19 - kof1

19-qof_19

http://www.youtube.com/watch?v=1g3IVaCZgC4

 

19. QOF, le Soleil de Minuit

 - Valeur numérique :  100, résonance avec Yod (10) et Aleph (1)

 - Signe astrologique :  Les Poissons

 - Signification :  Le Chas de l'Aiguille

 - Rayonnement :  Violet

- Année : février-mars

- Corps : l'estomac

 

 Notions - Clefs :

 - Reconnaître la beauté cachée dans les êtres ou les circonstances les plus difficiles à accepter

 - Une aide précieuse pour voir et aimer le Divin en chacun

 - Puissance de purification, de transmutation

 - L'Amour absolu

 

Dans les plus noires profondeurs réside le mystère d'un incommensurable Amour, un coeur de lumière déposé là par l'Alchimiste Divin. C'est la grande Lettre Qof qui m'a fait toucher le plus loin l'incroyable Force d'Amour qui porte la création tout entière. Qof est la seule Lettre dont le dessin descend en-dessous de la ligne d'écriture.

Elle représente le chemin qu'emprunte la Lumière pour descendre dans les profondeurs de la Terre, dans les parties les plus denses de notre être, et même dans les plans vibratoires les plus lourds qui ont totalement oublié la moindre notion d'amour et d'unité. Aucun lieu n'existe, physique ou plus subtil, que l'Amour divin ne puisse atteindre, car dans les Profondeurs règne le Soleil de Minuit.

Si Qof vient à nous, lors d'un tirage ou par intuition, cela veut dire que l'Esprit nous invite à comprendre la force de vie qui réside dans les profondeurs de la Terre et de notre corps, et dans le monde physique en général.

Dans la matière la plus noire, dans les circonstances difficiles de la vie, une main d'Amour nous est tendue.

La lumière se révèle parfois là où l'on s'y attend le moins.

Qof est liée à Christ d'une façon spécifique, et régit d'ailleurs le signe zodiacal des Poissons.

Elle nous donne son enseignement alchimique qui ne nous demande pas de fuir la matière pour s'envoler vers la lumière, de rejeter Ce qui est en Bas pour ne vouloir que Ce qui est en Haut, mais au contraire de les unir dans une conscience nouvelle qui les éclaire et rectifie l'illusion de la dualité.

 

QOF permet de donner au corps humain une place essentielle, la perfection du corps de lumière, car la mort du corps est vaincue par la Résurrection.
QOF nous enseigne l'amour pour notre corps, ce temple vivant qui mérite de retrouver sa dimension vibratoire.

La Question du Qof

" Enfant de la Terre, aujourd'hui ma Lumière se révèle à toi, pour éclairer tes profondeurs. Souviens-toi de cet Amour qui t'a poussé à plonger dans l'incarnation, aceptant de revêtir ta Splendeur des voiles du psychisme humain afin d'expérimenter la dualité. Tu as mangé du fruit de l'Arbre de la connaissance du bien et du mal, tu as choisi de connaître l'enfer de l'égoïsme, et de l'exil, et le chemin te semble long. Tu as oublié qui tu es...

O bien-aimé, réjouis-toi, rien n'a été inutile. Le temps est venupour revenir à la Maison. Le Soleil de Minuit apparaît dans les ténèbres et efface les cicatrices du long périple. Seules les âmes qui ont choisi de plonger peuvent connaître la Joie du grand Retour, quand la Terre et le corps physique goûtent au fruit de  l'Arbre de Vie, à  l'eucharistie de l'ère nouvelle.

Toi et tes frères, vous êtes des alchimistes, et vous êtes riches du chemin accompli depuis des millénaires. Venez à Moi, bien-aimés, et appellez ma lumière dans vos ténèbres intérieures. Et derrière le voile d'ombre qui se diddipe, vous verrez la splendeur de Christ en vous.

Je suis la corde lancée dans le puits de solitude, Je suis l'Amour infini qui répond à ton appel, bien-aimé, et console toute blessure. Si tu comprends ma véritable nature, en vérité partout tu seras chez toi, l'illusion de Noirceur n'aura plus de prise sur toi, et l'Amour te rendras invulnérable.

Ne crains plus la boue opaque qui  cache le diamant. Et si d'aventure certaines nuits te paraissent trop noires, si des ombres anciennes freinent encore tes pas, appelle-moi et mon Amour infini viendra éclairer ton Chemin... "

 

hebergeur image

 

Prière à Qof
 
Ô Qof, ô Soleil de minuit
Au plus profond de mon corps de chair
J'ai entendu résonner la promesse de Résurrection
Mon coeur s'est ému de l'appel
Qui monte des profondeurs de la terre
Et voici, ô Qof, que tu es le chemin
Pour la réponse de l'amour flamboyant
Qui ne craint pas de descendre dans la tourbe oubliée.
 
Ô Qof, je reconnais la splendeur de ton amour infini
Je m'offre tout entier à la chaleur de ton soleil
Et je fusionne avec toi
Ô Qof, ô Lumière
Tu es le consolateur qui vient délivrer mon âme
Tu es la pure lumière qui révèle à mon corps
La beauté de la source cachée.
 
Kabbalh, Kabbalah, Kabbalah
Je peux te retrouver
Que mon corps soit ton corps, j'ai préparé ce temple
Et ainsi tu sauras
Que la séparation n'existe plus
Que l'homme t'accueille enfin dans ton entière réalité
Et que tu peux rayonner ta beauté sur la terre.
 
Amen !

 

19 - qof4

 

La lettre Qof est la dix-neuvième lettre de l'alphabet hébreu. Elle correspond à la lettre "Q" des alphabet occidentaux.

Le Qof n'a pas une origine égyptienne facile à identifier. Son étymologie hébraïque est controversée. Le Qof fonctionne comme un point d'interrogation qui nous rappelle qu'il faut être très prudent quant aux origines des signes. Cette multiplicité des sources du Qof se ressent dans la tradition juive qui en fait une lettre double, avec un sens positif et un autre fortement négatif. Dans certaines traditions le Qof est une lettre liée à la face mauvaise du monde.

Symbolisme
Qof signifie à la fois "chas d'aiguille" et "singe", mais l'importation des singes africains par les Phéniciens est arrivée tardivement ce qui place un doute quand à la signification "singe" pour cette lettre. Le symbole du "chas d'aiguille" est le plus intéressant car il appelle à la réunification des forces pour traverser une porte étroite, en élaguant avec la "hache" du discernement le superflu de l'existence.
Le symbolisme de la lettre c'est l'agent double au service de la lumière, éclairer le monde d'en bas, renseigner le monde d'en haut .

Qof est l'au-delà, le nouvel état auquel accède celui qui s'est dépassé, le monde spirituel auquel le "Tsadé" a préparé. C'est à ce titre, un symbole de résurrection car il apporte une nouvelle mobilité sur un autre plan. Qof implique le mouvement que les créatures doivent sans cesse entretenir pour continuer à vivre.

Qof est la destruction des illusions par la connaissance de la vraie lumière, son action est semblable à une arme tranchante et accorde à l'homme le pouvoir de discrimination entre le réel et l'illusoire, il agit dans les deux sens opposés et peut à la fois unir et désunir. Cette lettre symbolise la spontanéité, l'amour de la vie, l'exubérance, la communauté, la réalisation, l'apparition subtile, l'énergie spirituelle.

 

Origine

Il semblerait qu’à l’origine il représentait un cadavre…Le protosinaïtique indiquait un hameçon, un harpon…La lettre précédente le Pé – la bouche, la notion de ca davre du Tsadé qui suit peut nous ramener au rite Egyptien d’ouverture de la bouche sur les défunts afin d’aller se justifier devant le tribunal des dieux…d’ailleurs la forme de l’idéogramme rappelle quelque peu l’ustensile utilisé pour ce rituel.

L'idée de la forme d'un singe ou du chas d'une aiguille est valable devant le graphisme du Koph protosinaïtique, mais ne peut tenir face aux formes plus anciennes. Le prototype de cette lettre peut tout autant symboliser un estomac, un visage de face et un hachoir. Mais en considérant que la lettre suivante (Resh) est le sommet d'une tête et que la précédente (Tsadé) est un homme couché, il est vraisemblable que le rôle de cette lettre consiste à faire passer de l'état couché à debout, ou du fixe au mobile. Ainsi, il est possible que cette lettre ait pour fonction de soutenir la tête et de lui assurer mobilité, dans ce cas, on pourrait voir dans le Koph, le crâne supporté par les vertèbres cervicales. Koph serait, dans ce cas, la tête qui se redresse pour contempler les cieux et les mondes célestes.

 

Signification

La racine 'Qouf" exprime un déplacement circulaire. Ainsi, la barre verticale du Koph est le chemin par lequel on s'élève et la courbure est un mouvement circulaire imposé. Le rnot Koph est très proche de "Haqaf" désignant contour figé. Ce mot introduit "haqafàh", qui est un cycle, une révolution planétaire. Par son nom, Koph est également lié à la parole car il est constitué par `qav", qui signifie à la fois "fil" et 'voix", et se termine par pé, la bouche.

 

Sens dérivés

Couper, trancher, geler, interrompre, séparer, tronquer, sectionner, faire un trou et séparer la matière du vide, imiter, puiser dans les profondeurs, transmettre la vie, tuer, briser, aigu, aller vers le temps présent.

 

Langue hébraïque

Forme de la lettre

Sa forme rappelle une Hache. Ne faut-il pas pour traverser le chas d’une aiguille ou porte étroite, élaguer à l’aide de la hache de la réflexion, du discernement, les choses superflues de la vie ?…

La lettre Koph est constituée par un Kaph et un Vav, dont les valeurs 20 et 6 permettent d'obtenir 26, valeur du tétragramme. Le Sefer Maguen David fait remarquer que la forme du Koph a la valeur 26 du tétragramme, et que les deux autres lettres de son nom, Vav-pé, ont une valeur de 86, identique au Nom Elokim.

 

Guématria

La guématria du Koph est 100, ce nombre représente l'accomplissement du cycle des décimales (10 x 10 = 100)

Réliée à Yod (10 ) et Aleph ( 1 ). QOF est l'expression du germe d'Aleph, l'accomplissement . Le chiffre 1 est un chiffre dynamique  qui évoque le commencement , mais aussi l'Unité. Le 10 est très important dans la Kabbale. 10x10 est la plénitude, la réalisation de l'Unité qui devient le résultat d'un cycle accompli.

"De nos jours, en l'absence du service du Temple, un minimum de 100 bénédictions doit être récité chaque jour" (Midrash Alfa-Beita). De plus, la valeur 100 conforte l'idée circulaire du Koph, car elle est la valeur de "yamim" (jours), de "kelim" (réceptacles), et de "Kaph", le creux de la main. Koph a une guématria de 186, identique à celle de "Maqom", le "lieu", compris également dans le sens d'Omniprésence de D-ieu, manifestée par la 'Qedoushah", la Sainteté. La sainteté est le supplément nécessaire à l'homme, c'est pourquoi "moussaf " supplément, a cette valeur.

On trouve la lettre Qof sur la 19ème lame du tarot des Imagiers du Moyen-âge : "Le Soleil".

 

L'estomac reçoit la nourriture et la digère pour combler les besoins du corps.
De la même manière, le cerveau est nourri par les situations et évènements de la vie et réflète, à l'instar de l'estomac, la capacité à digérer les nouvelles idées ou les nouvelles situations.


Qof initie le mot Qéresh  קרש- la Licorne, symbole de pureté de l’esprit, pénétré du Divin. Dans la structure de ce mot, les lettres qui le composent se trouvent dans leur position de l’alphabet – Qof – Reish – Shin.

Avec ces trois mêmes lettres, mais cette fois dans un ordre différent, nous pouvons écrire : Shin-Qof-Reish à savoir Séqer –שקר- qui signifie mensonge. Le mensonge provoque le désordre de l’esprit…

Qof initie le mot Qedoushah – קדושה- qui signifie Sainteté. C’est l’état auquel accède celui qui s’est dépassé.

Celui qui accède à la Sagesse est celui qui ferme ses sens au monde extérieur pour être entièrement réceptif au Divin…c’est l’initié qui est hors de ce qu’on appelle la dualité…il n’y a pas vérité ou non vérité…il est cherchant…en quête d’harmonie intérieure… Être réceptif au Divin c’est donc être capable de recevoir, d’accueillir – קבל- Qibbel, mot qui est conduit pas la lettre Qof et qui nous amène au vocable dérivé de Qibbel, à savoir Qabbalah – קבלה- (qabbale) qui pourrait se lire de la façon suivante :

קבל – Qibbel , accueillir, recevoir…….ה- Hé, le souffle de la vie d’en haut

Pour accueillir, il faut se faire réceptacle – כלם – Kelim…valeur guématrique de ce vocable 100 – valeur identique à notre lettre Qof.

Quant à la valeur développée de Qof -  קוף – elle est de 186, à savoir la même valeur que Maqom  מקום– qui signifie le lieu et qui exprime également l’omniprésence du Principe des principes qui se manifeste dans la Qedousha (sainteté) évoquée ci-dessu

Nous pouvons constater également que le graphisme de Qof -  ק- est constitué d’un Kaf – כ et d’un Vav-ו – la valeur ajoutée de ces deux lettres est de 26 valeur du Tétragramme…

Les deux autres lettres qui permettent d’écrire le mot Qof sont le Vav et le Phé ו-ף- additionnées elles donnent 86 – valeur d’un des noms du Principe Aelohim –

אלהי

Nous ne pouvons que constater en conclusion que cette lettre Qof  nous conduit à la relation directe avec le Principe des principes dont la lettre précédente Tsadé en était les prémices.

 

QOUF

Le signe Qouf vient du palais.

De forme arrondie associée à un trait vertical, ce signe représente l'arrière de la tête ou la nuque. Le dessin d'origine est un cercle ou une double coquille barrée d'un trait.

D'après la Qabalah, le signe Qouf est également composé de deux signes, Resh (voir ci-dessous) et Zayin. Resh a le sens de tête. Zayin est à la fois une armure et une parure. Par son intelligence et sa réflexion (resh), il appartient à l'homme de maîtriser ses instincts de domination et de démonstration (zayin). S'il y parvient, Qouf est alors équivalent à "zer" ou zayin-resh, la couronne, celle qui orne les rouleaux de la Torah. Alors l'âme descend dans le corps humain pour y accomplir sa mission. Si elle n'y parvient pas, Qouf devient alors "raz" ou resh-zayin, l'étranger, celui qui rejoint l'Autre Côté. Dans ce cas l'âme reste étrangère au corps et ne peut accomplir sa mission.

Sur le plan divin, Qouf est le mystère incompréhensible et indéchiffrable raz, le secret. La valeur numérique de Qouf explicite ou qouf-waw-phé est équivalente au mot "maqom", le lieu de la présence divine ou le Royaume de la Shékhinah dans l'Arbre de Vie, le lieu où la lumière d'en Haut devient perceptible à l'homme. Qouf est aussi le lieu de la transformation initiatique, un passage difficile.

Qouf est à la fois la bouche ou le verbe "Pé" et le rayon de lumière "qaw". Le dessin de la lettre peut être décomposé en une partie arrondie, l'imaginaire, ou la puissance suggestive du verbe, et une partie droite, la raison ou l'idée directrice fulgurante et lumineuse.

Qouf a plusieurs sens. Il est le singe, image de l'imitation et de la vanité de toute chose, de la folie, de la vacuité et de la futilité. Le singe sommeille au soleil et se laisse balancer de branche en branche, montrant son postérieur rouge braise.

Qouf est aussi le chas de l'aiguille, image de la difficulté de traverser, du renouvellement difficile, du passage malaisé, de l'hypothétique renaissance, de l'initiation.

Qouf est aussi un hachoir qui tranche et sépare.

Qouf a le sens également de la possibilité de révolution, du cycle et la racine qouf-pé a donné le tour, la circonférence, l'encerclement. Qouf pourrait être alors la recréation, la régénération après qu'on ait tourné en rond, puis pris conscience de l'inutilité mais aussi de la vanité des choses tangibles et matérielles. Qouf est le retour à l'unité, à travers la multiplicité.

La valeur de cette lettre est cent, magnificence de l'unité. Cent ans est l'âge du patriarche Abraham à sa circoncision. Cent ans est aussi la durée des dix cycles de dix ans de la renaissance de l'aigle phénix qui meurt et renaît, le dernier cycle se terminant par sa totale destruction, puis sa disparition dans l'océan.

Cent est la plénitude et la beauté parfaite de l'unité amplifiée.

Riche en significations, la lettre Qouf est à la fois le verbe et la lumière dont l'émanation est difficile. Elle est secrète car elle porte en elle aussi bien la suggestion de l'imaginaire que la raison incontournable, le fermé et l'ouvert, l'arrondi et l'allongé.

 

 

 

Cette lettre simple, 19e de l’alephbeith, prend place en tant que gutturale sur la paire de branches issues du Hé, symétriquement au Heith, se superposant au signe mutable d’air, Les Gémeaux, et à la 19e lame majeure du tarot.

L’arcane est intitulé « Le Soleil » ou « La Lumière Resplendissante » et représente sous un soleil éblouissant un couple de jeunes enlacés au milieu d’une terre entourée de fleurs et devant un mur protecteur.

Les jumeaux de l’image rappellent Apollon et Diane, le soleil et la lune, enfants de Jupiter et de la déesse Latone, nés dans l’île de Délos, où ils sont à l’abri de Python.

Notons que le soleil est ‘en exaltation’ dans le signe des Gémeaux.

Le nombre ‘19’ marque le lien entre le soleil et la lune. En effet, au bout de dix-neuf années juliennes les nouvelles lunes reviennent exactement aux mêmes dates, en a un nombre entier de lunaison, selon le cycle de Méton, astronome athénien qui l’a découvert au 5e siècle avant J .C. Il symbolise ainsi l'harmonie du soleil et de la lune qui marchent de pair.

En tant que la somme de 12+7, il totalise le nombre des signes zodiacaux et celui des planètes.

En tant que 10+9, c’est la somme du triangulaire de 4 et du carré de 3.

 

Qoph est l’initiale de :

קבלה (5+12+2+19 = 38) ‘QaBaLah’, Qabale.

קדוש (21+6+4+19 = 50) ‘QaDOSh’, Saint.

קוף (17+6+19 = 42) ‘QOPh’, Singe.

קטורה (5+20+6+9+19 = 59) ‘QeThOuRah’, Qétourah, femme  d’Abraham.

קטן (14+9+19 = 42) ‘QaThaN’, Petit.

 

En toutes lettres, Qoph s’écrit  קוף (17+6+19 = 42) .

 

19 - Soleil

Tarot du Sépher de moïse, arcane majeur du livre de Thoth : le Soleil, Nombre 19, lettre hébraïque Koph.  

Le Soleil.  

Le Nombre 19.  

 

Le Nombre Dix-Neuf, le Soleil dans le livre de Thoth, est aussi la planète Habel/Saturne. Et pour comprendre ce qui apparaît comme un paradoxe d’attribuer Saturne à la lame du Soleil, il convient de se rapporter au chapitre IV, des Tables de la Loi qui nous indique clairement qu’Habel est bel et bien le frère jumeau de Kaîn/Soleil le Nombre Quatre, et la lame Quatre, l’Empereur dans le livre de Thoth. Comme il est expliqué dans ce chapitre, Kaîn/Soleil n’a pas tué Habel/Saturne, et comment pourrait-on tuer ce qui par essence est immortel..., mais il l’a sorti de la sphère organique temporelle en passant de l’homogène à l’hétérogène, faisant devenir Habel le gardien des cycles du temps Chronos/Saturne ; Kaîn /Soleil devient le centre du cercle des manifestations hétérogènes et matérielles, pendant qu’Habel/Saturne devient le centre des manifestations homogènes et spirituelles. Cette séparation est à l’origine de la création hétérogène des substances adamiques qui depuis prolifèrent. Ce Nombre Dix-Neuf est le premier de notre septième et dernier ternaire concernant les Arcanes majeurs (19-20-21), cette première position en fait un Nombre de la Providence, ce que confirme une nouvelle fois sa réduction théosophique (1+9 = 10). L’addition théosophique des Dix-Neuf premiers Nombres nous donne 190, et sa réduction théosophique 10, une déclinaison du Un la Providence.  

La Pierre Philosophale consiste à avoir découvert l’absolu, et dans l’Art de la science hermétique, pour parvenir à cette Pierre Philosophale il faut pratiquer l’analogie des contraires, cette voie du juste milieu qui est un retour à l’homogène, comme lorsque Kaîn et Habel était unis en tant que frère jumeaux. Ici encore nous devons nous reporter à cette loi d’Hermès énoncée dans les Tables d’Emeraude :

 

  Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ;

pour faire les miracles d’une seule chose.

 

Le Soleil de l’intelligence et de l’illumination brillera pour ceux qui auront su, par la science hermétique, faire l’analogie des contraires pour réunir en Conscience ce qui est en bas d’avec ce qui est en haut pour lui redonner sa cohérence et son harmonie originelle. Ce retour à l’homogène est nécessairement l’union de la Foi et de la Raison, de l’inconscience et de la Conscience, de la volonté et de la Providence. Si Kaîn est le Soleil qui a son apogée à Midi, Habel/Saturne est ce soleil qui a son apogée à Minuit. Dans les Métamorphoses d’Apulée, ce dernier résume sa grande veillée au temple d’Isis de la façon suivante :

J’approchai des limites du trépas ; je foulai du pied le seuil de Proserpine, et j’en revins en passant par tous les éléments ; au milieu de la nuit je vis le soleil briller de son éblouissant éclat ; je m’approchai des dieux infernaux et des dieux célestes ; je les contemplai face à face ; je les adorai de près.

 

Pour comprendre l’étendue des puissances de ce Nombre Dix-Neuf, la relecture chapitre IV, de Kaîn/Soleil et Habel/Saturne est incontournable. Les lames du livre de Thoth constituent la Cabbale Mère Universelle des Tables de la Loi du Sépher de Moïse, chaque arcane devient vivant lorsqu’il est correctement et spirituellement relié à sa source qui l’illumine des mille feux de sa Révélation.  

Dans la représentation hiéroglyphique de ce Nombre Dix-Neuf, dans la lame du livre de Thoth, nous voyons Le Soleil à son zénith au-dessus de deux enfants, l’un mâle et l’autre femelle et qui se réunissent par les bras, symbolisant ce mariage alchimique des contraires, et la réunion d’Adam et Ève, de l’époux et l’épouse du Cantique des cantiques de Salomon, ce retour à l’androgyne qui est l’état homogène de la Conscience. À leurs pieds un parterre fleuri en forme de cercle, indique la sortie possible du cycle des réincarnations par ce retour à l’homogène (l’Universel). La maîtrise des Dix-Huit premiers Nombres, et leur synthèse par l’analogie des contraires fait de ce Nombre Dix-Neuf, celui de la Sagesse, l’intelligence en action par la maîtrise des Puissances et des Vertus.  

 

La sentence du Tao-Tô-King pour illustrer ce Nombre Dix-neuf est la suivant :  

Si une haute fonction m’était confiée, voici ce que je voudrais enseigner :

Suivez la voie, et craignez de vous en écarter.

La grande voie est toute simple ;

Mais la multitude préfère divaguer sur des chemins de traverses.

Sur des raccourcis qui sont des impasses.

Un palais superbe se dresse devant vous, mais son apparence est illusoire.

Regarde : Alentour les champs sont en friche.

Ce n’est qu’herbe folle.

Et les greniers sont vides. Se vêtir d’habits somptueux, se ceindre d’épées étincelantes,

festoyer alors qu’on n’a plus faim, ne plus savoir où serrer ses richesses,

c’est glorifier le vol et le mensonge.

Ceci est bien loin du Tao.  

 

Le Nombre Dix-Neuf a pour lettre hébraïque Koph, nom divin Kodesch (saint).  

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche gutturale. Comme image symbolique, il représente une arme tranchante, tout ce qui sert d’instrument à l’homme, le défend, fait effort pour lui. On a déjà remarqué avant moi, que presque tous les mots qui tiennent à cette consonne, dans la plupart des idiomes, désignent la force et la contrainte. C’est, dans la langue hébraïque, le signe compressif et tranchant ; celui de la force agglomérante ou réprimante. C’est le caractère Caph entièrement matérialisé ; car voici la progression des signes : Hé, principe vocal, signe de la vie absolue : Heth, principe aspiratif, signe de l’existence élémentaire : Guimel, principe guttural, signe organique : Caph, même principe, plus renforcé, signe de l’existence assimilée, tenant aux formes seules : Koph, même principe très renforcé, signe de l’existence matérielle mécanique, donnant le moyen des formes. Son nombre arithmétique est 100

 

 

Les lettres hébraïques : des énergies vivantes 7

par Annik De Souzenelle

 

Compte rendu de la rencontre du 10.1.1980

Plus nous avançons, plus les lettres sont chargées et plus nous pouvons appréhender cette langue extraordinaire. 

Nous approchons aujourd’hui une autre lettre fort importante, le QOF qui a pour valeur 100. Cela nous met évidemment en harmonie avec la lettre qui a pour valeur 1, c’est-à-dire le Aleph, le Yod qui a pour valeur 10 et même le Aleph final qui pour valeur 1000. Nous entrons à nouveau dans l’unité. Entrer dans l’unité avec le 100 est une chose difficile à appréhender parce que nous pénétrons dans des qualités intérieures qui nous échappent de plus en plus. Si nous n’abordons pas cette lettre avec des mains purifiées, nous pourrons être scandalisés au niveau de notre entendement immédiat. 

QOF a plusieurs significations. D’une part il veut dire « le singe », le petit animal curieux et très étrange. Et d’autre part il veut dire ou plutôt c’est QOFITS qui veut dire « la hache », « le hachoir », mais aussi « le chas de l’aiguille ». L’hiéroglyphe de la lettre est une hache double, la fameuse hache de Cnossos. Puis la lettre se penchera de côté et elle donnera en français notre lettre Q. C’est pour cela que les mots qui commencent par un QOF en hébreux, ne devraient pas s’écrire avec un K ; comme par exemple Qabale dont l’orthographe devrait être celui-ci. Le K correspond au KAPH, le creux de la main

Même si nous ne nous en rendons pas compte tout de suite, il y a pourtant une correspondance étroite entre les significations du QOF, recouvertes par une seule énergie. Quel est le symbolisme du singe dans les différentes traditions ? Le monde animal est un monde extrêmement signifiant. Or le singe, si nous faisons la synthèse du symbole qu’il représente, c’est la sagesse, mais une sagesse qui nous dépasse tellement, que ce sera sous les facéties du singe que nous allons être obligés de l’appréhender, sous cette espèce de singerie qui aide à faire passer un message. L’humour est un peu le symbole de cette vraie sagesse qui peut être scandaleuse pour nous, parce qu’elle est tellement folie à nos yeux. Comme a dit l’Apôtre Paul : « La sagesse de Dieu est folie pour les hommes. Et si tu crois être sage selon le monde, deviens fou. Alors tu entreras dans la sagesse divine ». L’homme totalement accompli, SAKOL, c’est aussi le mot qui veut dire « le fou ». Le Prophète, celui qui voit les cieux ouverts et non celui qui lit dans l’avenir, commence à être cette folie-là. Là il n’y a plus de temps, on est dans un non-temps aussi bien que dans le passé, le présent et l’avenir. 

Dans tout l’Orient, ce petit singe représente la sagesse sous forme de trois petits singes dont l’un se bouche les yeux, l’autre la bouche et le troisième les oreilles. C’est le symbole de celui qui ferme ses sens à l’appréhension du monde extérieur pour entrer dans un monde intérieur. C’est cela la vraie sagesse. Il ne s’agit pas de nier le monde extérieur, il nous sert de tremplin, mais il faut que nous allions au-delà, dans un monde beaucoup plus subtil. 

Chez les Hébreux, qui est le Sage par excellence ? C’est Salomon de réputation mondiale, à tel point que la mystérieuse Reine de Saba va venir non pas pour une visite de royaume à royaume, mais pour vérifier cette sagesse. Et quand elle l’a vérifiée, elle s’incline devant Salomon et elle dit : « Véritablement, celui-là est le plus sage de tous les sages ». Et à partir de ce moment-là, tous les ans elle lui fait envoyer des cadeaux qui consistent en de l’or, de l’encens, de l’ivoire, des singes et des paons. Ce sont les cinq attributs de la sagesse. L’ivoire, c’est la dent de l’éléphant, et l’éléphant est aussi symbole de sagesse. En Inde, Ganesha est ce dieu-éléphant qui monte un rat. D’après notre sagesse ce serait plutôt le rat qui monterait l’éléphant ! Mais là tout est inversé. Le rat est symbole de l’intelligence subtile qui s’immisce partout, qui va prendre connaissance de tout. Or sagesse et intelligence sont inséparables. Ce sont les deux Séphiroth qui sont à la base du triangle supérieur de l’Arbre des Séphiroth. Toute intelligence nous conduit à une sagesse et une intelligence divine nous fait entrer dans une sagesse divine. Et Ganesha est celui qui pénètre, grâce au rat qui l’accompagne, les éléments les plus subtils du monde et qui incarne cette sagesse qui dépasse tout. 

Il est intéressant de faire se rejoindre les paons et les Chérubins qui, dans la symbolique chrétienne, sont représentés par de grandes roues avec des yeux tout autour. Le paon est exactement comme cela. Les Chérubins sont des Archanges qui gardent le Jardin d’Éden, la dernière porte. Et tout se retrouve dans le symbole du chas de l’aiguille qui est aussi la dernière porte. 

C’est grâce à notre énergie intérieure que nous allons passer par les portes successives du QOF qui est le chas de l’aiguille, la dernière porte

Cette lettre aussi est allée trouver le Saint-Béni-Soit-Il pour prétendre commencer la création du Monde, en se basant sur le mot QADOSH qui veut dire « le Saint » et elle a été renvoyée, parce que, dit le Saint-Béni-Soit-Il, « tu fais partie du mot SHEQER qui veut dire « mensonge ». Le QOF est entouré par le SHIN et le REICH qui, réunis, forment le nom de SARAH, SAR étant le prince ou la princesse. Qu’est-ce que cela veut dire par rapport au mensonge ? C’est là que nous pénétrons dans le scandale, car nous ne pouvons appréhender le mensonge que si nous comprenons que la vérité est absolument inappréhendable. Ce n’est qu’à travers des morts et des résurrections successives que nous pouvons aller vers la vérité. Ce qui est vérité pour nous aujourd’hui sera mensonge lorsque nous aurons franchi un nouveau pas vers une autre vérité. La vérité est au-delà de la vérité et du mensonge et pour le comprendre il ne faut pas que nous restions enfermés dans notre petit plan de conscience actuel. 

C’est dans cette perspective que nous abordons aussi le problème de la ruse. Le Christ Lui-même va louer l’économe infidèle et dire : « Ah ! si les enfants de lumière étaient aussi rusés que les enfants des ténèbres ! » Cette ruse nous pouvons un peu la comprendre grâce au Tsadé, l’hameçon. Quelle ruse qu’un hameçon pour aller chercher un poisson ! Pour nous c’est la même chose : il y a une ruse dans l’hameçon qui nous est tendu pour que nous avancions plus loin. Et la toute première ruse est celle du serpent en Éden. Le mot AROM employé dans la Bible signifie à la fois « la ruse », « la connaissance » et aussi « la nudité ». La nudité, c’est la connaissance totale, c’est le parfait miroir de la connaissance divine. Et le serpent, « le plus rusé de tous les animaux », sait parfaitement le chemin que l’homme et la femme ont à accomplir et il va se faire barrière sur ce chemin. C’est là toute l’histoire de la chute. 

A. de Souzenelle nous cite quelques exemples de ruses « fécondes » : Jacob et le droit d’aînesse, Tamar qui met au monde l’enfant engendré par son beau-père ou plutôt les jumeaux dont l’un, Peretz, sera l’ancêtre du Christ. 

Quand on dit que « Dieu sonde les reins et les cœurs », le QOF est encore présent dans le mot HAQOR qui signifie « sonder ». Cette sagesse c’est la sonde divine, c’est elle qui nous alimente qui nous nourrit. Dans HAQOR, les deux lettres qui entourent le QOF forment le mot HOR qui veut dire « caverne ». La sonde, c’est la descente dans la caverne. 

On retrouve le QOF dans le mot MAQOM, le « lien » et qui est aussi un des noms de Dieu. Quand après la séparation des eaux du bas et ensuite de ceux d’en-haut, Dieu dit : « Que les eaux se rassemblent dans un lieu UN : EL HAQOM ERAD, quel est ce lieu dans le complexe espace-temps ? C’est le symbole extérieur du lieu intérieur, de notre espace intérieur, de notre champ de conscience, de ce dernier lieu que nous avons à atteindre, le MI divin où il n’y a plus ni temps, ni espace. 

Dans RAQIA dont il est question le deuxième jour, lorsque Dieu sépare les eaux d’en-haut et qui signifie « étendue » le QOF au milieu est entourée par le Reich et le Ayin qui, en formant le mot Ra que nous traduisons à tort par « le mal », signifie ce qui est encore dans la ténèbre. Toute création a pour but de faire émerger la ténèbre dans la lumière et c’est cette étendue qu’on appelle CHAMAIM où le mot MAIM, les eaux, est reconstitué. 

Le vrai nom de Jacob est YAAQOV. Ce mot est formé sur le mot AQOB, le talon. Or le talon est un endroit extrêmement important dans le corps, il est symboliquement celui qui contient toutes les énergies. Et c’est pour cela que Jacob à sa naissance et à celle de son frère Esaü, tient dans sa main le talon de ce dernier, c’est-à-dire qu’il va prendre en main toutes les énergies qui sont en réserve dans le talon de son frère. Et pour cela il va passer par la ruse. Dans le mot AQOB, QOF perce le AV, le nuage, c’est-à-dire les voiles qui nous séparent de la lumière, qui nous séparent du Père, lorsqu’on l’écrit non avec un Ayin, mais un Aleph. 

Un autre mot à connaître est QABALE qui vient du mot QABEL, « recevoir ». QAB veut dire un contenant que nous retrouvons, venu de l’arabe directement de l’hébreu, dans notre mot « Cabas ». C’est le ventre, c’est la matrice et QABEL qui s’écrit avec un Lamed, signifie que tout est mouvement, c’est recevoir. Alors la QABALA des Hébreux, c’est le contenant de la Tradition, qui s’est identifié à la tradition. 

En supprimant la lettre du milieu, nous obtenons QOL, la voix divine qui va parler et qu’il ne faut pas confondre avec Kal qui est le tout, la totalité. 

Nous parlerons du mot QEDER, l’Orient et aussi l’éternité, quand nous étudierons le Mem final. Dans Qedam nous avons QOM, le verbe venir dans un sens très fort, qui veut dire se dresser et qui est employé pour exprimer la résurrection

La prochaine fois aussi je vous parlerai lorsque nous étudierons le REICH, d’un mot qui est fait avec le QOF : NIQBA, mot très important qui veut dire « femelle ». 

Ce soir nous avons touché une lettre de grande importance, une de celles qui commencent à nous dépasser. Nous sommes encore dans une toute petite intelligence des choses. L’intelligence divine dépasse tout, de même que la sagesse à laquelle nous sommes invités à participer. Nous recevons la vérité qu’en tant que nous pouvons la supporter et à chaque fois que nous la supportons, nous allons plus loin, vers d’autres vérités non encore atteintes.

Source : compilation