

 

Le Nombre Un, le Grand Tout, la Providence du Ternaire Divin ; dans l’Ennéade Héliopolitaine le Un est Amon-Râ. Dans les Tables de la Loi c’est l’Éternel Moment Présent des 7 manifestations phénoméniques universelles, celui qui contient en simultané le germe ; le centre du cercle de toute création qui se manifestera sur le plan successif de la temporalité. Le Bateleur de notre livre de Thoth, est aussi l’indéfinissable Divin Créateur, ou principe de création, qui permettra de faire sortir du Nombre Zéro, dont il est l’aspect incréé, la Lumière et les Ténèbres, mais aussi les quatre éléments dont est constitué la création. Ce Un, renferme donc la Lumière fécondante et les ténèbres fécondées mais aussi les forces qui sont constitutives des quatre éléments, le chaud et le froid, le volatil et le fixe, le sec et l’humide, le contractant et l’exaltant, l’électricité et le magnétisme, le spirituel et le matériel, le visible et l’invisible, le temps et l’espace, tout ceci contenu dans un état hors du temps : l’Éternel Moment Présent du Principe Créateur. Ce Un, qui seul dans l’ensemble de la création a ce pouvoir créateur, sera donc le principe germinatif incréé du créé, et sa division séquentielle manifestera les autres Nombres Puissances qui lui sont attachées ; il ne peut se comprendre que dans le cadre de ce don d’ubiquité, qui lui permet en étant hors du temps, d’être partout en même temps ce centre qui est partout et dont la périphérie n’est nulle part. Ce Nombre Un n’est pas la Création mais le principe même de la Création. Toujours dans l’ouvrage d’Eliphas Levi cité précédemment, concernant le Nombre Un, il nous indique :

 

Qu’est-ce qu’un principe ? C’est une base de la parole, c’est une raison d’être du verbe. L’essence du verbe est dans le principe : le principe c’est ce qui est ; l’intelligence, c’est un principe qui parle.  

Qu’est-ce que la lumière intellectuelle ? C’est de la parole ; Qu’est-ce que la révélation ? C’est la parole ; l’être est le principe, la parole est le moyen, et la plénitude ou le développement et la perfection de l’être, c’est la fin : parler c’est créer.

 

La lame du livre de Thoth nous représente le Bateleur, le Nombre Un, sous l’aspect d’un personnage devant une table, portant un chapeau dont les bords forment le signe de l’infini et tenant à la main la baguette de pouvoir (le Bâton symbole du Feu, la Force), pendant que sur la table ( analogie à la Table de la Loi), se trouvent les symboles des trois autres éléments : la Coupe pour l’Eau (Tempérance) ; l’ Epée pour l’Air (la Justice) ; le Denier pour l’élément Terre (la Prudence). Son bras gauche qui tient le Bâton symbolisant le Feu, est dirigé vers le haut alors que sa main droite est dirigée vers le bas et repose sur l’élément Terre le Denier. Le Bateleur est bien le grand Tout et l’infini.  

Les neuf Nombres Puissances seront des déclinaisons imparfaites du Nombre Un, duquel ils resteront liés, comme la cellule nerveuse n’est qu’une déclinaison de la cellule Mère qui s’est spécialisée dans une fonction tout en restant reliée à sa source par son code génétique. Tous les Nombres sont divisibles par Un, la source, le germe, le centre. Le Un n’est pas quelque chose, ce qui le différencierait des autres choses et lui ferait perdre son statut de Un, le Grand Tout, il est l’indispensable principe de création de toutes choses sans en être aucune, la fameuse énergie du vide des scientifiques si subtilement décrite comme Grande Vertu par Lao-Tseu :  

La grande Vertu vient du Tao.

Le Tao est vague, imperceptible, insaisissable !

Oh, qu’il est vague, imperceptible, insaisissable !

Et pourtant en son sein est la vérité.

Oh, qu’il est insaisissable, imperceptible !

Et pourtant en son sein est la forme des choses.

Il est si sombre, si ténébreux !

Et pourtant en lui est l’essence vraie de l’être.

Cette essence est la vérité rayonnante et la vérité cachée.

Depuis l’aube des âges son nom nous a été transmis et de lui naissent tous les êtres.

Comment peut-on connaître les voies de la création ?

Par lui.

Par le Tao.  

 

Le Nombre Un, a pour lettre hébraïque l’Aleph, Nom divin Ehiech (l’essence de Dieu, celui que nul oeil humain n’a jamais vu ).  

 

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Premier caractère de l’alphabet dans presque tous les idiomes connus. Comme image symbolique, il représente l’homme universel, le genre humain, l’Être dominateur de la terre. Dans son acception hiéroglyphique, il caractérise l’unité, le point central, le principe abstrait d’une chose. Employé comme signe, il exprime la puissance, la stabilité, la continuité. Quelques grammatistes lui donnent aussi la faculté d’exprimer comme en arabe, une sorte de superlatif ; mais ce n’est qu’un résultat de sa puissance comme signe. Il remplace quelquefois, mais rarement l’article emphatique Hè, tant au commencement qu’à la fin des mots. Les rabbins l’emploient comme une sorte d’article, et lui donnent le même sens que nous donnons à la relation désignative à. Il est souvent ajouté en tête des mots, en qualité de voyelle redondante, pour les rendre plus sonores et ajouter à leur expression. Son nombre arithmétique est 1.

Les lettres hLébraïques : des énergies vivantes 1 par Annik De Souzenelle

(Revue Panharmonie. No 175. Janvier 1979)

Le titre est de 3e Millénaire

 

Compte rendu de la rencontre du 12.10.1978

Nous abordons cette saison l’étude des lettres hébraïques. Il n’était pas coutume il y a vingt ans pour un Chrétien d’apprendre l’hébreu et je crois assez unique qu’un homme, ayant reçu l’initiation de la Qabbale la transmette à un non-Juif. C’est ce cadeau royal que j’ai reçu que je vais essayer de vous transmettre. En même temps que je recevais cette tradition je faisais mes études de théologie dans le Christianisme Orthodoxe et j’avais l’impression extraordinaire de boire aux deux mamelles de la même mère, car les deux disaient la même chose en partant, l’un, de la course qabbalistique hébraïque, et l’autre de la tradition chrétienne. Je crois que le Christianisme qui refuse ces bases hébraïques, se coupe de ses racines et le Judaïsme, tel qu’il est transmis par la Qabbale, pour moi, débouche sur le message chrétien. Vivre ainsi cette coexistence de deux traditions a été pour moi une charnière énorme qui m’a obligée de vivre d’une autre façon et qui m’imposait de transmettre ce que je recevais.

Et cela m’incite à vous faire comprendre qu’il ne s’agit pas pour vous de vivre ce message uniquement sur le plan intellectuel, parce que cela « fait bien », mais que nous allons travailler ces lettres hébraïques qui sont des énergies vivantes et qui font écho en nous à des forces fondamentales, nous obligeant à nous transformer. C’est d’autant plus vrai qu’il y a une correspondance étroite entre chacune de ces lettres et chacun des organes et membres de notre corps, dont je ne vous parlerai pas maintenant, mais qui pourrait peut-être constituer un troisième volet de notre étude.

Il y a un texte qabbalistique hébreu qui dit que lorsqu’un mystique juif méditait de façon pas juste toute une nuit sur une lettre, il se retrouvait le lendemain matin avec une altération de la partie correspondante de son corps. Et le Zohar nous dit que lorsque le Saint, béni soit-Il, jouait avec les âmes des lettres de l’alphabet, Il en faisait Ses délices.

D’après les Hébreux ces lettres sont de « petites lettres créées par rapport aux « grandes lettres » archétypiques qui sont les énergies divines, incréées. De même qu’il en est pour le corps humain en tant que symbole dont je vous parlais la saison dernière, elles sont reliées à leurs archétypes par ce que j’appelle « un cordon ombilical », un cordon nourricier, qui nous informe constamment.

L’écriture hébraïque procède d’écritures très anciennes, comme d’ailleurs toutes ces langues dont on ne connaît pas l’origine. Nous nous rendons de plus en plus compte que c’est la langue qui fait le parlant, que c’est le Verbe qui nous crée, qui nous structure à chaque moment. Prisonniers de nos catégories mentales nous avons l’habitude de penser le contraire. Or le Verbe est vibratoire, il nous informe au sens cybernétique du terme, il nous informe par l’intérieur et notre forme humaine n’en est que le résultat. Nous comprenons alors que chacun de nos organes peut être relié à la vibration de chacune de ces lettres.

Nous n’aurons pas le temps de raconter tous les avatars de ces lettres, de leur sculpture, mais nous pouvons dire que du temps d’Esdras, après la déportation de Babylone, au IVe siècle environ avant J.-C. la langue et les lettres ont reçu leur dernière forme. Personnage extrêmement important dans l’histoire de l’écriture hébraïque, il a fait au niveau de la langue, des lettres et des sons, une sorte de circoncision qui leur a donné une densité d’énergies vibratoires que nous ne retrouvons dans aucune autre langue, sinon peut-être dans le sanskrit. Elle se prête à des lectures allant de plus en plus loin, comme si le fruit n’était jamais le dernier.

Remarquez que l’écriture est une crucifixion. En figeant le Verbe qui est créateur, nous lui faisons subir une mort.

Esdras a formé les lettres au nombre de vingt-deux. Ce ne sont que des consonnes, les voyelles n’existent pas en hébreu. Selon les différents mots la prononciation est autre. Ainsi le mot David dans un autre contexte va se prononcer Dvod et ce sera un tout autre mot qui signifiera l’ainé, le chéri. Et pourtant ce sont les trois mêmes lettres, les trois mêmes énergies qui structurent les deux mots qui, pour nous, sont très différents, mais qui, dans la conscience des Hébreux, ont un lien étroit.

Nous trouvons souvent dans la langue hébraïque au niveau du même mot des contradictions qui nous font dresser les cheveux sur la tête. C’est ainsi qu’une même racine donne le mot « Saint » et le mot « prostituée ». Ce sont les mêmes énergies qui font découvrir la clef du message extraordinaire de cette langue.

Bien sûr pour faciliter la lecture on intercale entre les consonnes des lettres qui sont appelées « mères de lecture », « matrices de lecture » mais, alourdissant la langue, elles ne seront pas gardées. Maintenant dans la Thora nous allons trouver sous ou à côté des lettres un petit point ou un tiret qui indiquera la vocalisation.

L’écriture hébraïque s’écrit de droite à gauche. Cela n’a pas toujours été le cas. Comme l’écriture chinoise, elle a été verticale. Et puis de façon très curieuse elle devient serpentine, c’est-à-dire qu’on commence par écrire de droite à gauche et, au bout de la ligne, elle repart de gauche à droite, et ainsi de suite. Elle trouvera son orientation définitive au moment d’Esdras, de droite à gauche. On en ignore la raison.

Etudions à présent les lettres, leur histoire, leurs avatars, car le graphisme n’a pas toujours été celui d’aujourd’hui. Il remonte à des temps très anciens.

Chacune des lettres va correspondre à un nombre. L’un et l’autre sont inséparables. Tous deux sont une énergie, icône de l’énergie divine correspondante. Certaines lettres correspondent aux dix premiers nombres des unités jusqu’à 9 compris. Les dix lettres suivantes vont correspondre non pas au 11, 12, 13, etc., mais à 20, 30, 40, etc., c’est-à-dire aux dizaines et puis, les dernières lettres aux centaines. Quand nous arrivons au Tav, ayant la valeur de 400, nous sommes arrêtés. Comment alors s’expriment le 500, 600, jusqu’à 900 et même 1 000 ? Par certaines lettres déjà vues jusque-là qui arriveront à la fin d’un mot et qui vont prendre cette valeur.

Par exemple le Mem a pour nombre 40 et lorsqu’il arrive à la fin d’un mot il aura un graphisme un peu différent et vaudra 600. Et puis la dernière lettre qui est aussi la première, Aleph, par qui tout se termine, vaut en finale 1000.

La toute première lettre que je vous présente est Aleph. Les lettres hébraïques ne sont pas monosyllabes comme nos lettres françaises, elles sont l’initiale d’un mot entier. Qu’est-ce que Aleph ? C’est une bête cornue (voir le graphisme de la lettre) ainsi que le montre son dessin primitif. Et puis il subira des avatars, les cornes ne se tiendront plus vers en-haut, mais vers le côté, pour finalement tomber en verticale vers le bas. Nous trouverons là l’alpha grec et enfin l’amorce de notre A. Nous savons maintenant et la graphologie nous l’a confirmé, que l’écriture exprime toute une partie non seulement de notre inconscient, mais de l’inconscient collectif. L’évolution de la lettre se fera en fonction de l’évolution de l’humanité. De même qu’autour du XVIIIe siècle av. J.-C. Abraham, venant d’Ur, ville lumière, conduit tout ce peuple hébreu à vivre une nuit avant d’atteindre une lumière encore plus vive, c’est-à-dire la Terre Promise, de même nous verrons très nettement dans les dessins des lettres une chute du symbole de leur signification profonde. Il est intéressant de voir que le mot Aleph est essentiellement la bête cornue, mais aussi la racine du mot qui veut dire enseigner, instruire et aussi l’époux, le prince, le chef, le général des armées, celui qui va conduire les hommes, les instruire. Quel est le rapport de ces significations avec la bête cornue ? Il est dans le symbolisme des cornes, de celui des cheveux qui ont la même composition chimique que les cornes et que nos ongles. Ils sont nos racines d’en-haut, nos antennes qui symboliquement sont dressées vers le ciel pour en recevoir l’information, et aussi l’énergie, la nourriture nécessaire pour vivre ce message et pour pouvoir en instruire les autres. Celui qui enseigne est le chef, celui qui sert de charnière entre le monde divin et le monde qui en recevra la connaissance.

C’est dramatique que ces cornes qui, au début, étaient orientées vers le haut, vers le monde du MI, ce monde de l’archétype, sont maintenant tendues vers le monde du MA. L’humanité est coupée du monde d’en-haut, coupée de ce noyau divin en nous et au lieu de chercher nos informations dans la conscience aiguë à l’intérieur de nous, nous allons les chercher à l’extérieur. Nous avons perdu le contact avec les lois ontologiques que le monde divin est prêt à nous donner. Déjà le monde grec ne possédait plus la sagesse divine, mais la sagesse du monde et dans le A latin, les cornes sont totalement à l’envers.

Le Aleph, en fait, est formé par une autre lettre qui est transversale, le Vav et deux petits Yod enserrés par le Vav, ce qui lui donne le nombre proche du Tétragramme divin, Yod-Hé-Vov-Hé qui a pour valeur arithmologique 26. Le Aleph = 1. D’où vient le 1 ? nous ne le savons pas, de même que pour le point en géométrie, nous ne pouvons lui donner une origine. Et nous verrons que toutes les autres lettres vont procéder de lui. Il semblerait qu’il soit un don divin par excellence. Il est curieux que le point qui est indéfinissable est aussi une négation dans sa signification dialectique. Il est et il n’est pas. Il en est de même pour le 1 et pour le Aleph qui symbolise par ses cornes et leurs transformations, cette énergie divine créatrice.

Pour interroger les lettres je m’appuierai beaucoup sur une histoire citée dans le Zohar : Après que le Saint, béni soit-Il, jouait avec les vingt-deux lettres de l’alphabet, les unes et les autres, en commençant par la dernière, comme dans une danse sacrée, sont venues le trouver pour lui demander le privilège de présider à la création du monde. Chacune se réclame de commencer un mot d’une grande beauté. Et le Saint, béni soit-Il, leur répond à chacune : « Tu es belle, tu es bonne, tu es magnifique, mais tu es réservée pour autre chose. Ou bien tu commences tel mot, ou bien tu en fais partie et, en conséquence, tu ne peux absolument pas le quitter et je ne peux pas te donner la présidence. » Et toutes les lettres sont renvoyées les unes après les autres jusqu’à ce que la lettre Beith, venue se présenter à son tour lui dit : « Je commence le mot avec lequel on Te bénit en-haut et en-bas ». Et le Saint, béni soit-Il la retient et lui dit : « Oui, tu es bénie et tu seras à la base de toute la Création.

Aleph n’est pas venu se présenter et c’est le Saint, béni soit-Il qui l’appelle. Elle est la seule lettre à avoir été appelée. « Mais Aleph, dit le Saint, pourquoi n’es-tu pas venue ? » Et Aleph répond : « D’abord parce que tu as déjà donné la place au Beith et il ne convient pas que Tu la reprennes pour me la donner. » Et la lettre est louée par Dieu : « Et bien, si tu ne présides pas à la création du monde, tu es réservée pour quelque chose de beaucoup plus grand encore ! » Et l’on sent que la lettre Aleph va émailler la langue hébraïque comme pour la féconder d’une manière essentielle, car ce sera toujours elle qui va apporter la lumière divine, sans laquelle les autres lettres ne pourraient pas vivre.

Aleph va nous poser le problème du pourquoi de la Création. Car, à partir du moment où Aleph va poser le Beith, le 1 posant le 2, où Dieu va poser l’altérité, nous entrons dans le mystère. Pourquoi le Aleph, étant tout le don de l’amour divin, Dieu a-t-Il encore besoin de créer ?

Nous verrons, au fur et à mesure que nous entrerons dans l’intelligence des lettres, que le 1 se suffit à lui-même, qu’il n’a pas besoin du 2, tout en en ayant besoin. Dieu a besoin et n’a pas besoin et cependant dans Sa perfection absolue, Il a besoin de cette création qui viendra s’ajouter à sa perfection pour l’amener encore à un plus que parfait.

De même, dans notre évolution personnelle, nous devons tendre vers un équilibre parfait qui, à la limite, est la mort et qui devra se rompre un jour pour nous amener encore plus loin. C’est ainsi qu’on arrive à comprendre le Beith qui, en entrant dans le mystère de l’Aleph, qui se donne pour être reçu, rejoint celui-ci et l’enrichit. C’est pourquoi, lorsque ces deux lettres sont posées, tout est dit, le rythme est créé, nous pourrions nous arrêter là.

Et si les autres lettres viennent enrichir la danse sacrée, c’est pour poser les lois qui vont permettre à Beth de rejoindre l’Aleph.

Qu’est-ce que Beith par rapport à l’Aleph ? C’est une lettre pratiquement carrée dont un côté reste ouvert. Elle est l’initiale du mot Beith qui signifie « maison ». C’est un élément réceptif qui s’ouvre pour recevoir. Cette lettre aussi va se transformer, tourner à la verticalité et vers la gauche, pour, à travers des changements successifs, se retourner et le B va pratiquement se construire. Mais qu’est-ce que cette maison que figure Beith ? Elle est construite sur deux lettres, Beith et Tav qui renferment toute la Loi et Aleph est là qui se profile à travers le Yod. Lorsque nous rassemblons le Beith et le Tav en interposant un Yod, nous avons le mot qui veut dire la fille, le mot Bath, ou encore la Vierge d’Israël, celle qui doit mettre au monde l’Enfant divin et qui, ensuite, doit être épousée par Aleph. Toutes les traditions ont une conscience lointaine de cette Vierge qui doit enfanter coexistensivement toute la Création, parce que le Verbe contient la Création qui doit enfanter le Divin. De même chacun de nous en tant que Création toute entière, doit mettre au monde le Divin pour être épousé de Dieu. Dans cette perspective Nous comprenons les mystères chrétiens dans lesquels la virginité est liée à la maternité, celle-ci précédant le mariage.

Quand le Aleph pose le Beith, le mot Av, juxtaposition de la lettre A et B (le B se prononce V à la fin d’un mot), rend compte du Père. Et quand nous retournons ce mot, nous obtenons Bo qui rend compte de l’avenir, du Beith allant vers son Aleph final. C’est toute la vocation de l’humanité.

La fille signifiant aussi bien l’homme que la femme, doit être épousée du Père et cette loi est tellement sacrée Que je crois qu’elle fait l’objet de toutes les lois morales concernant l’inceste. Car si un père quelconque biologique s’interpose entre l’homme et le Père divin il l’empêche d’être épousé par lui. La Vierge d’Israël est l’humanité toute entière, nous avons tous la même vocation.

Répondant à une question : Je ne connais pas la langue sanskrite, mais certainement elle contient aussi des énergies très denses et qui sont très proches de l’hébreu. Il serait question d’une langue primordiale qui aurait donné naissance à une branche sanskrite d’un côté, hébraïque de l’autre. La Bible en parle au moment de la Tour de Babel. Tous les hommes, dit le texte, avaient à ce moment une langue une, une langue divine, très proche des sons. Chez les Chrétiens il y a aussi au moment de la Pentecôte les langues de feu qui descendent sur les Apôtres et ceux-ci, pénétrés d’une science que nous ne connaissons pas, parlent une langue qui est comprise de tous.

 

 
La calligraphie hébraïque commence par un trait unique, le premier geste de l'Aleph. Ce simple trait recèle l'ensemble des significations et des secrets de la Kabbale. C'est le corps qui trace, un geste qui dépasse l'intellect. Par la qualité de ce simple trait, il est possible d'apprécier la spiritualité d'un individu. Ce premier trait est un trait de séparation. Un trait oblique qui sépare d'abord pour réunir après grâce à la ligature entre celui-ci et les yod. Dualiste et non-dualiste à la fois, l'essence de la pensée hébraïque est dans ce mouvement d'unification et de séparation. A partir de cette matrice toutes les autres lettres vont reproduire cette imbrication. Chaque trait est comme une entité à part entière, chaque lettre comme une négociation entre différents traits.

Pour accéder à l'intégralité de cette conférence allez sur: http://www.baglis.tv/arts-video/enluminure/1614-calligraphie-hebraique-meditation-art-du-trait.html

L'Aleph et l'art de la séparation

La calligraphie hébraïque commence par un trait unique, le premier geste de l'Aleph. Ce simple trait recèle l'ensemble des significations et des secrets de la Kabbale. C'est le corps qui trace, un geste qui dépasse l'intellect. Par la qualité de ce simple trait, il est possible d'apprécier la spiritualité d'un individu. Ce premier trait est un trait de séparation. Un trait oblique qui sépare d'abord pour réunir après grâce à la ligature entre celui-ci et les yod. Dualiste et non-dualiste à la fois, l'essence de la pensée hébraïque est dans ce mouvement d'unification et de séparation. A partir de cette matrice toutes les autres lettres vont reproduire cette imbrication. Chaque trait est comme une entité à part entière, chaque lettre comme une négociation entre différents traits.

Pour accéder à l'intégralité de cette conférence allez sur:http://www.baglis.tv/arts-video/enluminure/1614-calligraphie-hebraique-meditation-art-du-trait.html

 

Source : http://www.eternelpresent.ch/lettres_hebraiques.html  - http://qabala.wifeo.com/aleph.php