banyan

 

Méditation 21

(10 avril, 2 septembre, 13 octobre, 7 mars)

 

From sleep to darkness, from darkness to no colour,

from no colour to brilliant blue, from brilliant blue

to brilliance pure, from brilliance pure to one colour,

from one colour to three, from three to four,

from three and four to seven,

from three times four to twelve,

from twelve to twenty four,

to forty eight, forty nine, to ninety eight,

to one hundred, to one thousand and a series of zeros,

to lead again into the one great Zero.

The world goes to sleep.

 

(Du sommeil à l’obscurité,

de l’obscurité à l’absence de couleur,

de l’absence de couleur au bleu brillant,

du bleu brillant

à la pure brillance,

de la pure brillance à la couleur unique,

de la couleur unique à trois, de trois à quatre,

de trois et quatre à sept, de trois fois quatre à douze,

de douze à vingt-quatre,

à quarante-huit, quarante-neuf, quatre-vingt dix-huit,

à cent, à mille et une série de zéros,

pour mener à nouveau dans l’unique grand Zéro.

Le monde va dormir.)


 

Commentaire

Ceci est une méditation profonde reliée aux nombres et aux couleurs.

Elle indique le déploiement de la création et sa culmination. Du sommeil au sommeil, toutes les étapes du déploiement et de la culmination sont données dans cette méditation.

Avant le déploiement de la création, il y avait l’obscurité. Cette obscurité était comme l’état de sommeil, mais pas le sommeil tel que nous le connaissons. C’est un état dormant, l’état de Samadhi. Celui qui est en Samadhi semble être quelqu’un qui dort. Mais ce dernier est dans l’existence pleinement consciente. Dans le sommeil, la conscience se fond dans l’existence.

L’obscurité à laquelle on se réfère dans cette méditation est comme l’arbre banyan dans la semence. L’arbre est là dans la semence, mais il n’est pas là en tant qu’arbre. Il peut devenir un arbre lorsque la semence reçoit l’impulsion. La semence contient tous les détails de l’arbre. Elle contient la connaissance de l’arbre, sa vie, sa longévité et en fait, tout ce qui se rapporte à l’arbre. Telle est l’obscurité avant la création jusqu’à ce que l’impulsion de la création advienne.

Une fois que l’impulsion advient, l’obscurité devient bleue. Le bleu comporte la brillance et la brillance est pure. Lorsque c’était l’obscurité, elle n’avait pas de couleur, ni de qualité apparente. Cette obscurité ne peut être décrite ou connue. Elle n’est pas manifestée. C’est la plénitude comme l’état de la semence. Quand vient l’impulsion de l’épanouissement, elle émerge en tant que sons, couleurs, nombres, formes, etc.

Très souvent le bleu et le noir alternent ; on peut en faire l’expérience lors d’un ciel de nuit. Le ciel de nuit sans étoile est sombre, tout en étant aussi bleu foncé. Le bleu peut être profond ou clair. Quand il est profond, il est indigo ce qui est plus proche du noir. Quand il est bleu clair et brillant, il est comme le ciel bleu de la journée. Le ciel reflète toutes les couleurs de l’obscurité jusqu’au bleu, et du bleu au blanc.

Le blanc et le bleu ne sont pas des couleurs par elles-mêmes ; la profondeur du blanc apparaît comme bleu. Le blanc est la synthèse de toutes les couleurs et n’est pas une couleur par elle-même. Les étapes initiales de manifestation de la couleur vont de l’obscurité au bleu foncé, du bleu foncé au bleu clair et du bleu clair au blanc. Le blanc à nouveau se détaille en rouge, en jaune doré et en bleu. Ainsi une couleur devient trois couleurs. Les trois avec leurs bases, deviennent quatre. Les trois se reflètent à nouveau depuis la quatrième, pour devenir sept couleurs.

Ainsi, les couleurs de l’arc-en-ciel se manifestent. Ainsi, de un à trois, de trois à quatre, de quatre à sept, cela a lieu.

« Trois plus quatre font sept; trois multiplié par quatre font douze », c’est une autre affirmation occulte qui révèle les sept plans d’existence avec les douze qualités. Depuis le Soleil, sept planètes émergent principalement.

Le Soleil amène douze qualités à travers l’année solaire. Les principes du Soleil sont au nombre de sept et ses qualités au nombre de douze. Les douze qualités se forment en douze paires de qualités, ce qui fait vingt-quatre. Quand les vingt-quatre qualités sont toutes manifestées, la création est complète.

Quand les douze mois sont vus comme des paires, on a douze Nouvelles Lunes et douze Pleines Lunes, avec les qualités ascendantes et descendantes. Ensemble elles forment vingt-quatre. De la Nouvelle Lune à la Pleine Lune, il y a deux semaines de sept jours, avec l’intervalle de la huitième phase. Ainsi, vingt-quatre devient quarante-huit et ces quarante-huit qualités préparent le corps de création. En l’homme, les quarante-huit qualités existent dans les quarante-huit pétales des cinq centres éthériques décrits comme suit :

Muladhara 4 Pétales.

Swadhistana 6 Pétales.

Manipuraka 10 Pétales.

Anahata 12 Pétales.

Visuddhi 16 Pétales.

__________________________

Total 48 Pétales ou 24 paires de Pétales.

 

De quarante-huit, la méditation parle de quarante-neuf. C’est l’âme avec le corps conscient.

A l’Ajna, le nombre est doublé à nonante-huit et, avec l’âme sans la conscience du corps et la super âme (Dieu), cela fait cent. L’âme et la super âme sont les deux centres dans le corps humain qui représentent l’homme en Dieu et Dieu en l’homme. Ces deux ensembles avecles autres qualités, donnent le chiffre cent. Une centaine représente le un suivi de deux zéros. Un est l’Atma, l’un des zéros est le mental et l’autre zéro est le corps. Une centaine est aussi appelée l’état d’Atma, Buddhi et Manas. Lorsqu’Atma ou le soi est réalisé, Buddhi et Manas sont arrondis. Une centaine se déploie à travers le temps en mille. Cent représente le centre Ajna et mille représente le centre Sahasrara. Par la suite, il y a des séries de déploiements depuis les états d’existences planétaires, aux solaires, aux cosmiques et aux supra cosmiques, conduisant à l’Un Universel, l’Unique, représenté par le grand Zéro, qui est appelé Poornam ou la plénitude cosmique. C’est le Zéro positif, la plénitude.

Depuis le Zéro positif, on va vers le Zéro négatif, qui est le néant. De la plénitude au néant et du néant au sommeil, le mouvement a lieu.

On recommande au lecteur de lire cette méditation encore et encore et d’établir l’ordre de déploiement et de repliement de toutes les intelligences en lui.

Source : "Méditations occultes " de K.P. Kumar