ail

Ail

Allium sativum

Liliacée

 

HISTORIQUE

Plante condimentaire connue depuis la plus haute antiquité. C'était " la thérique des paysans " de Galien. Les Egyptiens l'élevèrent au rang de divinité. Les ouvriers qui édifièrent les Pyramides recevaient chaque jour une gousse d'ail pour ses vertus tonifiantes et antiseptiques. L'ail fut considéré comme une panacée chez les Hébreux, les Grecs et les Romains.

Pour ce que l’on en sait dans la mesure où les origines de cette plante inestimable se perdent dans la nuit des temps, l’ail serait d’abord apparu dans les vastes plaines d’Asie Central. Eh oui, l’ail n’est pas contrairement à ce qu’on imagine communément une plante des pays chauds mais d’abord un bulbe des pays froids et en l’occurrence des steppes gelées de l’actuel kazakhstan.

A l’origine, l’ail pousse en touffes comme de la mauvaise herbe alors que c’est loin d’en être une (c’est d’ailleurs le cas aussi de l’Achillée qui pousse à l’état naturel comme du chiendent). C’est un bulbe qui pousse à l’état sauvage et qui a besoin de peu d’eau et de nutriments pour se développer. Peu de chaleur aussi.

Outre ses extraordinaires qualités culinaires et médicales, c’est sans doute ce caractère exceptionnellement rustique et résistant qui a permis à l’ail de conquérir l’Asie et l’Europe au fil du temps et des invasions.

Au début de notre ère, dés 3000 ans avant JC, l’ail est essentiellement connu en Chine pour ses vertus médicinales et culinaires. Les scribes du royaume de Sumer et la ville d’Ur en vantent aussi les bienfaits sur des tablettes d’argiles dont on retrouvera quelques exemplaires à Ninive et dans les vestiges de la grande bibliothèque d’Hammurabi.

Il y est dit que l’ail rend immortel et que c’est grâce à lui que le grand héros sumérien Gilgamesh retrouva Utnapishtin, le survivant du grand déluge de la Bible qui vivait encore grâce au pouvoir de l’ail.

Toutes les grandes civilisations ont domestiqué l’ail et ont bénéficié de ses bienfaits. Ainsi les Egyptiens distribuaient des gousses entières à leurs esclaves des pyramides pour les fortifier. On a retrouvé aussi de nombreux colliers d’ails dans des sarcophages de pharaons. Ce sont les égyptiens qui ont découverts les propriétés de l’ail contre les morsures de serpents en frottant des gousses sur la plaie pour neutraliser le venin.

D’après la Bible et le Livre de l’Exode, la manne céleste qui tombait du ciel pour nourrir les milliers d’Hébreux fuyant l’Egypte et les troupes du pharaon Ramsès II aurait été composé entre autre d’oignons et d’ail, mets dont les Hébreux auraient largement eut le temps de plaindre l’abondance au cours des quarante d’ans d’errance dans le désert que dura leur exode vers la Terre Promise.

Pourtant, le livre des Nombres dit aussi que durant cet exode l’ail apporta de grands bienfaits aux tribus de l’exode et qu’il soigna de nombreux maux et de nombreuses blessures en particulier dues aux serpents.

Les grecs pour leur part appelaient l’ail la rose de puanteur ou rose puante. Les grands médecins et philosophes grecs citent très tôt les bienfaits thérapeutiques de l’ail que l’on fait distribuer aux soldats, aux ouvriers et aux esclaves pour les renforcer et les aider à lutter contre les maladies et les blessures.

Comme on va le voir pour les romains, l’ail jouissait dans ces deux grandes civilisations à la fois d’une réputation remarquable et d’une sorte de défiance sans doute due à son odeur repoussante aux aigreurs qu’elle provoque à l’estomac quand on la consomme en grande quantité. Ainsi chez les grecs et les romains, l’ail était-il réservé prioritairement aux classes pauvres et aux militaires.

Pour les classes riches, ce condiment bien que bénéfique avait une odeur trop repoussante et certains poètes et médecins comme Horace ont prétendus que l’ail était plus empoisonné encore que la ciguë.

Croît spontanément en Espagne, Sicile, Egypte, Algérie... Cultivé en France.

 

Parties utilisées : bulbe en cuisine et dans diverses préparations médicinales, ainsi que son essence... que je n'ai personnellement jamais prescrite car elle est agressive aussi bien pour le tube digestif de l'usager que pour les rayonnages des pharmacies (elle transmet son odeur de marque à tout ce qui l'entoure).

Principaux constituants connus : glucoside sulfuré, huile volatile mélange de sulfure et d'oxyde d'allyle à peu près purs (Wertheim), soufre; iode, silice, fécule... deux principes antibiotiques (alliacine et garlacine, L. Binet), allistatines  I et II d'action puissante sur le staphylocoque...

 

Composition, d'après L. Randouin et coll. (pour 100 g) :

Calories 138

Eau 63

Protides 6,7

Lipides 0,10

Glucides 28

Cellulose 1

Zinc 1

Manganèse 1,3

Vitamine C 18 mg

Vitamine B1 0,18

(Curieusement, le soufre, très important, n'est pas mentionné ici).

 

Propriétés :

Usage interne :

- antiseptique intestinal et pulmonaire (l'essence s'élimine partiellement par le poumon)

- bactériostatique et bactéricide (usage interne et externe : Torotsev et Filatova).

- tonique (comparé au quinquina)

- stimulant général (cardiotonique) et des organes digestifs

- stimulant opératoire

- hypotenseur (vaso-dilatateur des artérioles et capillaires d'après Loeper) dans les cas d'hypertension.

- ralentisseur du pouls

- antispasmodique

- rééquilibrant glandulaire

- antiscléreux (dissolvant de l'acide urique, fluidifiant sanguin)

- diurétique

- antigoutteux, antiarthritique

- apéritif

- stomachique (active la digestion des aliments  mucilagineuxet visqueux)

- carminatif

- vermifuge (Hippocrate, Dioscoride, Galien...)

- fébrifuge

- préventif du cancer (A.Lorand)

 

Usage externe :

- coricide

- vulnéraire

- antiparasitaire

- antalgique

- résolutif

- tonique général

 

Indications

Usage interne :

- prophylaxie et traitement des maladies infectieuses (épidémies grippales, typhoïde, diphtérie).

- diarrhées, dysentries (Marcovici)

- affections pulmonaires : bronchites chroniques, tuberculose  (Cuguillère), gangrène (Loeper et Lemaire),  grippe, rhumes...

- asthme et emphysème (modificateur des sécrétions bronchiques)

- coqueluche (H. Leclec)

- asthénie, faiblesse générale

- spasmes intestinaux

- atonie digestive

- hypertension artérielle (Pouillard)

- fatigue cardiaque

- certaines tachycardies

- spasmes vasculaires, troubles circulatoires

- varices, hémorroïdes

- déséquilibres glandulaires

- artériosclérose, sénescence (Pr H. Thierssch)

- pléthore, hypercoagulabilité sanguine

- rhumatismes, goutte, arthritisme

- oligurie

- oedème des jambes

- hydropisie

- lithiase  urinaire

- blennorragie

- manque d'appétit

- digestions pénibles

- flatulences

- parasites intestinaux (ascaris, oxyures, toenia)

- prévention du cancer (par son action antiputride intestinale, explications en l'état actuel de nos connaissances)

 

Usage externe :

- corps et verrues, durillons

- plaies, plaies infectées, ulcère, gale, teigne

- otalgies, névralgies rhumatismales

- surdité rhumatismale

- piqûres de guêpes, d'insectes

- abcès froid, tumeurs blanches, kystes

 

Mode d'emploi :

Usage interne :

- ail dans la salade et l'alimentation d'une manière habituelle (de préférence cru).

- une oude deux gousses d'ail chaque matin (goutte, santé générale) et d'une manière habituelle, chaque jour aux repas.

- système recommandable : le soir, hacher 2 gousses avec quelques branches de eersil et ajouter quelques gouttes d'huile d'olive. Le lendemain matin, en faire une tartine pour le petit déjeuner (sur pain de seigne de préférence)

- teinture d'ail au 1/5 : 10 à 15 gouttes, 2 fois par jour (30 gouttes au maximum par jour), par cures discontinues de quelques jours.

- alcoolature de bulbe frais : 20 à 30 gouttes, 2 fois par jour (bronchite chronique, emphysème, coqueluche, hypertension)

- contre les parasites intestinaux: 3 à 4 gousses râpées dans une tasse d'eau bouillante ou du lait. Laisse macérer toute la nuit. Boire le lendemain à jeun, pendant 3 semaines.

- ou encore : 25 g en décoction pendant 20 minutes dans un verre d'eau ou de lait. Deux verres par jour pendant 3-4 jours, à la lune descendante. Renouveler chaque mois (3 mois)

- contre le ténia : râper les gousses d'une grosse tête d'ail, faire bouillir 20 minutes dasn du lait. Boire chaque matin à jeun jusq'à expulsion du ver (ne rien manger avant midi)

- suc d'ail : 20 g dans 200 g de lait tiède, à jeun (vermifuge)

- sirop vermifuge : gousses d'ail écrasé 500 g, eau bouillante 1 litre

Laisser infuser une heure et passer. Ajouter 1 g de sucre. 30 à 60 g le matin à jeun (2 à 3 cuillerées à soupe)

* Pour neutraliser l'odeur de l'ail, mâcher 2 ou 3 grains de café, quelques grains d'anis ou de cumin, du cardamone (H. Leclerc), également une pomme ou une branche de persil

 

Usage externe :

- l'ail, pilé avec de la graisse et de l'huile, donne un onguent appelé moutarde du diable, résolutif des tumeurs blanches.

- désinfection des plaies, ulcères : solution de suc d'ail à 10% avec 1 à 2%d'alcool - ou de compresses de vinaigre d'ail : 30 g d'ail râpé macérés 10 jours dans 1/2 littre de vinaigre.

- gale, teigne : frictions avec le mélange : une partie d'ail et deux d'huile camphrée. Ou lavages avec une décoction d'ail (6 gousses pour un litre d'eau)

- mélange avec 2 parties d'huile camphrée et une d'ail, en frictions (rhumatismes), et le long de la colonne vertébrale contre la faiblesse générale, l'asthénie.

- contre la surdité d'origine rhumatismale, introduire un tampon de coton imbibé de suc d'ail mélangé à de l'huile dans l'oreille, chaque soir.

- contre les otalgies : introduire dans l'oreille une gaze (assez longue pour pouvoir être retirée) contenant une demi-gousse d'ail râpé mélangée à de l'huile

- coricide (cors, verrues, durillons) : piler une gousse d'ail, appliquer le soir en cataplasme frais, en protégeant par un sparadrap, la peau saine. Résultat en moins de 15 jours. Ou bien : appliquer une gousse d'ail chaude cuiteau four. Renouveler plusieurs fois par jour (protéger la peau saine). Ou encore : couper une rondelle d'ail, appliquer sur le cor et maintenir. Renouveler matin et soir.

- piqûres de guêpes, insectes : extraire le dard et frotter avec un morceau d'ail (même chose avec oignon, poireau, sauge...)

 

N.B.

1 - L'ail ne convient pas aux sujets atteints de dermatoses, dartres, d'irritations de l'estomac et des intestins, ni aux nourrices (altère le lait et donne des coliques aux nourrissons). Il est contre-indiqué dans les syndromes congestifs pulmonaires : toux sanguinolentes, toux sèches et fortes, fièvres (H. Leclerc)

2 - Selon une coutume ancienne, des gousses d'ail placées dans un sachet fixé au cou du patient, ou appliquées et maintenues sur le nombril , sont vermifuges et préventives des  maladies infectieuses. Procédé apparemment bizarre portant toujours à sourire les pseudo-scientistes en faux col omniscients. Mais efficace et nous en connaissons maintenant la raison : l'extraordinaire pouvoir de pénétration de l'essence à travers les téguments.

3 - Quelques bulbes d'ail, pilés en cataplasme, peuvent remplacer la farine de moutarde. Le procédé est également utilisé dans certains rhumatismes, pour obtenir un phlyctène.

4 - Dans certaines régions (Midi, particulièrement), on utilise l'ail en suppositoires pour fortifier les enfants.

5 - Dans la fièvre typhoïde, on a conseillé le traitement suivant : entourer les pieds du malade à l'aide d'un cataplasme d'ails râpés auxquels on ajoutera des oignons et orties pilées. Envelopper d'une couverture chaude. Renouveler toutes les heures.

6 - En 1914, des essais furent entrepris au Metropolitan Hospital de New York sur plus de mille cas de tuberculose. Dès 56 genres de  traitements appliqués, les résultats obtenus par l'ail furent les meilleurs en tant que thérapeutique végétale .

7 - Teinture d'ail (préparation) : turbécules bulbeux d'ail 50 g, alcool à  60° 25 g

Débarasser les bulbes des écailles foliacées qui les entourent, couper en morceaux et faire mécérer 10 jours dans l'alcool en agitant fréquemment. Exprimer. Filtrer.

Emploi : à l'intérieur comme antiseptique, vasodilatateur et hypotenseur, antiscléreux, antirhumatismal, antiasthmatique ( dans ce dernier cas, quelques gouttes sur un morceau de sucre au moment de la crise).

8 - Quelques précisions supplémentaires ;

L'ail est certainement l'un des aliments-médicaments qui furent les plus étudiés, empiriquement, cliniquement, scientifiquement.

D'une excellente monographie du Dr G. Guierre (Vie naturelle), j'ai extrait un certain nombre de notions, parfois oubliées :

A. Le Dr Cuguillère a publié, en 1929, un livre chez Maloine : Guérison de la tuberculose par l'ail. L'art médical devant obligatoirement s'assortir de  nuances, il est certain qu'un praticien - sauf pour quelques syndromes bien connus - serait mal inspiré e vouloir traiter une maladie par un seul produit. Généralement, des traitements synergétiques sont nécessaires. Mais ici, il est prouvé que l'ail a une grand mot à dire. J'ai sous les yeux une notice sur le sérum végétal antituberculeux du Dr Cuguillère " remontant, selon toute vraisemblance à 40 ou 50 ans. Composé d'ail, de sels de chauxd'origine végétale à l'étét colloidal, d'un polysulfure d'allyle, de soufre extrait de plantes crucifères, le otut en solution glycérinée, ce produit est destiné à être injecté par voie hypodermique profonde masi peut être ingéré ou donné en lavements à conserver. Toutes ces attitudes sont en effet logiques.

De nombreuses expérimentations sur les bovidés furent effectuées, des examens anatomo-pathologiques, pratiqués dès 1904. Des communications à l'Académie de Médecine furent faites dès 1908. Parmi les chercheurs citons Dujardin-Beaumetz, Loeper, Forestier, Robin,  Netter, Iscovesco, H. Martin-Roux (de Bichat), Royo de Barcelone, les vétérinaires Fauré et Guittard, etc., de grands noms que les médecins connaissent.

Dans ce domaine comme dans de nombreux autres, tous ces traitements négligés au profit de la sacro-sainte molécule nouvelle qui conduit à beaucoup plus de désastres qu'à des guérisons (cf. les statistiques... dignes de crédit) devraient d'urgence ête réhabilitées.

B. Effet hypoglycémiant de l'ail : expérimentations animales de Hope (1933), assez concluantes

C. Action anticancer : les auteurs s'accordent sur l'effet préventif. Mais Nigelle fait état d'expériences pratiquées aux Etats-Unis (Ohio) : des injections de cellules fraîches de sarcome ont été faites à des souris. Auparavant, les principes de l'ail avaient été administrés à un certain nombre de souris, qui résistèrent aux effets de l'inoculation, si bien qu'après 180 jours d'observation, elles étaient toujours en vie, alors que les animaux non traités à l'essence d'ail périrent dans les 16 jours.

Ces quelques notions exposées, on devra se rappeler que l'ail est d'une telle puissance qu'il doit être employé avec modération en fonction de la tolérance personnelle. Il ne convient pas de suivre l'attirude de certaines eprsonnes qui pensent encore " faire mieux " en multipliant les doses presque par 5 ou 10, et parfois plus. Les doses-matraques ne sont, en effet, pas plus indiquées en phyto-aromathérapie qu'en chimiothérapie. On se souviendra aussi qu'au-delà d'un certain seuil, les effets s'amoindrissent, deviennent nuls ou même s'inversent

 

ail soupe

*Quelques recettes utiles :

1. Recette culinaire : la soupe à l'ail

Prendre une gousse d'ail par personne et mettre dans une casserole avec un peud'eauu, de sel et  de poivre. Faire bouillir à feu doucx. Lorsque les gousses sont bien cuites, les écraser complètement. Prendre alors un oeuf pour deux convives, les casser et les battre avec un peu d'eau. Incorporer peu à peu une partie de la purée d'ail et verser le tout dans la casserole, sur le reste d'ail et verser le tout dans la casserole, sur le reste, en remuant. Ajouter la quantité d'eau tiède suffisante. Couvrir et chauffer à feu doux. Mettre dans la soupière des croûtons frits au beurre blond et verser le liquide en le passant.

Cette soupe s'avère un tonique vasculaire et du système nerveux. Elle est indiquée en hiver, contre les affections respiratoires (asthme, bronchites, rhumes...).

 

2. La soupe aïgo-bouïdo

 "Aliment composé de bouillon et de tranches de pain ( (c'est la définition même du Larousse), le nom de soupe évoque souvent de nos jours un langage périmé, un mot de bas étage et qui, pour presque toutes les femmes horrifiées par leur ligne, porte l'étrange responsabilité de kilos superflux dont les pâtisseries et le chocolat, l'alcool et la charcuterie comme l'habituel manque d'exercice sont, en réalité, les sûrs garants. La meilleure preuve ? C'est que les femmes (ou les hommes) qui veulent maigrir s'abstiennent de soupe. Moyennant quoi, en l'absence de toute autre attitude, elles (ou ils) n'ont jamais pu perdre un seul gramme.

On est déjà beaucoup plus dans le vent lorsqu'on parle de potage, qui n'est jamais d'ailleurs (le même Larousse dixit) qu'un " bouillon dans lequel on a mis du pain, ou toute substance alimentaire ".

Mais quand on est un vrai moderne, on ne parle plus que de consommé (comme les menus très distingués), qu'ils soient au porto ou aux tomates, quand il s'agit seulement - selon le Larousse encore que j'ai décidément fait travailler beaucoup ces temps derniers - d'un " bouillon riche en sucs de viande ".

Contrairement à certaines idées fausses fort soigneusement entretenues, aucune " soupe " de légumes n'a jamais fait grossir. Raisonnons quelques secondes : étant donné que le persil et le cerfeuil, l'ail et l'oignon (cf. les pages qui leur sont consacrées), le thym, le romarin, la sauge, comme la carotte, le navet, le céléri et le poireau sont de puissants diurétiques, comment une décoction de ces végétaux portant le nom de " soupe " pourrait bien faire grossir quand la même décoction étiquetée " tisane " a le pouvoir de drainer les déchets et l'eau retenue dans les tissus. ?

 

aigo bouido soupe

 

Ceci rappelé, voici l'aïgo-bouïdo :

Dans 2 litres d'eau, faire infuser une dizaine de feuilles de sauges écrasées. Y ajoute sel, poivre, quelques gousses d'ail (selon les goûts) et u nverre d'huile d'olive. Faire bouillir 10 minutes et verser sur des tranches fines de pain de campagne (genre pain Poilâne, ce pain au levain s'avérant - bien entrendu - meilleur lorsquon le rrend rassis).

On pourra lire au chapitre de la sauge, pourquoi l'aïgo-bouïdo fait toujours pluds d'adeptes.

3. Quelques trucs à connaître

a) pour protéger les fruits de la putréfaction : disposer, dans le fruitier, des bocaux ouverts contenant des gousses d'ail coupées en deux (on peut également utiliser l'oignon);

b) pour remplacer la colle frotter, avec une gousse d'ail, les parties à recoller. Ajuster et maintenir;

c) pour percer le verre : diluer 50 g d'acide oxalyque dans 25  g d'essence de thérénentine. Ajouter 3 housses d'ail râpées et laisser macérer 8 jours. Conserver dans le flacon bouché et agiter de temps en temps. A l'endroit désiré, on déposer une goutte et on opère avec un foret sans presser exégérément. Verser une goutte de temps en temps.

 

PRINCIPAUX SYMPTOMES

 

Attention : en raison des principes actifs particulièrement puissants qu’elle contient (en particulier l’alliine, l’allicine et l’allinase), l’huile essentielle d’ail est dermoagressive et dermocaustique c'est-à-dire qu’elle peut entraîner des lésions cutanées importantes si elle est utilisée trop fréquemment, en trop grande quantité et non diluée sur la peau. A ce titre l’utilisation de cette huile est fortement déconseillée aux personnes présentant des peaux sensibles ou allergiques et totalement proscrite pour les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que pour les jeunes enfants. Pour les autres, retenez que comme pour la majorité des autres huiles, l’huile essentielle d’ail ne doit pas être utilisée pure sur la peau (son odeur d’ailleurs vous en découragera, odeur que vous pouvez masquer en rajoutant par exemple quelques gouttes d’huile essentielle de lavande pour une ou deux gouttes d’huile essentielle d’ail le tout dilué dans une cuiller d’huile végétale)

 

Dermatologie :

•Piqûres de moustiques

•Piqûres de puces

•Piqûres de teigne

•Démangeaisons à la suite de piqûres ou de morsures

•Boutons infectés à la suite de ces démangeaisons

•Traitement des peaux à tendance acnéique

•Traitement des infections cutanées

•Certains herpès

•Traitement de la gale

•Cors

•Durillons

•Verrues

•Traitement des infections fongiques

•Champignons, champignons type levure (traitement des mycoses)

•Traitement des mycoses aigues (dues uniquement au champignon) ou chroniques (diminution de la protection immunitaire favorisant l’apparition et l’installation de ce type de mycose qui devient alors un symptôme)

Infections à candidas albican (candidoses)

•Pieds d’athlète

•Muguet (muqueuses tachetées de blanc et de plaques rouge vif) vaginal

•Muguet labial

•Muguet buccal

•Mycose des pieds, des orteils avec ou sans décollement des ongles des orteils.

 

Appareil urinaire / reproducteur :

•Infections génitales à candidas albican (candidoses)

•Infections génitales fongiques

•Mycoses et infections vaginales (attention ici à la dilution qui doit être maximale. Pour le traitement des parties génitales ou des muqueuses qui sont des zones à peau très fine et nervurée, préférer l’huile essentielle de tea-tree. C’est tout le problème de l’huile essentielle d’ail : elle est redoutablement efficace mais tellement puissante que mal utilisée elle peut provoquer plus de mal que de bienfaits.

•Muguet vaginal

•Certaines mst

•Cystites

•Urétrites

•Inflammations de la vessie

 

Système cardiaque :

Attention : Les huiles essentielles ne sauraient en aucun cas traiter une pathologie cardiaque. En conséquence tout trouble installé et vif avec douleurs thoraciques même légère, fourmillement et / ou essoufflement doit vous inciter à consulter immédiatement.

•Dérèglements cardiaques légers avec troubles du rythme et ensemble de sensations imputables au stress ou à l’épuisement.

•Arythmie légère (traitement d’accompagnement uniquement)

•Tachycardie légère (traitement d’accompagnement uniquement)

•Sensation d’oppression cardiaque.

•Excès de cholestérol (traitement d’accompagnement uniquement)

•Hypertension artérielle (traitement d’accompagnement uniquement)

 

Système digestif :

•Indigestions

•Intoxications

•Excès alimentaires (surtout excès de graisses)

•Ballonnements

•Flatulences

•Nausées

•Coliques

•Diarrhées

•Gastroentérites virales

•Crampes et spasmes de l’intestin et de l’estomac

•Certains symptômes du syndrome du colon irritable (SCI)

 

 

PRINCIPALES INDICATIONS THERAPEUTIQUES

• Action préventive à large spectre : la première et principale indication de l’huile essentielle d’Ail est son action préventive très large sur l’organisme. Prévention contre les infections, préventions contre les maladies cardio-vasculaires et les maladies du cœur en général, prévention contre les risques liés à l’hypertension et prévention de l’obésité, prévention contre les pathologies digestives et respiratoires, prévention contre les maladies de peau, les maladies nosocomiales, les maladies respiratoires (maladies transmissibles), les maladies des intestins, les maladies des ongles et les maladies de la langue (infections buccodentaires). Par extension, prévention à large spectre contre tous les déséquilibres internes qui pourraient entraîner à force le développement de ces différentes pathologies par affaiblissement progressif du système immunitaire. Le mot clé de cette huile essentielle particulièrement précieuse est donc la prévention. Ce qui signifie qu’elle sera puissante pour maintenir à l’équilibre un organisme relativement sain mais qu’on lui préfèrera d’autres huiles essentielles lorsqu’il s’agira de traiter directement un symptôme (une infection cutanée par exemple) plutôt que la raison profonde de ce symptôme (le déséquilibre de l’organisme qui aura laissé s’exprimer cette pathologie).

 • Prévention des infections fongiques externes : la seconde indication de l’huile essentielle d’ail concerne les infections fongiques externes, c'est-à-dire des infections le plus souvent dermatologiques ayant pour origine des champignons. Ce sont par exemple les mycoses et infections vaginales (sans effets sur les infections vaginales à streptocoques), les candidoses (infections à candidas), le muguet vaginal et / ou muguet buccal (muguet de la bouche), les infections sexuellement transmissibles fongiques et maladies sexuellement transmissibles fongiques (mst), certaines infections dentaires successives aux infections fongiques buccales (déchaussements, abcès), tout type d’infection génitale et infection gynécologique fongique, primo infections et infections du pénis, infection du clitoris, certaines infections anales fongiques, infection bouche de type fongique, infection du nombril, infection de la langue, infection de la peau, infection du pied (pied d’athlète), infection latente fongique, mycoses des pied, mycose des ongles, mycose génitale, mycose du pénis, mycoses vaginales fongiques, mycose de la langue, mycose du gland, certaines mycoses anales, mycose dans la gorge », mycose à la verge, mycoses à candida albican, et par extension toutes les infections non bactériennes, microbiennes ou virales sur lesquelles donc les antiseptiques et / ou les antibiotiques sont absolument sans effet tels que les mycoses des pieds, des mains, du pli des genoux.

• Prévention des infections nosocomiales de type fongiques : toutes infections mycosiques cutanées ou internes contractées en milieu hospitalier.

 • Prévention des infections fongiques internes : les infections fongiques peuvent aussi demeurer invisibles c'est-à-dire sans expressions ni symptômes cutanées. Il peut s’agir d’infections à champignons type levures ou moisissures s’attaquant à la paroi de l’œsophage, de l’estomac ou de l’intestin (infection du colon ou mycose intestinale fongique). Au stade des connaissances de l’aromathérapie, l’huile essentielle d’ail est une arme redoutable contre tous les types d’agents fongiques internes responsables des ulcérations et des douleurs gastro-intestinales à l’exception notable (et regrettable) d’helicobacter pylori responsable de la plupart des gastrites, des ulcères de l’estomac et des reflux gastro oesophagien dans la mesure où cet agent est une bactérie et non un champignon. Hormis ce cas particulier, l’huile essentielle d’ail utilisée en capsules gastro-resistantes (infections fongiques internes) ou en badigeons (infections fongiques externes) se révélera une alliée précieuse pour nettoyer votre organisme ou réduire les plaies cutanées d’origines fongiques.

•Puissante action insecticide : l’huile essentielle d’ail repousse impitoyablement tous les insectes et soulage rapidement les piqûres de toutes sortes en évitant les infections ou en réduisant rapidement les surinfections. Pour repousser n’importe quel insecte de vos plantations et mettre ainsi en place une véritable barrière olfactive contre les moucherons, les pucerons, les fourmis et les puces, il vous suffit de pulvériser un mélange d’eau et d’huile essentielle d’ail ou même de laisser macérer plusieurs gousses d’ail dans de l’eau. Aucun insecte ne s’approchera plus de vos tomates ou de vos rosiers et même si des larves se sont déjà introduites avant traitement, l’ail se chargera de les asphyxier !

• L’huile essentielle d’ail est un puissant désinfectant respiratoire : d’accord son odeur n’est pas des plus commode mais elle vous débarrassera en un clin d’œil d’une sale bronchite, d’une toux grasse et sifflante, d’un encombrement de mucus infecté dans les bronches qu’elle dégagera en libérant puissamment la respiration. Aucun bacille ne résiste à sa redoutable action antibiotique et elle vous fera passer toute congestion des voies respiratoires en un clin d’œil.

• L’huile essentielle d’ail est un puissant régulateur de la tension artérielle : elle fluidifie le sang et le purifie de ses impuretés, elle supprime progressivement les dépôts graisseux sur la paroi des artères qu’elle renforce, et surtout elle fortifie le cœur et les poumons. Abusez-en (raisonnablement) si vous avez des problèmes d’hypertension ou de cholestérol.

• L’huile essentielle d’ail est un puissant antiseptique gastro-intestinal : elle combat très efficacement les ballonnements et les flatulences, les estomacs encombrés et alourdis par une nourriture trop grasse, les nausées surtout dans la partie haute, les abdomens distendus, les coliques et les diarrhées surtout dans le cas des gastro-entérites virales ou des entérocolites. Vous l’utiliserez à raison à chaque fois que vous avez trop mangé, mangé trop gras ou que vous ressentez des crampes et des spasmes à l’estomac à la suite d’une infection virale ou d’une intoxication alimentaire.

• L’huile essentielle d’ail est sudoripare c'est-à-dire qu’elle facilite la transpiration. Vous vous en servirez utilement pour chasser une mauvaise fièvre d’origine bactérienne ou virale ou tout simplement pour nettoyer votre organisme en profondeur après par exemple un excès répété de nourriture. De plus, l’huile essentielle d’ail favorisant la production de bile, elle aidera utilement votre organisme à se décrasser en expulsant naturellement les toxines accumulées dans votre foie et votre vésicule biliaire.

• En plus d’un antiseptique remarquable, l’huile essentielle d’ail est aussi un antibiotique naturel : aucun virus ni aucune bactérie ne résistera à son action à large spectre qui agira en profondeur tout en respectant la flore intestinale. Vous l’utiliserez volontiers pour traiter des infections intestinales et urinaires, des cystites et des urétrites à répétition.

• L’huile essentielle d’ail est une arme redoutable contre les intoxications alimentaires dues aux aliments avariés : vous l’utiliserez pour combattre les suites d’une intoxication modérée à forte avec spasmes, diarrhées et vomissements, grande soif et peu de fièvre. ATTENTION : les intoxications graves type ingestion de champignons toxiques avec crampes abdominales, hallucinations et grand engourdissement glacé du corps doivent impérativement faire l’objet d’un lavage estomac et d’un suivi hospitalier. De même tout symptôme d’intoxication ne cédant pas rapidement même un peu avec l’huile essentielle, en particulier le symptôme de diarrhée qui peut conduire à la déshydratation rapide des enfants et des personnes âgées doit vous inciter à consulter impérativement un médecin.

• En résumé, l’huile essentielle d’ail est un puissant récupérateur des forces de l’organisme et un stimulant remarquablement efficace des systèmes immunitaires fatigués. L’ail nettoiera de plus votre sang, protégera vos artères et votre cœur, stimulera votre vésicule biliaire et désinfectera vos intestins en profondeur.  

 

ail fleur

 

L'Elixir d'Ail (Allium Sativum)

 

Cet élixir élimine le sentiment d'insécurité, la nervosité, les tensions autour du nombril, les peursd'origine inconnue, le trac devant une personne ou un public, l'appréhension devant un obstacle, un examen ou une compétition. Il efface l'anxiété latente qui est enracinée dans l'inconscient. Il met à l'aise devant n'importe quelle situation car il renforce la volonté et le mental sur le point de se laisser envahir par n'importe quelles considérations.

Allium proviendrait du celte all qui signifie brûlant. Le secret de la plante vient essentiellement de sa saveur piquante et chaude qui selon les Anciens et maintenant selon la médecine tibétaine, éloignerait le démon, les vampires, les mauvais esprits. Hermès, ne conseille-t-il pas à Ulysse de se munir d'ail pour visiter Circé la sorcière ? Les suédois,ne combattent-ils pas les trolls en répandant de l'ail dans les étables et ceci se passe de nos jours.

Ce parfum spécial vient spécialement d'une essence sulfurée : l'allicine (principalement) stimule le système nerveux et le système immunitaire de l'homme au point de créer dans son aura un champ magnétique hostile à toutes sortes de parasites et d'insectes. Il provoque des interférences vis-à-vis des êtres du bas astral et porte l'homme en quelque sorte sur un nuage qui plaîtau Moi en quête d'absolu. Disons encoe aux sceptiques qu'il place  l'homme dans une zone tellement aseptisée que l'esprit se trouve avec les pleins pouvoirs sur l'âme et le corps physique. En fait, la santé totale passe par un parfait alignement de ces trois corps. L'âme, le corps intermédiaire aime particulièrement être reliée à son essence divine. Et si ce n'est pas le cas, elle s'affaiblit instantanément et se laisse envahir par les toxines de la peur. Ces dernières sont la porte ouverte à toutes sortes d'agressions dirigées sur notre corps physique.

Donc l'allicine est une force puissante. Elle génère autour d'elle des enzymes, des vitamines A,  B, C et de l'interféron, substances qui aident les dépendancessatellitaires de l'âme : en l'occurence les systèmes nerveux et immunitaire. L'élixir d'ail est donc indiqué contre toutes les formes de pestes, contre le choléra, le typhus, la typhoïde, la toux, l'enrouement, l'extinction de voix, l'emphysème pulmonaire, le catarrhe bronchique, la tumeur, la gangrène, l'obésité, l'alcoolisme, le diabète, l'hypoglycémie, les vers intestinaux, l'eczéma, les dartres. Il atténue les lésions vasculaires, le psoriasis, les méfaits de la nicotine, des métaux lourds (cadmium), des miasmes pétrochimiques ou de la radioactivité.

Allium sativum sauvegarde tout sauf les hypotendus (car il fait baisser la tension). Nous avons déjà vu (dans le premier tome) la particularité des plantes à bulbes. Le bulbe peut rester huit mois dans un grenier et quatre mois seulement en terre. Il détient la maîtrise de l'élément terre comparativement à beaucoup d'autres plantes.Cet élément terre correspond chez l'homme au chakra gonadique. Cette Liliacée est donc indiquée pour renforcer les organes nourris par ce chakra. A savoir le colon envahi par les gaz et les poisons, les organes génitaux improductifs. Au même titre que l'ail rendait musclé les Egyptiens pour bâtir les pyramides, l'élixir d'Ail sauvage rend les couples fertiles et protège les travailleurs de force de la hernie inguinale.

Ces commentaires nous laissent entrevoir la signature planétaire de l'ail. Pour ceux qui hésitent, il suffit d'observer sa fleur : elle est hexagonale et possède six sépales. Elle est régie par Tiphéret, l'intelligence solaire qui lui confère ses vertus en la dotant d'un raon blanc purificateur légèrement entaché de violet.

Mos-clés : L'exclamation " Hail " indique souvent une douleur physique ou psychique; parfois une contrariété, souvent une appréhension ou un trac. On peut ajouter que cette exclamation est le cri de l'âme. Phonétiquement, le "I" anglais signifie le Je fançais; ou encore l'auteur de l'action décrite par le verbe. Le Je serat-il en fait à  la hauteur du défi ? La réponse est oui si du moins, le JE dispose d'un flacon d'élixir d'Ail sauvage.

 

Source : " Se soigner par les légumes, les fruits et les céréales " du Docteur Jean Valnet - http://www.huiles-essentielles-sante.com/ail.html -     " Bach et Pythagore, vingt-six-siècles après... " tome 2 de Roger Tanguy