8 - heith

 

08-heith_8

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=mCA3HW7QIr0

 

8. HEITH, la Force de Motivation

 - Valeur numérique :  8

 - Signe astrologique :  Le Cancer

 - Signification :  La Barrière

 - Rayonnement :  Bleu indigo

 

 Notions - Clefs :

 - L'obstacle, l'épreuve, la limite dans le respect de soi

 - La Puissance de la Vie

 - La Volonté, la motivation

 - Notion d'enjeu, d'urgence

 

Sa correspondance dans le corps est le pied gauche 

Sa correspondance dans l'année est juin/juillet 

Sa correspondance dans les attributs physiques est la vue. 

Le symbolisme de la lettre est la purification, l'harmonisation, l'effacement des fautes. 

 

Rien n'est impossible, tout est une question de motivation... à condition, bien entendu, que celle-ci jaillisse de l'âme de lumière, de notre cœur profond.

L'enseignement de Heith est d'une grande beauté, et s'adresse au plus intime de notre être. Cette belle lettre est l'initiale du mot Haïm, " la vie ", et le chiffre 8 évoque le lemniscate, le mouvement d'énergie qui anime tout ce qui vit.

Heith nous aide à ne pas craindre la confrontation avec l'obstacle, les difficultés, afin de voir en elle la main divine qui nous invite à grandir, à bouger, à agir. C'est parce que la force de pesanteur l'attire vers le bas que la plante va pousser vers le haut, dans un élan de vie irrésistible. Ce sont les efforts investis qui rendront une œuvre plus belle, " nourrie " par l'énergie qui lui aura été consacrée.

Heith nous propose de changer de regard sur ce qui nous apparaît comme une difficulté. S'il est vrai que la Vie nous teste, c'est avant tout un défi d'amour. Elle nous invite à danser avec elle, à soulever son voile et à découvrir son essence. Les résistances à l'évolution sont normales, mais aucun problème ne reste sans solution pour le Chevalier de bonne volonté qui marche main dans la main avec les Intelligences divines.

Heith nous encourage ( et nous aide ) à rassembler toute la puissance de notre réelle motivation, en orientant celle-ci de façon juste. Ce n'est pas le moment de nous endormir, mais d'agir dans cette conscience. Alors la Barrière s'incline et s'efface devant nous.

 

La Question de Heith

" Enfant de la Terre, quelle est ta véritable motivation sur le Chemin ? Que veux-tu vraiment ? Quelle place donnes-tu à ta quête spirituelle dans ta vie ?

Ne sous-estime pas la puissance de ta Volonté.Ellle ne provient pas de tes pensées ou d'une réactionémotionnelle de colère. Ellene peut jaimmir que de toncoeur, à l'image d'une mère qui se précipite au devant du danger pour sauver son enfant. Elle ne pense pasà  elle, elle devient action pure.

Acceptes-tu de mourir à ton ancien "moi" ? Mon énregie appelle le changement. Regarde droit devant, et laisse tomber derrière toi les vieux manteaux inutiles. Ils t'alourdiraient pour sauter l'obstacle, et n'ont pas de place dans le Nouveau.

Ne maudis pas la nouvelle marche du Grand Escalier du Retour, aussi haute te semble-t-elle. Tu as les moyens de la franchir, si tu le veux vraiment. Appelle-moi, et Je t'aiderai à trouver en toi la puissance de ta motivation.

Ne te révolte pas. Ce qui t'agace ou que tu n'aimes pas a besoin de ta compréhension, de ta Compassion. Ne te compare pas à d'autres. Cette marche est la tienne, celle que tu as choisie dans la justesse de ton Etre de Lumière. Elargis ton regard pour mieux la comprendre, l'aborder différemment. Alors le combat deviendra danse de vie, la dualité aura joué son rôle et s'effacera devant la conscience triomphante de l'Unité. "

 

 

8 - Heith3

 

Prière à Heith

 

ô Heith , Amour infini de l'eternel, tu as nourri mon âme dans le berceau du temps.

Et maintenant je te vois devant moi ;

Telle une barrière tu te dresses,

Pour m'inviter à te franchir

Et à grandir en toi .

 

" Quand bien même les larmes couleraient de nulpart où aller "

 

ô puissance HEITH j'accepte ta loi.

Je m'offre entièrement à ta lumière

Et je t'appelle : aide moi, ô grande lettre

A rassembler , révéler soulever

La volonté indomptable que réclame le nouveau ,

Les forces insoupçonnées qui dorment dans mon être, la motivation inébranlable d'être un chevalier

Et de servir de lumière pour l'avènement du grand Roi Chaque jour de ma vie .

 

Par toi puissais je trouver le courage de m'élancer.

Que les obstacles prennent pour moi le visage du bien aimé.

Je te découvre ô HEITH, mon amie .

Dans tout ce qui m'effrayait hier encore.

J'ai vu ta lumière dans le combat d'Amour Et la séparation n'existe plus .

 

Que la vie triomphante coule par mes mains,

Que le verbe de guérison jaillisse de ma bouche ,

Car j'ai trouvé ô HEITH, dans l'espace que je croyais limité

ET dans la marche inexorable du temps le chant inneffable de la gloire du vivant !

Amen.

 

 

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Symbolisme
H'eth désigne une barrière qui sépare l'intérieur de l'extérieur. Cette barrière sert à délimiter la propriété, marquant la séparation entre les choses de valeurs et les choses saines. H'eth symbolise l'équilibre universel, c'est un réservoir d'énergie et de force vitale. Cette huitième lettre symbolise : la culture, la nourriture, la réceptivité, l'énergie féminine, la frontière et la limite, la vie.
Origine
Dans son évolution, l'idéogramme du H'éith a primitivement représenté une fleur en forme de calice avec une queue ondoyante. Ensuite, le dessin d'une barrière ou d'une haie s'est clairement précisé, afin de symboliser un lieu clos ou déterminé. Il y a une certaine continuité avec le signe du Zayin, l'idéogramme précédent, car ce dernier, en tant que balance, permet de déterminer, de séparer et d'extraire des parties. Chaque part devient une propriété que l'on clôture, selon la loi d'une société organisée. Ainsi, chacun peut posséder sa part du moment qu'il accepte que les autres puissent posséder la leur.
Signification
Dans la Bible, le mot est utilisé pour désigner la "bête", ceci en relation avec "h'ayoth", signifiant 'bêtes", mais plus littéralement 'vitalité". H'eth doit être pris comme un caractère représentant un réservoir de vitalité.
Langue hébraïque
Forme de la lettre : Le H'eth est composé par deux Zayin, côte à côte, reliés par le haut. Toutefois, Isaac Louria préfère voir dans la forme du H'eth, la réunion d'un Zayin à gauche etd'un Vav à droite. Ainsi le H'ethdevient une force capable de réunir les divergences du Zayin et du Vav.
Guématria
Le nombre 8 est celui du service divin par lequel on peut s'élever. Traditionnellement, le huitième jour est celui de la circoncision. Le 8 est l'univers en mouvement et en transformation, équilibré par les lois naturelles.

Le 8 est être et agir en transformant le mode d’emploi (la loi) pour aller plus loin vers l’infini. Il suggère l’interaction entre le matériel et l’immatériel en perpétuel mouvement. Il maîtrise les règles de la société organisée où chacun possède une part bien délimitée.

Il y a dans le nombre 8, une notion de résurrection etd'éternité future.
 
Le mot hébreu pour huit est "shmonah", qui contient la racine "shémén" [1021, l'huile et plus particulièrement l'huile d'onction.
La valeur pleine du nom H'eth est égale à 418, c'est aussi le nombre de 'h'atath", mot signifiant 'péché", ou désignant un "sacrifice expiatoire".
 

Le son "h'et" vient du fond de la gorge.

Le dessin d'origine est comme un mur, une barrière, une clôture. La fermeture du signe est évidente et l'ouverture n'étant perceptible que vers le bas. On peut assimiler ce signe à une issue souterraine ou inférieure dans une muraille.

D'après la Qabalah, le signe H'et est la voie d'entrée dans les secrets de la Torah, mais aussi une issue possible! On peut assimiler ce signe à l'association des deux lettres précédentes, Waw et Zayin, accolées par une pointe au sommet: c'est alors la réalisation de l'unité par le masculin (Waw) et le féminin (Zayin), la jonction au sommet étant le dais nuptial. Le divin plane au-dessus du couple comme un aigle protège ses aiglons dans leur nid, sans les toucher, de crainte de les blesser ou de les heurter.

Le sceptre et le crochet rassemblés sont également des images de la dualité et sont des symboles de l'Egypte ancienne, des deux pouvoirs du pharaon, temporel et spirituel.

H'et peut s'écrire avec un Taw ou un Teth (h'eth). Avec un Taw, H'et annonce "h'ay", le vivant et "hayah", la vie, qu'elle soit matérielle, spirituelle ou essentielle. Avec le Teth, H'eth devient le péché, la faute. H'eth est alors la nuit opaque, la chaleur de l'obscurité, la pure matérialité ouverte vers le bas.

Eve ou "h'awah", est la mère de tous les vivants. Son nom peut s'écrire h'et-waw-hé, avec un signe H'et lié à un signe Hé. Eve est à la fois "la vivante" et "le souffle de vie". Il peut s'écrire aussi avec un h'éth, Eve ayant transgressé l'interdit du discernement entre le bien et le mal. La vie matérielle ne peut se réaliser sans transgression, sans fracture (H'eth); mais sans le souffle du Hé, il n'y a pas de possibilité de retour, ni de rédemption.

Associée au signe Mém, les eaux, cette lettre donne "h'om", la chaleur. Suivant qu'il s'agit de H'et, avec un Taw ou de H'eth avec un Teth, cette chaleur est la miséricorde et le réconfort ou l'instinct destructeur. L'épée "h'oreb" peut se décomposer en H'eth et "rab", c'est à dire beaucoup de péché. Mais la lettre H'et de l'amour "h'ibah" donne la vie au foyer, l'énergie intérieure qui rayonne.

La valeur de la lettre H'et est huit. Sur le plan de l'espace, huit correspond aux coins du cube, aux huit degrés de l'escalier du Temple et aux huit tables des Sacrifices. Sur le plan temporel, le huitième jour a passé un shabat et contient un "plus": cette réserve de souffle permet d'allumer le chandelier, de circoncire le nouveau-né et de parvenir au Discernement, en parcourant l'Arbre de Vie, à partir de l'attribut du Royaume.

Eminemment duelle, la lettre h'et est un portique d'union des contraires et des complémentaires. Ce signe incarne à la fois la vie, le péché et la miséricorde. De ce fait, il a donné aussi la Sagesse (h'okhmah).

 

 

8 - Heith la Coupe et le Voile

 

Heith est la huitième lettre de l’alphabet hébreu.  Le huit est un chiffre particulier dont le symbole, le lemniscate, représente l’infini.  Dans la tradition chrétienne ésotérique, c’est le chiffre sacré par excellence car il est celui qui mène au Christ, «Le Fils et L’esprit, voilà tout ce qui nous est accordé.  Quant à l’unité absolue ou le Père, personne n’a pu le voir ni ne le verra dans ce monde, si ce n’est dans le huitenaire, qui est, en effet, la seule voie par où l’on puisse parvenir jusqu’à lui. » disait Louis-Claude de Saint Martin.

Heith est un contenant, un calice qui contient les énergies de la vie tel le chaudron celte ramenant à la vie ou le Saint Calice de la messe contenant la chair du christ et préfigurant lui-même le Graal contenant le Sang de Vie.

Heith est un réservoir mais aussi une protection, une barrière.  De la même manière, le monde matériel contient les énergies divines tout en les voilant.

En effet, dans notre état d’exil, nul ne saurait contempler la Lumière vive de Dieu, pas même les grands prophètes ou Moïse « Il dit : « Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila la face, car il craignait de regarder Dieu » (Exode 3 ;6).

Le thème du voile ou de la nuée cachant la Splendeur aux regards des hommes n’est pas nouveau.  On le retrouve dans l’antiquité dans le symbole du voile d’Isis mais aussi dans les traditions du Livre, juive – un voile sépare le Saint du Saint du reste du Temple - ou musulmane – Rûmi parle des 700 voiles qui séparent le profane de la Lumière de Dieu.

Dieu ne se manifeste donc jamais directement à nous mais choisit d’atténuer sa Lumière afin que notre esprit limité ne vole pas en éclats devant sa splendeur.  C’est pourquoi, on parle toujours de nuée dans l’Ancien Testament.  C’est pourquoi lors de la transsubstantiation, l’hostie garde apparemment son apparence.  Si elle devait apparaître telle qu’elle est devenue, à savoir le corps du Christ, nous serions aveuglé par la Lumière pure qui s’en dégage.

Calice servant de contenant pour l’énergie divine, barrière protégeant l’humanité en exil qui pourrait tomber de haut (tel Icare) si elle s’approchait trop rapidement de son Créateur, il se dégage de la lettre comme un parfum de résurrection.

Car qu’est ce que la résurrection sinon une renaissance après une purification.  Or la purification ne peut advenir que lorsqu’on s’est approché pas à pas de l’Ineffable, lorsqu’on a remporté les épreuves et que tel Perceval, on peut s’approcher du château du Graal.  Alors seulement, les mains tremblantes, on peut approcher ses lèvres de la Sainte Coupe et goûter au breuvage de la résurrection.

A l’instant de la mort du Christ, à l’instant où par sa compassion infinie Dieu participe aux souffrances des hommes, à l’instant où tout s’accomplit, il est dit que « le voile se déchira du haut en bas ».  Autrement dit, la Révélation christique dévoile tout entier le Mystère de la Création.  Elle le dévoile tellement brutalement, tellement radicalement qu’après 2000 ans, l’esprit humain ne l’a pas encore pleinement appréhendé, après 2000 ans, à peine a-t-il commencé à comprendre…

Car, depuis lors, le Voile ne se trouve plus que dans l’esprit et le cœur de l’homme.  En s’incarnant, Dieu s’est dévoilé, il s’est offert nu, dans sa Vérité aux hommes qui ne l’ont pas reconnu, aveuglé qu’ils sont par l’épaisseur de l’ignorance et des passions.  Mais paradoxalement, c’est grâce à ses voiles intérieurs que l’homme prend conscience, par contraste, de la Lumière et il en sera ainsi jusqu’aux temps de la Réintégration où de contrastes, les oppositions deviendrons harmonies et conjonction des contraires.

Pour hâter la venue de ce temps en dehors du temps, la graine doit être arrosée car la Révélation fut plantée au cœur des mondes et de la conscience comme l’Arbre de Vie.  L’initiation et la prière la fond grandir car elle doit à présent grandir et mûrir, fertilisée par l’Amour divin et la conscience humaine tendant vers Dieu.  A la fin, chacun aura conscience de la Présence et du plan divin car « rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est secret qui ne sera connu » (Mt ; 10-26).  L’homme devenu humain, se regardera dans le miroir et plongeant son regard dans ses yeux, il y découvrira des constellations d’étoiles et derrière elles, il apercevra Dieu.

 

Heith est la 8e lettre de l’alephbeith et prend place en tant que gutturale sur la paire de branche de la menora issue du Hé, symétriquement au Qoph. Viennent s’y superposer le signe mutable de Terre, la Vierge, et la 8elame majeure du tarot.

L’arcane est intitulé « La Justice » et représente une femme assise, couronnée, portant en main droite une épée dressée et tenant en main gauche une balance aux plateaux en équilibre. C’est l’allégorie classique de la Justice.

La correspondance de la lame avec le signe de la Vierge tient au fait que celle-ci, dans la couronne zodiacale, brandit la Balance qui est le signe suivant. Remarquons, en effet, que c’est à la fin du 30e degré de la Vierge que se situe l’équinoxe d’automne, qui marque l’équilibre entre la durée du jour et de la nuit. (Symétriquement à l’équinoxe de printemps à la fin du 30e degré des Poissons : voir Aleph)

La même symbolique se retrouve dans la représentation de l’archange St Michel psychopompe et de Thot (Hermès) peseur d’âme sur la balance de la déesse Maat.

Le nombre ‘8’, =23 , premier cube parmi les nombres, est évidemment lié à la pierre cubique (aux huit sommets), - au Christ (ressuscité le 7+1= 8e jour = Dimanche)  en tant que médiateur entre la terre ‘4’ et le ciel ‘12’ (d’où l’utilisation dans l’art de bâtir, de l’octogone entre la base carrée et la coupole),
- et à Mercure (Hermès) qui est Maître de la Vierge et dont les serpents entrelacés évoquent le chiffre 8. 
La forme de ce chiffre est aussi celle du lemniscate, montrant la superposition de deux mondes symétriques (« ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ») et de cheminement inverse réalisé par ‘le messager des dieux’; au croisement se situe le ‘passage’. 
Dans le taoïsme, il y a huit trigrammes qui forment en se mariant deux à deux un échiquier de  8 x 8 cases. (comme le carré magique de Mercure).

 

Parmi les mots commençant par Heith, nous retiendrons :

חוה (5+6+8 = 19) ‘HéVah’ Eve, fille d’Adam

חורם (13+20+6+8 = 47) ‘HOuRaM’ Hiram, roi de Tyr

חכמה (5+13+11+8 = 37) ‘HoKMah’ Sagesse

חם (13+8 = 21) ‘cHaM’ Cham, fils de Noé

חן (14+8 = 22) ‘HeN’ Grâce

 

Heith en toutes lettres s’écrit חיט (9+10+8 = 27)

 

8 - Justice

 

Tarot du Sépher de moïse, arcane majeur du livre de Thoth : la Justice, Nombre 8, lettre hébraïque Heth.

  La Justice.  

Le Nombre 8.  

 

Le Nombre Huit, est la Justice dans le livre de Thoth. Dans l’Ennéade Héliopolitaine Seth. Jupiter sur le plan planétaire, est le principe de l’équilibre des Puissances précédentes. C’est une vertu cardinale qui implique, comme j’ai eu souvent à l’expliquer, un très haut niveau de discernement et donc de connaissance pour être correctement pratiqué. Dans ce troisième ternaire (7-8-9), celui du Destin, le Nombre Huit occupe la deuxième position ce qui en fait une déclinaison de la Conscience, et qui pourrait contester que la Justice est la plus haute expression de cette Conscience... Nous retrouvons dans ce Nombre Huit, l’essentiel de la fameuse loi de Maât : Juste de pensée, juste de parole, juste d’action et trop de Maât n’est plus Maât . Nous voici à l’une des plus difficiles épreuves de la conduite du Chariot, car le dosage des forces et des puissances, pour être juste, requiert une subtilité et une maîtrise sans faille. Se faire une pensée plus ou moins juste d’une chose, condamne à n’en parler que superficiellement ou de façon erronée, et l’action que la volonté instruira, sera en rapport de ces insuffisances. L’activation du Verbe Vivant, comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, implique une Pensée Juste en Vertus... Le mot Vertus étant au pluriel. Eliphas Lévi écrivait dans son ouvrage Dogme et rituel de la haute magie, à propos du Nombre Huit :

  Les pensées qui ne se traduisent pas en paroles sont des pensées perdues pour l’humanité ; les paroles qui ne sont pas confirmées par des actes sont des paroles oiseuses, et il n’y a pas loin de la parole oiseuse au mensonge.   C’est la pensée, formulée par des paroles et confirmée par des actes qui constitue la bonne oeuvre ou le crime. Donc, soit en vice, soit en vertu, il n’y a pas de parole dont on ne soit responsable ; il n’y a surtout pas d’actes indifférents. Les malédictions et les bénédictions ont toujours leur effet, et toute action, quelle qu’elle soit, lorsqu’elle est inspirée par l’amour ou par la haine, produit des effets analogues à son motif, à sa portée et à sa direction.

La maîtrise du Nombre Huit est donc une épreuve redoutable, elle implique discernement, connaissance, libre arbitre, volonté, responsabilité, intelligence et sagesse ; et il n’est pas besoin d’espérer pouvoir s’accommoder avec les lois de la Providence, Jupiter implacablement vieille, rappelant que les choses ne sont pas justes parce qu’elles sont bonnes, mais bonnes parce qu’elles sont juste. Le Nombre Huit rappelle que la liberté ne consiste pas à pouvoir faire n’importe quoi, ce qui serait un retour rapide au Chaos et à la disparition même de la liberté, mais que la Création basée sur la Vérité Absolue, est forcément ordre équilibre et harmonie, dans les grandes choses (Macrocosme) comme dans les petites (microcosme) ; et s’il est Universellement admis que les grandes choses de la création sont soumises à la Justice, en général la nature humaine se garde d’en faire la correspondance dans les petites choses de son quotidien... Comme le dit l’adage : le diable se cache dans les détails . La sentence de la Tablette de Thoth : Connaître les Lois c’est être libre , nous indique que Justice est aussi liberté.

 

Le verset Huit du Tao-Tô-King me paraît illustrer parfaitement ce Nombre Huit :  

La grande perfection est comme l’eau.

Comme elle, elle dispense ses bienfaits aux dix mille êtres et ignore les luttes.

Comme elle, elle se détourne des obstacles et les évite, descend vers la vallée et demeure là où les hommes ne peuvent pas habiter.

C’est pourquoi elle est proche du Tao.

Dans tout et pour tout, la perfection commande l’humilité.

Elle demande au coeur d’être profond comme un puits.

Dans les rapports avec les autres elle réclame des trésors de patience.

De la parole, elle attend la vérité.

Quand il faut gouverner, elle impose la loyauté et l’ordre.

Quand il faut agir elle exige la compétence.

Elle s’exerce au moment opportun et ne lutte jamais. Ainsi, elle ne peut s’égarer.  

 

 

Le Nombre Huit a pour lettre hébraïque Heth, nom divin Chased (miséricorde).  

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Ce caractère peut être considéré sous le double rapport de voyelle ou de consonne. En qualité de son vocal, il est le symbole de l’existence élémentaire ; et représente le principe de l’aspiration vitale : en qualité de consonne il appartient à la touche gutturale, et représente le champ de l’homme, son travail, ce qui demande de sa part un effort, un soin, une fatigue. Comme signe grammatical, il tient un rang intermédiaire entre Heth, la vie, l’existence absolue, et Beth, la vie, l’existence relative et assimilée. Il offre ainsi l’image d’une sorte d’équilibre et d’égalité, et s’attache aux idées d’effort, de travail, et d’action normale et législative. Son nombre arithmétique est 8.

 

Les lettres hébraïques : des énergies vivantes 2 par Annik De Souzenelle

suite...

La lettre HEITH a pour valeur 8, elle est l’initiale du mot Heith. Elle est comme un petit rectangle ouvert à la base. A ne pas confondre avec le HE. HEITH, qui exprime une idée de barrière, va évoluer tout au long des deux millénaires qui précèdent notre ère chrétienne, jusqu’à faire le ETA grec qui va donner notre H, sans en avoir le son guttural.

 Pourquoi cette barrière ? Parce que suivant l’évolution que je vous ai proposée, nous venons de vivre un plan de réalité où tout a été vécu en plénitude. Le ZAIN a fait son œuvre de rupture pour nous faire passer à un plan supérieur et nous amener à un champ énergétique bien supérieur à celui vécu dans notre dernière expérience. Dans cette qualité de vie qui nous est maintenant dévolue, il est indispensable que nous soyons testés. Car si nous n’avons pas acquis les structures nécessaires pour y pénétrer, nous risquons d’être brûlés, anéantis. Cette barrière est semblable à tous les Gardiens du Seuil des différents mythes. Il nous faut donner le mot de passe qui ne signifie pas seulement une reconnaissance entre frères, comme il en est le cas dans les sociétés initiatiques, mais il représente la vibration qui correspond à un champ énergétique nouveau et si nous ne sommes pas capables de le prononcer, de le vivre, donc de l’être, nous ne pouvons pas entrer. Ce ne sera pas le fait d’une punition, mais une mesure de prudence. La barrière est là pour le vérifier.

La lettre HEITH est faite du Yod qu’entourent le Heith et le Tav. Si nous supprimons le Yod, nous lisons Hath, c’est-à-dire le mot : « terreur », lié à l’idée du Grand Œuvre alchimique où l’esprit dépendant d’un nouveau champ de conscience est terrifié. Il est certain que quand nous entrons dans une nouvelle terre, il y a crainte et tremblement. Nous sommes devant l’inconnu et cet inconnu fait peur. En hébreu le mot TERA qui est « la crainte », donne naissance au Hieros grec, qui est le sacré.

Dieu, le sixième jour demande à l’homme de nommer les animaux des champs, c’est-à-dire d’avoir sur eux le pouvoir qui lui fait conquérir son premier champ de conscience. Puis Adam est plongé dans le sommeil, TARDEMA (même racine que Thora), qui est la descente dans la profondeur, c’est-à-dire qu’il doit faire tout ce cheminement à partir de l’image de Dieu que nous sommes, jusqu’à aller vers sa parfaite ressemblance (DEMA) et devenir Yod-He-Vov-He. Après que l’homme eut nommé les animaux, Dieu lui fait connaître son féminin, c’est-à-dire la profondeur de son être, son puits profond dans lequel sont toutes ses énergies. L’homme nu de la Bible, c’est l’homme tout à fait connaissant qui connaît le chemin. La notion de honte est fausse, c’est le verbe « attarder », il ne s’attarde pas, mais va tout de suite plus loin. Il sait ce qui lui reste à faire.

 Le serpent qui est « connaissant » se fait barrière. C’est lui qui va nous tester, car nous avons à devenir les énergies qu’il représente.

Dans le mot HACHEDEN, les animaux des champs, les deux HE sont réunis. Ils ont chacun la valeur 5. Remplacés par le Yod (10) nous trouvons le nom divin SHADAI qui est le Tout-Puissant.

Le serpent, instrument du Divin a pour nom en hébreu, NAHASH avec au centre le Heith entre le Noun (germe) et le Shin qui est l’explosion de toutes les énergies, l’explosion nucléaire. Et lorsque nous vivons notre Shin, nous sommes des êtres totalement réalisés.

Le serpent nous offre ce fameux fruit, c’est-à-dire une nourriture que nous ne sommes pas encore capables d’intégrer. N’étant pas capables de vivre les lois sans les enfreindre, les événements se retournent contre nous. C’est ce que nous vivons aujourd’hui encore au lieu d’avoir, après le Heith, pu atteindre le Yod dans l’harmonie et non dans la douleur. Quand le Heith est vu se présenter devant le Saint-Béni-soit-Il, il a été renvoyé, car il commence le mot HATA qui veut dire « péché ».

HATA est le mot que nous rencontrons pour la première fois dans l’histoire de Caïn et d’Abel. On parle beaucoup du « péché originel », terme extrêmement mauvais, car qu’avons-nous à faire avec quelqu’un qui a commis un péché dans la nuit des temps ? La Genèse est un présent et chacun de nous participe d’une erreur. Je suis convaincue que la rédemption est davantage liée à l’histoire de Caïn et d’Abel qu’à cette faute ontologique, parce qu’il y a tout le drame du sang qui y coule et que la terre boit. Et nous allons voir que le Christ a donné son sang pour purifier cette terre du sang d’Abel. Le mot « péché » n’apparaît qu’avec le mythe de Caïn et d’Abel. Il signifie d’ailleurs le fait de « mal viser » plus que de pécher.

Lorsque Caïn jalouse son frère parce que son offrande n’a pas été reçue, Dieu lui dit : « Si tu relèves ton visage (symboliquement), si tu vis cet événement au plus haut niveau de ton être, avec l’intelligence des choses divines, « Tov » ! c’est bien ! Mais si tu regardes en-bas, le péché, HATA, se couche à ta porte et il porte ses désirs sur toi. Domine-le ». Et nous voyons que quand l’homme est pris dans des événements passionnels, ce n’est pas lui qui désire faire le mal, mais c’est le mal qui désire l’homme. Celui qui désire est toujours en état d’infériorité par rapport a celui qui est désiré, il est esclave de l’objet désiré et celui-ci a une puissance sur lui. Donc si Caïn entre dans l’intelligence divine des événements, il ne donnera pas prise à ses désirs. Mais « visant mal », il a donné à l’événement une puissance sur lui, puissance que seul Dieu doit avoir. Il y a transfert de puissance et les énergies alors se retournent. L’homme est intervenu et a transgressé toutes les barrières. HATA ontologiquement est un garde-fou.

AR, Aleph et Heith, signifie « frère » et c’est par lui que Aleph, le Divin, se fait barrière. Qu’il est bon pour des frères de vivre ensemble à condition que cette fraternité soit vécue vraiment par le dépassement de cette barrière qui se présente à nous pour trouver le Divin au travers de tous les écrans psychiques. Et si nous trouvons le Divin dans l’autre, nous le trouvons aussi en nous, parce qu’il y a résonnance. C’est pour cette raison que les communautés sont l’épreuve la plus difficile. On ne peut vivre ces barrières successives que sont tous les autres dans une communauté, que si on a conscience du Divin.

 Très proche du AR il y a le nombre 1 qui est un des noms divins, EHAD, dans lequel il y a surtout cette notion de frère. Dans le tétragramme le frère, c’est chaque HE qui a pour frère l’autre HE, et chaque HE doit épouser l’autre, doit passer la barrière et structurer toute cette colonne vertébrale, cette échelle de Jacob que nous avons à vivre pour construire le sommet de notre temple.

La lettre TEITH ne correspond pas à un mot. L’hiéroglyphe primitif c’est l’écu, le bouclier, donc encore une barrière. Tout au long de la Bible nous retrouvons cette notion. Ainsi Dieu, avant que Moïse ne revienne en Egypte pour libérer les Hébreux, se met sur son chemin pour le faire mourir. Dieu se fait barrière, afin que Moise puisse se mesurer à Pharaon et permettre aux Hébreux de sortir d’Égypte, de leur matrice, d’assumer leur naissance lorsqu’ils passeront pas la Pâque, la Mer Rouge, etc. Dieu va le tester. C’est une mort initiatique. Lorsque se fait le dépassement des barrières, il y a libération.

Si le 7, le Zain, est une mort, le 8, Heith, est une barrière et la résurrection au-delà de la barrière. Les baptistères primitifs étaient octogonaux. Le nombre 8 est bien le symbole de la résurrection.

Il est juste qu’avant de rencontrer le Yod nous avions à nous mesurer au Teith, au bouclier, le Yod-He-Vov-He étant le profil de l’épée. La rencontre de l’épée et du bouclier se retrouve dans toutes les guerres saintes, la guerre sainte que nous devrions mener à l’intérieur de nous-mêmes et non à l’extérieur. C’est là que se rencontrent l’épée et le bouclier.

L’homme, avec le nombre 9, va symboliser la dernière perfection. Le 7, la perfection acquise impliquait une rupture de cette plénitude pour passer à un autre plan. Arrivés au 9, l’homme et la Création toute entière se revêtent d’une perfection totale. Et lorsque le bouclier a pu vérifier la possibilité de la personne de mettre au monde le Yod, donc de rencontrer l’épée, il se retourne et se fait coupe. Il reçoit alors l’épée. Ce 9, symbole de perfection se retrouve chez Pythagore, Platon, avec les neuf Muses, les neuf Prophétesses de l’Ile de Sein chez les Druides, les neuf Béatitudes qui contiennent toute la dimension de l’évolution de l’homme dans la perspective chrétienne. C’est tout le Grand Œuvre Alchimique qui s’accomplit.

Le Teith va se présenter devant de Saint-Béni-soit-Il, se réclamant d’être l’initiale du mot TOV. Son graphisme est intéressant, nous le verrons souvent sous la forme du serpent qui se mord la queue. C’est l’homme qui enfante le Divin, c’est aussi la naissance de l’Enfant Divin. Tov signifie le bien dans l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal que le serpent va proposer à Adam et à la femme. C’est aussi le mot qui va ponctuer chaque jour de la Création. Il sera répété sept fois et le dernier jour par Tov Meod, l’ensemble. Le Saint-Béni-soit-Il renvoie la lettre en disant : « Tu est Tov, mais tu n’est que la graine du véritable Tov. Tu ne salueras pas la création du monde, car tu es réservé pour le monde futur. Tu n’as rien de commun avec le monde que je veux créer maintenant. Le bien que tu représentes est enfermé et caché en toi, ainsi qu’il est écrit : « Grande est l’abondance de ta bonté que tu as cachée pour ceux qui te craignent ». C’est précisément à cause du bien que tu caches en toi, que les Portes du Temple seront enfoncées dans la terre, ainsi qu’il est écrit dans les Lamentations de Jérémie : « Ses portes sont enfoncées dans la terre ».

Tov ne sera véritablement le Tov que lorsqu’il aura intégré tout ce qui est encore dans la ténèbre. Si dans la Bible RA, qui se rapproche de la notion de ténèbre, est considéré dans certains cas comme l’esprit des Elohim, on pourrait en déduire que Dieu est l’esprit du mal. Mais il ne s’agit pas de Dieu en tant qu’Il se fait mal, mais en tant qu’Il se fait barrière. Quand tout ce RA (le mal) sera intégré au Tov, le Tov sera véritablement le Tov. Ce n’est que quand nous serons devenus entièrement lumière, étant allés dans nos profondeurs chercher toute la somme des énergies qui nous constituent, que nous serons Tov. Celui-ci n’a rien à voir avec le petit Tov du départ, c’est-à-dire avec l’élément lumière élémentaire du départ, Les Portes du Temple enfoncées dans la terre sont tout le symbolisme du grain de blé, du Tov du départ qui deviendra toute lumière.

Lorsque toute cette ténèbre est intégrée, naît le Yod, la dixième lettre qui est le retour à l’Unité. Les HE, 5 + 5, se sont épousés, la colonne vertébrale aura été construite, l’homme met vraiment au monde le Yod qu’il est, ce Yod-He-Vov-He à venir.

Si nous sommes ici réunis, c’est parce qu’il y a en nous un appel au dépassement de l’absurde extérieur pour entrer dans une compréhension profonde de ce que nous sommes. C’est Yod-He-Vov-He qui travaille en nous pour que les HE se marient et que nous devenions véritablement Yod-He-Vov-He.

Yod, cette petite virgule, c’est la main, la réunion des deux mains qui n’ont pas par hasard cinq doigts. Elles sont le prolongement du souffle et quand les deux mains se rejoignent, elles sont aussi la connaissance. Toute la main est symbole de connaissance, d’expérience. La toute dernière expérience, c’est celle qui a intégré la dualité et qui vit la réalisation du Divin total. C’est pourquoi Isaï, parlant de cette arrivée de l’humanité à la réalisation de son unité, dit : « Il n’y aura plus ni soleil, ni lune, car Yod-He-Vov-He sera ta lumière à toujours ». Soleil et Lune, symboles des terres de l’espace-temps que nous vivons jusqu’à ce que nous entrions dans le Divin qui est notre dernier espace-temps, l’éternité même.

Réponse à une question : Ce qui est important, c’est de bien connaître au départ les neuf premiers nombres, puis le dix. Ce sont les nombres des principes. Le dix sera l’actualisation et le départ d’un autre plan. Les unités sont aux dizaines ce qu’est le premier chapitre de la Genèse par rapport à l’autre. Les structures du monde sont mises en place et dans ce qu’il est, convenu d’appeler la seconde Genèse, Yod-He-Vov-He qui n’apparaît qu’à ce moment, va commencer à travailler. Dans le premier chapitre ce sont uniquement les Elohim. Tout ce faire divin va commencer à jouer dans le second chapitre, Yod-He-Vov-He va travailler avec Elohim. Lorsqu’après la création des Lois, les principes sont posés, nous entrons dans l’Univers. Après chaque dizaine il y a un cycle complet supérieur, c’est pourquoi le Saint-Béni-soit-Il dit au 9 : « Tu seras le 900 et, à ce moment là, beaucoup plus que le 9, parce que sera accompli tout ce monde des principes ».

A la fin de la Genèse il y a cette phrase que je cite de mémoire :

« Les cieux et la terre sont achevés dans le jour où Dieu a créé le ciel et la terre pour les faire ». La Création est loin d’être faite, elle n’a pas encore joué avec Yod-He-Vov-He qui est l’homme lui-même, qui entre en travail avec le Créateur.

Comme il en est dans une œuvre artistique, l’artiste commence à créer, il pose le principe de son œuvre, mais après il n’en est plus le maître, c’est l’œuvre qui a une personnalité. Elle s’empare du créateur et se fait avec lui.

Source : http://www.eternelpresent.ch/lettres_hebraiques.html -  http://www.alephbeth.net/alphabet/heth.html - http://www.relianceuniverselle.com/article-36222192.html - http://qabala.wifeo.com/heith.php