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Brève description:
L’homme a différents niveaux au sein des niveaux de l’existence. Lorsqu’il se tourne vers l’intérieur, il y trouve bien plus de lui même qu’il ne le pense. Le livret « A l’écoute du Maître invisible » du Dr K. Parvathi Kumar révêle quelques pages cachées des choses en ce qui concerne l’être humain.

 

Contenu:
Ce petit livre est intéressant pour ceux qui souhaitent s'aligner intérieurement, dans la recherche de l'inconnu. Le livre mène le lecteur dans un vol vers le Monde Intérieur et révèle amplement les mondes phénoménal et nouménal lorsque l’on pratique régulièrement la Méditation.


Editions Dhanishta, Barcelone, 1999

 

 

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Préface

 

Ce petit livre est intéressant pour ceux qui souhaitent s'aligner intérieurement, dans la recherche de l'inconnu. Le livre mène le lecteur dans un vol vers le Monde Intérieur et révèle amplement les mondes phénoménal et nouménal lorsque l'on pratique régulièrement la  Méditation.

Ce livre n'est pas recommandé pour l'étude en général mais il est destiné à circuler de façon privée parmi les groupes pour lesquels la méditation est un travail sacré.

Il est publié le 18 novembre 1998, à l'occasion du 28ème anniversaire du World Teacher Trust (Association de l'Instructeur du Monde) en commémoration du travail accompli.

 

 

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On m'a demandé de traiter le thème sublime  "L'Ecoute du Maître Invisible". Je le fais avec  la plus grande humilité.

Le MAITRE, ISWARA ou ANTARYAMI est le fondement de la Création, qui est à la fois visible et invisible. Il est appelé par plusieurs noms et adoré sous de nombreuses formes, autant que l'homme puisse en concevoir. En vérité, IL est au delà du nom et de la forme. IL peut être réalisé et expérimenté, alors qu'on ne peut expliquer que peu de choses à son sujet. IL est l'Existence Pure, SAT, au delà de la Création et IL est la Conscience Universelle, CHIT, au sein de la Création. IL est le fondement des plans d'existence subtils et denses. L'écouter requiert une discipline, une façon spécifique de se cultiver soi-même. IL est visible et audible pour ceux qui suivent une telle discipline et ne l'est pas pour les autres. La visibilité ou l'invisibilité est fonction de l'état de conscience de chacun.

Ce qui est invisible est aussi visible pour ceux qui ont acquis l'ANTAHKARANA SAREERA. Ce qui est  visible en général est ainsi visible pour tous grâce au BAHIRKARANA SAREERA. Normalement nous, les êtres, regardons à l'extérieur à partir de l'intérieur. C'est pour cette raison que nous sommes appelés PASUS. Nous regardons l'extérieur depuis l'intérieur, nous écoutons l'extérieur, nous cherchons les choses dans l'objectivité, nous nous projetons dans l'objectivité à partir de l'intérieur. Cela est dû au fonctionnement des  sens dont le nom collectif est "le mental".

Le mental, les sens et le corps sont les instruments de l'Etre pour s'extérioriser dans le  monde objectif et l'expérimenter. La plupart des êtres font ainsi et se familiarisent avec  l'objectivité. C'est la variété des expériences, relatives à l'objectivité, acquises par  l'intermédiaire d'une telle extériorisation, qui est retenue comme connaissance et expérience. Celles-ci, à leur tour forment la base pour des actions ultérieures.

L'être humain s'extériorise grâce à l'aide de la Nature dans la même mesure qu'il s'intériorise. Le sommeil est un processus d'intériorisation de l'être tandis que le réveil est un processus d'extériorisation. Les êtres ordinaires visualisent l'extérieur et l'appellent le  visible, ceux qui connaissent visualisent l'intérieur également. Ce qui est invisible pour les premiers est visible pour les seconds. La clairvoyance et la claire audience sont de tels phénomènes. L'écoute du MAITRE INVISIBLE est une technique acquise par l'intériorisation. Se tourner vers l'intérieur et se mettre à son diapason est le processus.

L'orsqu'il est éveillé, l'Etre reconnaît et devient conscient de son existence. Même avant de  reconnaître son existence, il existe déjà réellement. Parce qu'il existait, il s'est éveillé et est devenu conscient de l'Existence. Dès qu'il est devenu conscient de lui-même, il est entré dans le champ de la pensée et avec l'aide des cinq sens et du corps, il s'est extériorisé lui-même  dans le monde objectif. Il est ainsi familier avec le plan de la pensée, le plan des sens et le plan physique pendant qu'il se manifeste consciemment dans l'objectivité avec ses instruments extérieurs.

Une personne sur un million cherche à percer le secret que constitue le fait de sombrer dans le sommeil et de s'en éveiller. Tel est le chercheur ardent, celui qui s'efforce de savoir comment il s'éveille, d'où il s'éveille, ce qu'il était et où il était avant ce réveil. Chacun de nous est tout à fait certain qu'il existe pendant les heures de sommeil. Nous avons hérité de cette connaissance. Comme nous savons qu'après une période de temps, nous nous réveillons de notre sommeil, nous avons tendance à nous endormir avec bonheur. Si nous n'étions pas sûrs d'existe pendant les heures de sommeil, aucun d'entre nous n'oserait dormir ni même ne se laisserait aller à un quelconque assoupissement.

Il y a autant dans le monde subtil et subjectif que dans le monde objectif. Les Védas énoncent que les trois quarts de CELA sont invisibles, immortels et Divins, tandis qu'un quart est visible et mortel. Ce que nous voyons dans le plan dense objectif est sujet à un changement constant à cause des intelligences subtiles fonctionnant sur les plans subtils. Ces derniers sont divisés en trois pour notre compréhension.

Le chercheur qui se propose d'enquêter sur la source de son être et de voir ou d'écouter le  MAITRE INVISIBLE, a besoin d'entrer dans ces plans subtils. On décrit ces trois plans subtils comme MADHYA, PASYANTHI et PARA. Lorsqu'on les décrit comme étant au nombre de six, ils sont :  le Plan Vital ou PRANAYAMA KOSHA, le Plan Mental ou MANOMAYA KOSHA, le Plan de la Sagesse ou VIGNANAMAYA KOSHA, le Plan de la Béatitude, le  bonheur intérieur sans perturbation appelé  ANANDAMAYA KOSHA, le Plan de l'Existence  Localisé ou ANUPADAKA KOSHA et le Plan de l'Existence Universelle ou Collective, ADL.

Dans la même mesure où le monde extérieur ou objectif peut être visualisé par des instruments externes, c'est à dire : le mental, les sens et le corps, les monde subtils ou invisibles peuvent aussi être expérimentés par des instruments internes appelés ANTAH KARANAS. Notre être et la source de cet être peuvent être expérimentés par des instruments internes qui existent potentiellemnt en chaque être humain.

Il est nécessaire de cultiver une discipline spécifique pour permettre le développement de ces instruments internes, ANTAH KARANAS. Ces instruments internes sont :

1) Le Mental Subjectif

2) Buddhi

3) La Conscience en tant qu'Etre Individuel ou CHAITANYA

4) La Conscience appelée l'Etre Universel ISHWARA ou ANTARYAMI

 

Le chemin ancestral du Yoga  ainsi que les Upanishadont établi les lois et les règles qui, une fois suivies, mèneront le vrai chercheur jusqu'à son Etre. Sur le Chemin d'ISWARA qui est la Déité qui préside en chaque être, on doit adopter l'instrument du son car le son est considéré comme la base tant pour la manifestation des divers plans d'existence que pour leur dissolution à travers les cycles du temps. Le Mot Sacré est la note clé et écouter le son est considéré comme le premier pas et le pas fondamental pour  écouter et visualiser le MAITRE à l'intérieur. C'est dans ce contexte que le Mot Sacré OM a acquis de l'importance tant à prononcer qu'à écouter. OM est le fil qui passe à travers les diverses perles de l'existence à l'intérieur de l'être et à l'intérieur du GRAND ETRE également.


 

OM

 

Les Upanishads décrivent le OM ou PRÁNAVA comme l’arc et le chercheur de vérité comme la flèche qui doit se lancer elle-même vers le haut autant qu'elle le peut avec l'aide de l’arc.

 

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L'Etre humain préfère parler plutôt qu’écouter. Les règles relatives au son postulent que l’on doit être plus un auditeur zélé qu'un orateur zélé. Il est dit qu'un auditeur zélé est un bon orateur.

"Ecoute à l’intérieur et alors exprime" est une instruction à l’étudiant du Yoga.
"Ne parle pas sans avoir écouté" est une autre instruction.

 

Ecouter est le côté positif du son et parler est le côté négatif du son. Dans les Ecritures, le pôle négatif est décrit comme féminin et le pôle positif comme masculin. Brihaspathi et Saraswathi sont les déités décrites dans les Ecritures comme les aspects positif et négatif du son, ce qui signifie les facultés d'écouter et de parler dans l’être. Celles-ci doivent être domestiquées par la discipline donnée.

Il faudrait comprendre que seul celui qui sait bien écouter, sait bien parler.

Pour commencer, on peut écouter dans l’objectivité. Lorsque quelqu'un a de plus en plus tendance à écouter plutôt qu'à parler, il acquiert la qualité d'être un bon auditeur. Les auditeurs sont bienvenus dans le Monde subtil et Divin, plus que les conférenciers qui font du bruit à l'extérieur. La capacité d'écouter de préférence à celle de parler serait le premier pas permettant d'éviter les paroles inutiles qui font du bruit. Cela évite également les paroles indésirables et intolérables. De plus, cela évite les propos qui critiquent les autres. Finalement, on cesse d'émettre des jugements dans ses paroles. Ce sont des qualités très importantes a acquérir si l'on cherche a entrer dans le domaine de l'écoute de l'invisible. C'est pourquoi la discipline relative à ce thème demande plus d'écoute et moins de paroles. Avec une telle faculté, quand on prononce le OM, on écoutera également la prononciation du OM.

A l'intérieur, le Mot Sacré OM est prononcé au sein de l’être.

 

Lorsque quelqu'un développe une écoute zélée du OM, en le prononçant et en l'écoutant attentivement et complètement jusqu'à la source du OM en lui, il trouvera que le son émerge de lui-même, initialement de ses cordes vocales. Mais s'il retrace soigneusement le Chemin jusqu'à la Source du OM, il atteindra la base du son vocal où il trouvera que l'expiration est la base de ce son vocal. Il se rendra compte encore que l'expiration est a son tour basée sur l'inspiration. Il réalisera que l’inspiration se transforme elle-même en expiration. L'expiration étant la base, le son est émis. On trouve donc que le son émerge d'un point où l'inspiration se transforme en expiration, tandis qu'il acquiert son statut vocal au Centre de la Gorge. Lorsqu'on contemple profondément pendant de longues années le point en soi où l'inspiration se fond avec l'expiration, on est attiré dans cette partie appelée le champ de la pulsation - le lieu de naissance de la respiration. Ce champ de pulsation est nommé HRIDAYAM. HRIDAYAM représente HRIT AYAM, signifiant: Ici JE SUIS.

Ici JE SUIS est le son du lieu de naissance de la respiration, ce que les sages expliquent comme  AHAMASMI, signifiant j'existe. A ce stade de conscience, le chercheur s'identifie lui-même avec le chant enchanteur, rythmique et métrique de la respiration qui est basé sur la pulsation. Si l'on continue davantage à poursuivre l'écoute de la pulsation HRIDAYA SPANDANA, on sera encore davantage enchanté par le double son de la pulsation qui provient du fonctionnement centripète et centrifuge de l'être. Ce son jumeau est naturellement réalisé par le biais d'une intériorisation plus profonde. Cet effort poursuivi nous révèle que lorsqu'on inspire, le son à écouter est O et lorsqu'on expire, le son à écouter est HAM. SO HAM est le son jumeau qui advient à l'intérieur de l'êtreen tant que son propre SPANDANA ou principepulsant. Le double son SOHAM est décrit comme le MANTRA HAMSA qui continue à avoir lieu en soi à tous les stade d'existence. On réalise que ce CHANT DU CYGNE fonctionne éternellement en soi non seulement pendant les heures de veille mais également pendant les heures de sommeil.

 

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Comme le CHANT du CYGNE se réalise vingt quatre heure sur vingt quatre, ce serait bien que le chercheur l'écoute autant qu'il peut. Au cours du processus, le nombre de pensées que l'on produit par minute se réduit considérablement tandis qu'avec l'aide d'une pratique continue, on reçoi  la grâce du contact magnétique du CHANT du CYGNE. Lorsque nous sommes en contact avec le Chant, notre respiration et notre mental objectif se neutralisent l'un l'autre et nous établissent plus profondément dans la pulsation, plus profondément que la respiration et la pensée. A ce stade, on dit du chercheur qu'il est arrivé à la PORTE, celle sur laquelle il frappe pour entrer dans l'état plus subtil d'existence. C'est dans cet état que le chercheur réalise que la  espiration et la pensée se neutralisent l'une l'autre, lui permettant d'entrer dans l'état de pulsation où il n'y a que la conscience de son jumeau. Il s'est suffisamment retiré en lui pour entrer davantage dans le double son et dès lors on considère qu'il a atteint l'état du "Prana Régularisé".Dans le Sentier du Yoga, on décrit ceci comme le PRANAYAMA. La compréhension populaire du PRANAYAMA en tant qu'exercice de respiration est une compréhension déformée servant son propre dessein pour le profane et qui celle l'entrée du Royaume Intérieur.

Le chercheur qui est absorbé par le DWAYAKSHARI MANTRA ou SOHAM, frappe continuellement au point central dans le HRIDAYA qui pulse (la Porte ou le Centre du Coeur). Lorsque l'aspiration est suffisamment ardente, suffisamment continue, et qu'elle est bien soutenue par la discipline relative à l'activité extérieure, il y a une chance d'entrer par le double son SOHAM pour réaliser le son monosyllabique OM. Ceci arrive au  chercheur par la grâce du Temps dont la dimension est au delà de l'effort du chercheur. Jusqu'au moment où le Temps accordera la grâce et la  permission d'entrer par la Porte qui fait passer de l'autre côté, il est fermement recommandé au chercheur de travailler patiemment à se mettre en  harmonie avec le chant SOHAM car il lui offre la tranquillisante "Musique de l'Ame". Cette  musique du son jumeau absorbe, enchante et capte toute l'attention. Les mots clé à ce moment là sont patience et continuité sans hâte ni anxiété. Quand le cehrcheur devient anxieux, il est expulsé de l'état intérieur de pulsation dans les états extérieurs de respiration et de pensée, etc... La  question "quand vais-je passer à travers le son centripète et centrifuge ? devrait être dissoute en se fixant sur la félicité du Chant. Comme nous l'avons affirmé précédemment, grâce aux dons du Temps, de l'épuration du Karma et de la continuité de la  pratique couplée avec SRADDHA ou l'aspiration  ardente, on passe à travers la pulsation ou SPANDANA pour atterrir dans la pulsation subtile. On y écoute le Mot Sacré OM, le NAADA Eternel ou résonance, qui se produit dans le Centre du Coeur. A ce point, il est dit que le chercheur est entré dans le Saint des Saints du mental objectif, il s'est intériorisé das le mental subjectif en neutralisant toutes les pensées subjectives et la respiration. Ainsi, il a plongé profondément dans l'état de pulsation et plongé davantage par l'ouverture du Centre du Coeur dans le Son Sacré OM.

Comme il réalise la pulsation subtile, il se retrouve lui même comme un oiseau/cygne, comme un Etre de Lumière qui continue à pulser dans le Temps et l'Espace, oublieux des noms et des formes de l'objectivité. continuellement, il fait l'expérience de son mouvement en tant que pulsation subtile dans la colonne vertébrale, à l'intérieur de la forme de son corps, partout entre le Centre des Sourcils et le Centre de Base. On considère qu'un tel être s'est absorbé  en lui-même - ce qui signifie qu'il s'est replié des états extérieurs de l'existene vers l'état intérieur de l'existence appelé PRATYAHARA. Il réalise qu'il est le principe pulsant subtil qui  se déploie dans l'objectivité par la pulsation, la respiration, la pensée et l'action.

En poursuivant davantage sa quête, il reste à l'écoute des variétés de NAADAS qui vont de SRI MUVVALA SAVVADI ou CHINI CHINI NAADA jusqu'au son d'un nuage qui gronde comme le tonnerre ou MEGHA GARJANA. La beauté du son intérieur lui permet d'écouterl e son de la conque, la Musique de la Flûte, le son résonnant du  DHAMARUK (le petit tambour double), le son de la trompette et finalement d'être à l'écoute du son du tonnerre dans le nuage.

En prenant conscience de ces sons, il réalise simultanément la mesure  correspondante de Lumière de chacun des sons. Plus profond est le son, plus brillante est la Lumière dont il fait  l'expéreince. Pour en parler en termes plus légers, le chercheur fixe son attention sur le "Spectacle de Sons et Lumières " à l'intérieur de lui, et il n'est plus intéressé par les sons qui touchent les sens et les lumières de l'objectivité sauf pour le but limité de son NIYATA KARMA ou le respect de son devoir. Tandis qu'il continue à écouter des sons de plus en plus profonds, il entre dans la vallée dont le ciel s'étend et est lui aussi de différentes couleurs; selon la force de la pratique, elles vont du rouge à l'orange, au jaune or à l'aigue-marine et au pur bleu ciel. Il y fait l'expérience du disque du globe solaire et plus tard du globe lunaire. C'est à ce point qu'il réalise que le disque de Lumière n'est rien d'autre que lui-même, décrit dans les Ecritures comme BINDU ou point de Lumière par une ouverture.

 

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A cette étape, l'être s'exprime en tant que BINDU faisant l'expérience du NAADA (Son) et du KALA (Lumière). Ceci est comme l'état de NAADA BINDU KALA. En réalisant cet état sublime, il se retrouve lui-même manifesté comme une forme miniature de Lumière correspondant à la forme de son corps. De plus, il réalise qu'il n'est pas la forme mais qu'il est dans la forme et qu'il la détient afin de fonctionner dans le monde extérieur. A ce stade, on dit du chercheur qu'il a gagné le DHARANA, la sixième étape du yoga. Selon les exigences de son devoir, il pourrait même être capable de sortir de son corps et de répondre à des appels d'aide éloignés.

Plus loin dans la poursuite de sa quête, il réalise qu'il est la Lumière et le Son qui pulsent dans "la Lumière qui imprègne tout" ou ISWARA. Le chercheur a fait un plongeon  dans l'Océan du son et de la Lumière (ISWARA) et graduellement il réalise qu'il est véritablement BRAHMAN qui existe comme lui-même, en tant que JE SUIS. Il voit que son existence individuelle est une existence temporaire dans les coordonnées du Temps et de l'Espace et qu'au delà de ces coordonnées, il est CELA, uniquement. De surcroît, il réalise que c'est seulement CELA qui fonctionne en tant que lui-même et qu'il n'a pas d'existence individuelle. Ceci est la réalisation ultime.

Celui qui a réalisé les états décrits ci-dessus, est l'être quiest bien relié à ISWARA. Relié ainsi à ISWARA, il fonctionne selon les nécessités du Temps et du lieu, descendant dans l'état de JE SUIS, la conscience localisée. Mais, en l'absence de demandevenant d l'objectivité, il reste identifié à ISWARA ou SARVANTHARYAMI débarassé de son identité en tant qu'individu. Comme le chercheur est relié à ISWARA, la Lumière d'ISWARA brille à travers lui.  Lorsqu'il fonctionne dans le monde extérieur, il fonctionne en s'unissant à ISWARA et il ne se déconnecte jamais d'ISWARA, la Conscience Universelle.

Il prend également conscience que toutes les formes émergent similairement du même ISWARA. C'est comme l'océan qui émerge sous  la forme d'une vague. Le contenu de toutes les vagues est exactement le même, parce que l'inséparabilité de la vague et de l'océan est expérimentée comme l'inséparabilité de soi-même et d'ISWARA. Tandis qu'ISWARA est l'Océan en tant que Conscience Universelle, la vague individuelle venant de l'individu est la vague venant de la Conscience Océanique. La réalisation à ce stade est que la vague n'est pas différente de l'océan si ce n'est dans son état. Dans son contenu/essence, c'est la même chose tandis que dans son état, c'est différent.

On considère qu'un tel être a développé le  lien avec ISWARA duquel il reçoit  continuellement son programme de fonctionnement, selon le temps et le lieu. Tel est celui que l'on appelle "celui qui a reçu l'onction". Tel est celui que l'on nomme  "celui qui s'est abandonné".Tel est celui  dont on dit qu'il est mort à son existence séparative et est né à l'universalité. C'est ce que l'on décrit comme "la naissance dans la Lumière" par contraste avec "la naissance dans l'obscurité ou la naissance dans le corps". On l'appelle aussi DWIJA "celui qui est né deux fois".

 

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Le chercheur qui a réalisé ainsi l'écoute  d'ISWARA et agit, écoute ISWARA à  l'intérieur et à l'extérieur et agit. Celui là est ouvert à voir et à entendre ISWARA à  l'intérieur et à l'extérieur. Lorsqu'il écoute aisi, il se comporte en fonction  d'ISWARA et accomplit uniquement sa Volonté. On dit qu'il est connecté à ISWARA; par conséquent non seulement il écoute mais voit également et mène son programme quotidien dans une grande humilité et ne  proclame pas qu'il est quelqu'un. Il ne se définit d'aucune manière. L'écoute dans cet état de conscience est différente de l'écoute que l'on porte en soi lorsque l'on est dans le monde phénoménal  (le monde entre le monde matériel et le monde nouménal).

Il y a des chercheurs qui se laissent prendre par le phénomène et qui ne cessent de dire de  façon irresponsable qu'ils voient beaucoup de choses et qu'ils entendent beaucoup de voix. En comparaison avec le monde objectif/matériel, il y a beaucoup de confusion dans le monde  phénoménal. On n'est pas capable de dépasser  les ditorsions du monde matériel; imaginez  donccombien trompeur est le monde phénoménal  ! Le contact avec les formes séduisantes du  monde astral, qui se définissent elles-mêmes, tend à faire croire qu'on est en  contact avec ISWARA. Travailler avec de telles formes astrales, ce n'est pas travailler avec le MAITRE ou ISWARA; c'est seulement écouter un UPSYA DEVATA ou Symbole de Dieu fait pour méditer sur lui. Celui-ci est appelé et prend forme dans le mental de l'UPASAKA ou le disciple. Ces UPASAKAS ne sont pas en sécurité parce que leur UPASYA DAIVAMS ou Symboles de Dieu à méditer sont forts ou faibles selon la force ou la faiblesse des UPSAKAS eux-mêmes. C'est pour cette raison que les sages destemps anciens  recommandaient fermement d'aller à la  recherche et d'expérimenter ISWARA dans son  être, en dépassant le monde phénoménal - réalisant de ce fait que seul existe ISWARA, que ISWARA existe en tant que soi-même et en tant que tout ce qui est ! Ecouter, voir, percevoir et réaliser le MAITRE inaperçu comme une habitude naturelle, est alors  accompli.

En progressant dans son voyage intérieur pour atteindre la Source de son être et en se  mettant au diapason de la pulsation subtile, l'aspirant rencontre une multitude de Maîtres qui forment la Hiérarchie et qui aident les êtres à monter dans les états de Pure Existence. Ces Maîtres sont des SADGURUS qui peuvent initier au Chemin les aspirants qui le méritent. L'aspirant acquiert la compagnie de ces Maîtres invisibles qui travaillent pour le Plan Divin. Ils sont "les Etres Accomplis" c'est  à dire "les Etres Réalisés". Ils ont réalisé ISWARA en eux et ils fonctionnent comme canaux pour le Plan. Ces Maîtres qui sont des Etres de Lumière sont habituellement invisibles, mais ils sont dès lors vus et entendus par le chercheur. Ils guident le chercheur sur le Sentier afin qu'il réalise la Vérité, ISWARA, et plus tard ils l'invitent dans leur fraternité afin de travailler pour le Plan. Ce groupe de Maîtres est appelé "La Fraternité Blanche". Ils sont dispersés sur toute la  planète et ont principalement sept Ashrams.  Suivant sa qualité d'ame, le chercheur estrecruté dans l'un  de ces Ashrams pour y  travailler. Le chercheur devient alors un  pont entre la Hiérarchie des Maîtres et  l'humanité. Son travail est un travail de bonne volonté.

Il faudrait noter que s'intérioriser et  travailler avec les outils intérieurs n'est pas possible pour les gens qui sont manipulateurs dans le monde extérieur, dans  les domaines des activités économiques, sociales et domestiques. C'est dans ce contexte, qu'il est fermement recommandé de suivre, dans le monde objectif, le Chemin du DHARMA ou la Loi, afin d'atteindre BRAHMAN  (le Soi) dans le monde intérieur.

La Hiérarchie des Maîtres qui animent tout le Chemin de la Vérité, aide de temps à autre les chercheurs de Vérité sincères. On devrait comprendre que ces Maîtres représentent le seul MAITRE UNIQUE, qui fonctionne sous la forme denombreux Maîtres. C'est par la grâce d'ISWARA que ces Maîtres ou SADGURUS se meuvent dans la société  humaine pour aider les vrais chercheurs.

 

Cet article est déposé à SES Pieds de Lotus,  pour ce qu'il vaut, étant donné que j'ai répondu à la demande d'un tel article à ma manière.

 

Source : Sri K. Parvathi Kumar