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 http://www.youtube.com/watch?v=krOWOw4nvyE

 

12. LAMED, l'Aguillon de l'Amour

 - Valeur numérique :  30

 - Signe astrologique :  La Balance

 - Signification :  L'Aiguillon

 - Rayonnement :  Orange safran

 

Notions - Clefs :

 - Le choix d'aimer

 - Le Pardon

 - Se relier aux plus hauts plans

 - L'étude, les sciences sacrées

 

L'Amour est la plus grande force de l'univers. Il aiguillonne notre âme sur les Chemins jusqu'à la " folie " de plonger les bras ouverts pour répondre à son appel... Car ce qui est sagesse pour l'âme est souvent folie pour l'ego humain.

Lamed est la seule Lettre dont le dessin monte au-dessus de la ligne d'écriture. Sa partie inférieure arrondie ( un Kaph ) représente le corps, le plan manifesté. La partie supérieure verticale ( un Vav ) nous relie aux plus hauts plans de Lumière et de Connaissance. En méditant ( en s'identifiant ) avec cette belle Lettre, nous pouvons percevoir le point de jonction juste au-dessus de la tête.

Lamed nous invite à la méditation, au silence des hautes montagnes. Une énergie très pure, haute et subtile veut nous remplir, et pour cela il faut quitter intérieurement le tumulte des pensées, se rendre réceptif à cette puissance d'amour, et à elle seule. C'est au cœur de ce silence, de cette sérénité, que l'amour jaillit aussi du plus intime de notre être.

Enfin Lamed est liée également au principe de l'étude, car à ce moment-là nous avons accès à des plans de connaissance qui ne sont pas destinés à l'intellect qui ne pourrait les comprendre. Elle nous dévoile les sciences de l'univers, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, et révèle les splendeurs cachées dans les textes sacrés. Elle est l'alliée du chercheur qui aborde le monde avec un esprit ouvert.

 

La Question de Lamed

" Chère âme, Je suis Lamed et nous avons rendez-vous, car en ce jour tu as accompli tout un parcours dont tu peux déjà rentrevoir les bénéfices. Tu es plus riche que tu ne le crois peut-être, riche d'une vaste expérience, riche de ce que tu as compris et donné dans le passé.

Tu ne voyages aps seul, tous les habitants du vaisseau Terre avancent vers une nouvelle conscience, et de nombreux pionniers ont choisi de s'élancer en leur nom à tous. Sache qu'il y a des âmes qui pourraient monter dans des plans de lumière toujours plus haut, et qui choisissent de s'incarner sur la Terre et d'endosser le poids de l'hérédité physique et psychique de l'humanité ancienne, afin de le transmuter pour contribuer à l'avènement de l'Homme Nouveau. Egalement de nombreux êtres de lumière descendent de différentes régions et espaces vibratoires pour devenir humains et participer à cette merveilleuse Aventure.

Et toi, bien-aimé ? Choisis-tu de marcher dans la conscience de l'Unité avec tous tes frères, sans en exclure aucun ? Choisis-tu de pardonner à tous ceux qui t'ont offensé, qui ont été pour toi l'agent d'une souffrance ? Choisis-tu e voir en chacun, derrière le sombre manteau qu'il porte parfois, une âme de Lumière qui a endossé ses propres voiles ?

Si cela te semble difficile, appelle-Moi et mon rayonnement t'aidera. Je suis la puissance de la Compassion, et Je te propose aujourd'hui de devenir Moi."

 

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Prière à Lamed    
   
Ô Lamed, aiguillon du retour  
Vers la demeure de Lumière éternelle  
Eveille en moi le souvenir de l'Amour.  
Apprends-moi le chemin qui monte vers les cimes.  
Apprends-moi le courage de plonger dans le vide  
D'aimer tous les êtres et toutes les créatures  
Et de pardonner, encore et encore,  
Pour tout ce qui voudrait me faire croire   
A l'illusion de séparation.  
   
Je suis enfant de l'Amour  
Je suis né de l'Amour et je retourne à LUI.  
Par toi, ô lamed, je trouve enfin ma place dans la grande Unité   
Dans ce résaeu subtil qui relie tout ce qui vit.  
Révèle en moi, ô Lamed,   
La connaissance secrète qui dort en mon âme  
La science sacrée qui est mon héritage  
le pouvoir créateur de l'Amour infini.  
   
Eclair fulgurant de la Grâce,  
Que la compassion divine soit l'étoile divine qui guide mes pas.  
J'offre tout mon être pour servir la Lumière  
Et témoigner du triomphe éternel de l'Amour  
dans tous les mondes et à jamais.  
   
Amen. 

 

 

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Lamed

 

Lamed ou Lamedh ( prononcé /l/) est la douzième lettre de l'alphabet phénicien et hébreu. La lettre phénicienne donna le lambda (Λ, λ) de l'alphabet grec, le L de l'alphabet latin et de son équivalent cyrillique.
 
La douzième lettre de l'alphabet vient du mouvement de la langue contre le palais.
Symbolisme
Lamed désigne un "aiguillon". Il désigne aussi le fait d'enseigner, d'apprendre, d'instruire. L'étude et la discipline nous élèvent, nous font accéder à un niveau supérieur. L'existence du lamed implique un but vers lequel on doit aller, mais indique aussi la transition dans laquelle on se trouve avant d'aboutir à un état nouveau. Le fait que lamed désigne l'étude et l'aiguillon nous enseigne que l'étude doit être suivie d'actes, montrant que ce que l'on a appris doit être mis en pratique et ne pas rester une simple théorie .
Les trois lettres formant le mot lamed sont les initiales de lev, mevin, daat : "un coeur qui comprend la connaissance". Par sa situation centrale (douzième des vingt deux lettres), Lamed est le coeur de l'aleph-beth.
Origine 
Le lamed fait généralement penser à une crosse, ou un bâton de berger avec le bout recourbé, comme l'utilisent les pâtres d'orient. c'est l'instrument à l'aide duquel le berger conduit et dirige son troupeau.
Signification
La racine lamad porte les sens suivants : Être instruit, étude, apprentissage, apprendre par expérience, unir, attacher, frapper.
L'aiguillon, sens généralement attribué à lamed , implique le passage d'un état passif à un état actif.
La signification de Lamed est l'étude qui implique une certaine discipline, donc une contrainte mais aussi une dose de modestie. L'aiguillon est utile pour diriger ou pour stimuler. S'il appuie fortement, l'aiguillon laisse une marque, voire une blessure.
Signe altier qui se déroule vers le haut, Lamed est l'envol de la connaissance par l'étude et l'enseignement qui ne sont jamais terminés.

L'aile permet à l'oiseau de s'envoler, de prendre une certaine élévation dans un espace de liberté. L'aile est accrochée au corps de l'oiseau comme une langue dans la bouche. Dans la tradition de la Qabalah, on fait un rapprochement entre le battement d'ailes d'un oiseau et le langage.

La Torah qui commence par la lettre Bet se termine par Lamed. La Torah est ainsi la maison de l'étude, puisque "bet" est la maison. Elle est aussi le coeur (lev ou lamed/bet) de la sagesse des mots.

"El" ou aleph-lamed est une désignation du divin. Inversement "lo" ou lamed-aleph est "non" en hébreu. Or Aleph est aussi bien l'unité cachée qu'une forme d'instruction ou d'enseignement. On pourrait ainsi dire que pour un hébreu le divin est l'étude ou la recherche de l'unité. Mais avant de rechercher, il faut commencer par douter, d'où la négation "lo". Dans le même esprit, les Sages nous disent qu'il faut commencer par dire non au polythéisme ou au nihilisme pour parvenir à la voie de l'unité.

"Loul" ou lamed-waw-lamed est une spirale sans fin à ses deux extrémités, comme l'étude. "Gal" ou ghimel-lamed est l'onde qui se propage de proche en proche comme l'enseignement ou l'information. "Galgal", la sphère, est le rythme du temps et de l'espace, le mouvement des astres, le va-et-vient des vibrations, transmettant la lumière de la connaissance à travers l'étude et l'instruction.

Langue hébraique : apprendre, étudier, enseigner, en direction de.
 
Forme de la lettre
Le caractère Protosinaïtique correspondant représente un fouet, un aiguillon de bouvier ou un bâton, un instrument utilisé pour dresser et discipliner.
La lettre lamed est la seule qui dépasse des autres, sa partie supérieure montant au-dessus de la ligne de tête des autres lettres.(car l'étude nous permettra d'accéder à un niveau supérieur)
Elle a un dessin aérien puisque la lettre dépasse vers le haut le carré limite de l'hébreu, comme si Lamed avait des "ailes" pour s'envoler. Le dessin d'origine est une spirale qui s'est progressivement déployée pour prendre la forme d'un "S" élancé. Le mouvement gracieux vers le haut est légèrement incurvé, en signe d'humilité; il suggère une ouverture, un mouvement d'envol et peut-être même un éloignement.
Notons aussi que le lamed est formé par un caf de valeur 20 , surmontée d'un vav, de valeur 6, nous permettant de retrouver la valeur 26 du tétragramme.
 
Guématria
Le nombre 30, valeur du lamed, représente le parfait équilibre de l'agencement céleste. L'impulsion, qui motivait le mouvement de l'ensemble des tribus d'Israël, était donnée par la tribu de Yéhoudah, dont la valeur est 30.
 
Le nombre 30 est associé à Lamed qui représente le parfait équilibre de l'agencement de toute  chose, l'impulsion qui motivait le mouvement des grands changements de direction  des civilisations ou un grand tournant dans votre vie.
 
Trente est le chiffre idéal d'un groupe de compagnons d'étude et le nombre de niveaux de compréhension de l'attribut Royaume dans l'Arbre de Vie ou les différents niveaux d'apprentissage pour parvenir à franchir son seuil d'entrée. Selon la Tradition, on compte dans chaque génération trente Justes et la hauteur du Temple de Salomon est bien sûr de trente coudées.
Elle est relié à Guimel (3) et à Shin (300) 

 

 

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LAMED

 

La douzième lettre de l'alphabet vient du mouvement de la langue contre le palais.

Elle a un dessin aérien puisque la lettre dépasse vers le haut le carré limite de l'hébreu, comme si Lamed avait des "ailes" pour s'envoler. Le dessin d'origine est une spirale qui s'est progressivement déployée pour prendre la forme d'un "S" élancé. Le mouvement gracieux vers le haut est légèrement incurvé, en signe d'humilité; il suggère une ouverture, un mouvement d'envol et peut-être même un éloignement. Un autre aspect du dessin de Lamed est l'aiguillon de boeuf.

Le sens de Lamed est l'étude qui implique une certaine discipline, donc une contrainte mais aussi une dose de modestie. L'aiguillon est utile pour diriger ou pour stimuler. S'il appuie fortement, l'aiguillon laisse une marque, voire une blessure.

L'aile permet à l'oiseau de s'envoler, de prendre une certaine élévation dans un espace de liberté. L'aile est accrochée au corps de l'oiseau comme une langue dans la bouche. Dans la tradition de la Qabalah, on fait un rapprochement entre le battement d'ailes d'un oiseau et le langage.

La Torah qui commence par la lettre Bet se termine par Lamed. La Torah est ainsi la maison de l'étude, puisque "bet" est la maison. Elle est aussi le coeur (lev ou lamed/bet) de la sagesse des mots.

"El" ou aleph-lamed est une désignation du divin. Inversement "lo" ou lamed-aleph est "non" en hébreu. Or Aleph est aussi bien l'unité cachée qu'une forme d'instruction ou d'enseignement. On pourrait ainsi dire que pour un hébreu le divin est l'étude ou la recherche de l'unité. Mais avant de rechercher, il faut commencer par douter, d'où la négation "lo". Dans le même esprit, les Sages nous disent qu'il faut commencer par dire non au polythéisme ou au nihilisme pour parvenir à la voie de l'unité.

"Loul" ou lamed-waw-lamed est une spirale sans fin à ses deux extrémités, comme l'étude. "Gal" ou ghimel-lamed est l'onde qui se propage de proche en proche comme l'enseignement ou l'information. "Galgal", la sphère, est le rythme du temps et de l'espace, le mouvement des astres, le va-et-vient des vibrations, transmettant la lumière de la connaissance à travers l'étude et l'instruction.

La valeur de Lamed est trente, le chiffre idéal d'un groupe de compagnons d'étude et le nombre de niveaux de compréhension de l'attribut Royaume dans l'Arbre de Vie ou les différents niveaux d'apprentissage pour parvenir à franchir son seuil d'entrée. Selon la Tradition, on compte dans chaque génération trente Justes et la hauteur du Temple de Salomon est bien sûr de trente coudées.

Signe altier qui se déroule vers le haut, Lamed est l'envol de la connaissance par l'étude et l'enseignement qui ne sont jamais terminés.

 

12 - Lamed, l'aiguillon du désir


 
Lamed a la forme d’un aiguillon et tel est ce que cette lettre symbolise.  Pas un aiguillon pour châtier mais un aiguillon pour stimuler.  Pas un aiguillon pour faire mal mais un aiguillon pour déclencher la soif et le désir car c’est le manque qui fait prendre conscience de la valeur de ce qui manque.  Lamed pourrait être vu comme le manque de Dieu menant au désir de Dieu. C’est parce que Dieu se cache, qu’il n’est pas visible de prime abord que l’homme qui s’éveille à la réalité spirituelle devient un Homme de Désir, Dieu devenant un manque lancinant creusant l’âme comme un calice prêt à Le recevoir.

 

C’est ce désir qui fait dire à David :

« Dieu, c'est toi mon Dieu ! Dès l'aube je te désire ;

mon âme a soif de toi ;

ma chair languit après toi,

dans une terre desséchée, épuisée, sans eau. » (Psaume 63,2)

 

On compare parfois Lamed à une aile.  C’est que l’âme poussée par le désir s’envole vers les hauteurs infinies afin de rejoindre le Bien Aimé, son Créateur.

Si la Torah commence par la lettre Beith, elle termine par la lettre Lamed (lettre finale du mot Israel, le dernier de la Torah).  La première lettre (B) et la dernière (L) forme le mot « Bal » qui signifie la fertilité, l’acte créateur.  En effet, la Torah est la loi de Dieu.  Non pas une loi morale, autocratique, arbitraire et superstitieuse mais une loi créatrice qui organise le Chaos primordial.  Ce n’est que grâce à cette force organisatrice que la fertilité et la richesse de Dieu peuvent s’exprimer pleinement dans la sphère matérielle réalisant la devise Ordo ab Chao.  La Torah, de Beith à Lamed, est la descente de l’énergie divine des plus hautes sphères spirituelles (Atziluth) aux plus denses sphères matérielles (Assia).

La Torah, de Lamed à Beith, est le chemin du retour d’exil, le chemin de la Réintégration. Or, le mot formé par « L » et « B » est Lèv, le cœur.  La voie du retour est donc la voie du cœur, ce qui est également montré par le fait que Lamed est le milieu de l’alphabet, son cœur palpitant.

Cette voie cardiaque demande constance, abandon mais aussi sacrifice afin de pouvoir se dépouiller du manteau du vieil homme et atteindre l’équilibre et la paix intérieure. Dans cet ordre d’idée, Lamed est traditionnellement associé au signe de la balance.

L’aiguillon de Lamed stimule la volonté car c’est l’effet structurant et stimulant de la volonté qui va permettre de s’engager sur la voie du retour.  C’est pour cette raison que le sentier de Lamed situé sur l’Arbre de Vie entre H’essed et Tifereth se nomme Sekhel Haratson, la    Conscience de Volonté.

Soif de Dieu étanchée par l’envol vers Lui, porté par le désir et la volonté.  A mi-chemin, de l’infini, l’Infini vient à nous, faisant jaillir la Source Eternelle au sein de notre âme :

« Et Jesus lui répondit :…celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. » (Jean 4, 14)

 

 

 

Lamed 

Par Gabri-el, Spartakus FreeMann & Prospéro

 

Cette lettre signifie « aiguillon », et plus précisément l’aiguillon à bétail. Sans le gardien qui manie cet instrument, un troupeau n’a aucun moyen d’avancer dans la direction désirée, c’est pourquoi l’autre sens du Lamed est d’enseigner. L’image du professeur ou d’un mentor trouve aisément sa place ici ; celui qui dirige son étudiant vers un but, quitte à infliger une piqûre plus ou moins douloureuse en cas d’égarement. Mais enseignement et apprentissage sont indissociables, et c’est là une autre signification de Lamed. Lorsqu’il est utilisé en préfixe, il indique « selon », en faisant référence au mot qui le suit.

La valeur de Lamed (למד) est 30, nombre auquel se réduit également Judah (יהודה) que Virya nous décrit comme étant la tribu motrice des autres tribus d’Israël.

Lamed est associée à la carte de la Justice. La Balance est donc tout logiquement son signe zodiacal. Dans le Livre de la Formation, on peut lire : « Il fit régner la lettre Lamed, la couronna et avec elle, il forma la Balance dans l’univers, Tishrei dans l’année et le foie dans Nephesh ». L’association avec le foie sera discutée plus en profondeur plus bas.

Lorsque les lettres s’avancèrent devant le Saint, béni soit-Il, afin qu’Il choisisse avec laquelle Il commencera la création, Lamed n’eut pas la chance de plaider sa cause. En effet, elle et Kaph furent rejetés en même temps que Mem ainsi qu’il est dit : « […] le monde a besoin d’un Roi. Retourne donc à ta place, ainsi que le Lamed et le Kaph, puisque le monde ne peut exister sans un Melekh (Roi) ».

DuQuette fait remarquer que Lamed est à mettre en relation avec Aleph, puisque tous deux forment EL אל (l’association inverse de Lamed et de Aleph, לא, indique une négation, et se retrouve dans les Dix Commandements.) Ce nom divin correspond à Hessed, et représente la Miséricorde absolue, même à l’égard de ceux qui ne la méritent pas. C’est la puissance de El qui fige les actions des trois cent dix légions qui correspondent à l’attribut Din, la Justice, un autre nom de Geburah. C’est pourquoi il est imploré de la sorte : « Mais toi, Adonaï, El miséricordieux et Clément, lent à la colère, rempli de Bonté et de vérité » (Psaumes 86 : 15).

Ainsi, lorsque le souffle divin Aleph pénètre dans la rigueur du Lamed – qui avait conduit vers la Sephirah Geburah -, il équilibre celle-ci en lui apportant la miséricorde.

Lamed est donc bien le chemin de rigueur qui nous pousse à nous soumettre au Jugement du Créateur. Il nous pousse à la rigueur, envers nous-mêmes, et envers les autres également. Il est l’aiguillon qui nous fait quitter le statisme bienheureux de Tiphereth pour continuer notre chemin.

Au vu de la signification du Lamed, il me paraît possible de l’associer avec le martinet utilisé par certains magiciens. Crowley décrit cet instrument ainsi : « Le martinet est le souffre : son application excite nos natures faignantes ; et il peut également être utilisé comme instrument de correction, pour châtier les volontés rebelles. Il s’applique à Nephesh, l’Ame animale, les désirs naturels ». Il le décrit composé de plomb, de cuivre et de fer, qu’il associe à l’austérité, l’amour, et la sévérité.

On retrouve une fois encore un instrument destiné à briser le statisme de la pensée et de l’être et de se lancer, encore et toujours, à la recherche de la réalisation de soi.

Le souffre est, toujours selon Crowley, associé au Feu, un élément souvent attribué à Shin, dans le sens de Feu Créateur, ou Feu d’illumination. Ouaknin souligne que la forme du Lamed est celle d’un Kaph surmonté d’un Vav, ce qui nous amène à 26, valeur du Tétragramme. Or, YHVH, par le système Ath-bash, se transforme en MTzPTz (מצפצ), de valeur 300, comme Shin. Le lien entre Lamed et Shin est encore affirmé lorsque l’on sait que les trois « têtes » du Shin sont Abraham, Isaac, et Jacob, et que Abraham a hérité de l’attribut de El.

Au début de cet article, il est dit que Lamed est associé au foie, et c’est cet organe qui est chaque jour dévoré du flanc de Prométhée, pour le punir d’avoir livré à l’homme le feu. Le mot hébreu pour « foie » est KBD, dont la valeur est 26. Encore une fois la valeur du Tétragramme.

C’est sans doute pour cette raison que de Souzenelle nous dit du foie qu’il est l’endroit où s’accumule la lumière de l’accompli. En faisant le foie, et donc Lamed, rejoindre Teth, dont elle dit qu’il représente les énergies accomplies, elle nous offre un meilleur aperçu de la région de l’Arbre concernée. Celui qui se trouve en Tiphereth suit le chemin vers la Rigueur, par la voie du Lamed, et arrive à Geburah. Lorsqu’Aleph équilibre Lamed, il nous montre la voie vers la Miséricorde, et ce chemin est celui du Teth, énergie d’accomplissement.

Que la Torah se termine par un Lamed donne un aperçu de la démarche à effectuer pour arpenter le chemin.

« Le Baal haTourim, fait remarquer que le lamed est formé par un caf de valeur 20 , surmontée d’un vav, de valeur 6, nous permettant de retrouver la valeur 26 du tétragramme. »

« Le nombre 30, valeur du lamed, représente le parfait équilibre de l’agencement céleste. L’impulsion, qui motivait le mouvement de l’ensemble des tribus d’Israël, était donnée par la tribu de Yéhoudah, dont la valeur est 30. »

« La racine lamad est porteuse des significations suivantes :

Être instruit, apprendre par expérience, unir, attacher, frapper.

L’ aiguillon, sens généralement attribué â lamed vient effectivement de la racine lamad, toutefois il faut ajouter un mem devant : malmad. L’aiguillon du lamed, apportent la notion de faire passer d’un état passif à un état actif. »

« Lamed dit quelques mots du cœur humain considéré comme le microcosme de l’homme, de même que l’homme est le microcosme de l’univers » Karppe – Aleph Beth de Akiba.

 

 

Le Lamed

 

Nous voulons ici compléter le post de Gabri-el sur la symbolique de la lettre Lamed. Rien de bien original, mais une vision personnelle.

La Valeur numérique : 30, ce sont donc trois IOD unis, le trois transposé dans le monde des dizaines, celui des réalisations. C’est donc le nombre de la pure activité du ternaire dans la monade. Il est à noter que c’est à l’âge de 30 ans que le Christ sera baptisé par Jean-Baptiste, qu’Ezéchiel a commencé à prophétiser…

M.A. Ouaknin dans sa préface à La Méditation et la Bible remarque à ce sujet : « Le fait que le Lamed soit la somme de trois Iod nous enseigne qu’il faut comprendre le Lamed non comme résultat, mais dans son processus de formation, dans sa genèse. Ainsi, il se conçoit comme le résultat de deux « éclatements ». Éclatement de l’unité en triade, passage d’un Iod à trois, et éclatement de l’unité en multiple : les trois se lisent trente. L’ouverture du un s’effectue dans deux dimensions, dans le temps et dans l’espace. En effet, la triade est celle de la structure temporelle du présent, du passé et du futur. La première dimension du Lamed est donc celle du temps (l’étude requiert du temps). La seconde dimension est le passage de l’un au multiple, explosion du sens, c’est-à-dire interprétation. Le développement d’un sens en plusieurs autres. Cette expansion est spatiale, il s’agit ici de l’espace de l’Écriture. Le temps et l’interprétation constituent la structure du Lamed, de l’étude ».

On considère également que le Lamed est formé d’un Vav qui se relie à un Kaph et numériquement l’addition de ces deux lettres 6 et 20 nous donne 26, qui est la valeur numérique du Tétragramme.

Selon le Sicle du Sanctuaire : « Ainsi, le secret du lamed et le secret de Binah est un, mais dans le secret du nom, le He est le Souffle supérieur… »

Dans le songe de Job, l’échelle repose sur la terre, LUZ (Lamed Vav Zaïn), l’amandier , dont l’amande est le symbole de la lumière et de l’éternité cachées dans la coque des ténèbres… Et poursuivant le chemin de ces marches nous arrivons alors au mot LUL (Lamed Vav Lamed) qui est l’escalier en spirale, symbolisant le mouvement de la vie et c’est au bas de cet escalier que nous trouverons la nuit LEYLAH (Lamed Iod Lamed He) où l’homme rencontre le He, la Femme Supernelle, c’est au fond de cette nuit que la lumière éclate, dans les ténèbres le Germe…

Le Lamed est la Voie du Cœur, il est le Cœur de l’alephbeth, mais aussi le cœur lui-même puisqu’il constitue le mot hébreu LEB (Lamed Beth), cœur., le courage et le lamed est donc le cœur au plan physique, le courage au plan psychique, la conscience au plan spirituel. Le Leb représente par sa valeur numérique (32), les 32 sentiers de l’Arbre de Vie. Ces 32 sentiers étant souvent compris comme les 22 lettres et les 10 numérations, mais que l’on peut comprendre aussi comme les 22 lettres et les 10 signes voyelles qui leur donnent vie. Il est, en outre, à noter que ces deux lettres (Lamed et Beth) sont les lettres qui, respectivement, ferment et ouvrent la Torah. Cœur qui a pour valeur 32 revient également 32 fois dans le Pentateuque Et ainsi Roland Bermann écrit dans son Voie des Lettres, voies de sagesse : « Cette double constatation revient à dire qu’établir dans son cœur est aussi, et surtout, établir dans et par l’Écriture ».

Le cœur est le siège de la passion, Ahava = 13 = Achad = Unité qui conduit à Aleph, à Dieu. Le Cœur est ainsi le lieu central de réintégration de l’homme dans le divin.

Le cœur de l’homme est souvent orthographié avec un double Beth – LEVAV – ce qui nous indique qu’il y a dans le cœur de l’homme deux penchants, l’un pour le Yetser Hara ou mauvais côté et l’autre pour le Yetser Tov, le bon côté. Sous cette forme, la valeur numérique est alors de 34, ce qui met le mot en relation avec Babel, la tour ce qui revient à signifier Lamed elle-même dont c’est un des noms.

Et cependant, pour revenir à notre texte de prédilection, il est écrit dans le Cantique des Cantiques (5:2) « Je dors mais mon cœur veille » où « Je dors » est féminin car c’est la Sulamite qui parle alors que « mon Cœur » (Lebi) est masculin. Signifiant l’union, la complémentarité de l’actif et du passif représenté par le parallèle féminin-masculin.

Et nous disons, à la suite de Roland Bermann : « Si le Lamed est l’enseignement de la voie du cœur, alors à nous de prendre conscience que ce cœur, tout comme celui de la Sulamite est à l’état de veille, même si cette veille est rendue difficilement perceptible dans le quotidien ».

Spartakus FreeMann

Sans vouloir revenir, de quelque manière que ce soit, sur les interventions de Gabriel et de Spartakus, je voudrais juste ajouter deux choses :

1 – Au sujet de la graphie, le Lamed est constitué d’un DALETH surmonté d’un VAV et ce graphisme possède donc une signification précise. Le Daleth, représentation de l’attribut de Mal’khouth, symbolise le plan récepteur et le Vav est la lettre qui désigne par essence la coordination, le lien, la transmission des connaissances. Et ceci concorde assez bien avec la valeur ésotérique de cette lettre, le Lamed, qui de par sa racine L-M-D (qui signifie apprendre, enseigner) indique bien l’acte d’intérioriser et de servir d’intermédiaire entre des valeurs transcendantes et leur idéation ou conceptualisation. L’intériorisation est le fait de l’attribut de Binah et dans le jeu d’intermédiaire, nous sommes en présence de deux dimensions de Kether, la volition pure (Atik) et la volonté formulée (Ari’kh).

Ainsi donc, dans son rôle d’intermédiaire, le Lamed peut désigner la dimension de l’âme ‘Hayah qui opère la jonction entre les trois dimensions sensibles (Nefech, Roua’h et Nechamah) et l’essence de l’âme, Ye’hidah.

2 – Quant à la correspondance entre la lettre Lamed et la sephirah Binah :

a- il y a identité entre la signification de la lettre – apprendre, enseigner – et le rôle de Binah ;

b- Binah possède le rôle d’intermédiaire entre la faculté conceptuelle – ‘Ho’khmah – et la conscience – Daath – conformément au rôle d’intermédiaire de Lamed.

c- les deux lettres qui désignent les fonctions de l’intellect se trouvent associées dans les mots LO (Lamed – aleph) et AL (aleph – amed). Aleph désigne la ‘Ho’khmah car sa vocalisation vient d’une racine qui signifie « apprendre » et le Lamed désigne la Binah comme je l’ai dit plus haut.

« Ou-mélamed Léénoch Binah » – Et tu enseignes à l’homme la compréhension.

« La forme du Lamed représente l’aspiration du disciple sincèrement dévoué d’apprendre de la bouche du professeur. » Rabbi Y. Ginsburgh

Psaume 34 : 12

Venez, enfants, entendez-moi, je vous enseignerai à frémir d’Adonaï.

Lechu Benim Shim u Li Yirath YHVH Elemadkem

Rois II

« Alors le roi d’Assyrie commanda, disant, amenez ici un des prêtres que vous avez amenés de là bas ; et laissez-le aller et demeurer ici, et laissez-le leur enseigner les manières du Dieu du pays. Alors, l’un des prêtres qu’ils avaient amenés de Samaria vint et demeura en Bethel, et leur enseigna comment ils devraient craindre le Seigneur ».

Psaume 144 : 1

« Adonaï est béni, ma force, qui enseigne mes mains à guerroyer, et mes doigts à combattre ».

 

 

 

Cette lettre simple, 12e lettre de l’alephbeith est une palatale et prend donc place sur la paire de branche de la menora issue du Vaw, symétriquement au Resh, se superposant au signe fixe de Feu, le Lion, et à la 12elame majeure du tarot.

Cette lame, intitulée « Le Pendu », ou « Le Sacrifice », représente un homme aux longs cheveux blonds, jeune et souriant, suspendu par la jambe gauche formant, avec la jambe droite repliée à l’arrière, une croix et un dessin similaire au Lamed. Le personnage a les mains derrière le dos et tient dans ses bras deux sacs dont s’échappent des pièces d’or et d’argent.

Cet arcane rappelle le supplice d’Odin, que les dieux pendirent la tête en bas par un pied sur le frêne dont il était né et qui accepta ce sacrifice pour connaître l’écriture secrète et magique des runes, symboles d’une connaissance à laquelle les dieux eux-mêmes n’avaient pas accès.

La correspondance de la lettre Lamed avec le signe du Lion représenté par un soleil (sa planète-maître) avec une queue de serpent, devient évidente si l’on imagine ce serpent dressé tel un cobra, comme le montre la gemme gnostique ci-dessous :

                                

12’, en tant que 3 x 4, correspond à la répartition des douze signes parcourus par le soleil, qui donnent :

Les douze tributs d'Israël: Juda, Ruben, Gad, Aser, Nephthali, Manassé, Siméon, Lévi, Issachar, Zabulon, Joseph et Benjamin. (Ap 7,5-8).

Les douze apôtres du Christ-Jésus: Simon appelé aussi Pierre, André, Jacques et Jean fils de Zébédée, Philippe, Barthélemy, Thomas, Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Jude ou Thaddée, Simon le Cananéen ou le Zélote, et Judas Iscariote, remplacé après l'Ascension par Mathias. (Lc 6,12-16; Mt 10,2-4; Mc 3,16-19; Act 1,13).Les douze portes de la Jérusalem Céleste dans l’Apocalypse.Douze est le nombre des disciples accompagnant les grands maîtres de l'histoire: les 12 disciples choisis par Mahomet pour répandre sa doctrine; les 12 flamines mineures auprès du Pontifex Maximus; les 12 disciples de Confucius; les 12 disciples de Mithra; les 12 compagnons d'Odin.

Les douze travaux d'Hercule. Les douze demi-tons dérivés des sept notes de la gamme.

 

Notons que le graphisme du Lamed le fait dépasser le sommet de toutes les autres lettres :  Il règne comme un soleil en leur centre exactement, et avec la première, il forme le mot qui désigne Dieu.

Lamed comme préfixe indique le datif.

Retenons quelques mots qui l’ont pour initiale :

לא (1+12 = 13) ‘LO’, non, ne…pas    ><  אל ‘EL’, Dieu.

לו (6+12 = 18) ‘LO’, non      ><    לה (5+12 = 17) ‘Loh’, Certes.

לב (2+12 = 14) ‘LeV’, cœur, siège des sentiments et de la volonté, milieu.

לביא (1+10+2+12 = 25 ‘LeVIA’, Lion(ne)

ליש (21+10+12 = 43) ’LaIeSh’, Lion.

לוי (10+6+12 = 28) ‘LeVI’, Lévi 3e fils de Jacob.

לחם (13+8+12 = 33) ‘LecHeM’, nourriture, pain.

 

Lamed en toutes lettres s’écrit : למד (4+13+12 = 29) et signifie apprendre.

 

12 - Pendu

Tarot du Sépher de moïse, arcane majeur du livre de Thoth : le Pendu, Nombre 12, lettre hébraïque Lamed.   Le Pendu.  

Le Nombre 12.  

 

Le Nombre Douze, le Pendu dans le livre de Thoth, est celui du sixième signe Hénoch/Bélier dans notre Zodiaque sacré. C’est celui qui occupe la troisième position (le Destin) dans ce quatrième ternaire (10-11-12). Ce Nombre Douze est aussi pour les alchimistes la réalisation du Grand OEuvre dont l’image hiéroglyphique de la lame du livre de Thoth, figure un homme pendu par les pieds dont les bras forment un triangle avec la tête (triangle pointe en bas, la matérialité), et la jambe droite repliée à l’horizontal, forme une croix avec l’autre jambe qui elle est verticale. Ce qui symbolise la représentation du Grand OEuvre alchimique (le triangle pointe en bas surmonté d’une croix). Cet homme qui a la tête dirigée vers la terre et les pieds (symbolisant les racines) dirigés vers le ciel, nous indique l’inversion des perceptions et des valeurs de l’âme-de-vie, dans sa marche vers l’évolution, dont Hénoch/Bélier est l’agneau sacrificiel de la Pâques de la renaissance. L’inversion des valeurs que représente ce Nombre Douze est aussi un changement de la gravitation. Les désirs, les passions, les émotions et les instincts de l’être charnel sont sous l’emprise de la gravitation terrestre ; alors que les aspirations, les facultés et la volonté de l’âme-de-vie spirituelle sont sous l’emprise de la gravitation du ciel. Lorsque cette âme-de-vie, au moment où commence à se produire l’inversion du cycle de notre Zodiaque sacré, lorsqu’il parvient à son Nadir, se retrouve en apesanteur entre ces deux gravitations contraires, elle éprouve une sensation de crucifixion ; crucifixion admirablement symbolisée par le Tau que forme la figure du Pendu avec la barre transversale qui le soutient. Sainte Thérèse d’Avila dans sa Vie écrite par elle-même, chapitre XX, a fort bien résumé cet état d’initiation qu’est le Pendu :

  Il semble que l’âme est dans un état tel qu’il ne lui vient aucune consolation du ciel, où elle n’habite pas encore, ni de la terre, où elle n’est plus et d’où elle ne veut point en recevoir ; elle est pour ainsi dire crucifiée entre le ciel et la terre, et dans sa souffrance, elle n’a de secours ni d’un côté ni de l’autre.

Voilà qui résume admirablement l’état de l’âme-de-vie se consacrant à la réalisation volontaire du Grand OEuvre dans ce signe de feu (Hénoch/Bélier) en exaltation. Ce Grand OEuvre qui n’est pas autre chose que la conquête des facultés supérieures des sens spirituels de l’âme-de-vie, échelon préalable d’élévation avant d’espérer pouvoir parvenir à la supraconscience, ce qui lui permettra l’émancipation parfaite de sa Volonté en lui assurant à nouveau la souveraineté de ses Pouvoirs Divins. Ce Nombre Douze est celui de nos Douze signes du Zodiaque sacré, travaux d’Hercule que doit réaliser l’âme-de-vie en assimilant les richesses de Connaissances de chacune de ces Puissances, comme l’indiquent les Douze branches coupées des deux arbres qui soutiennent le Pendu. Ces Douze branches coupées sont devenues extérieurement sans objet, notre Pendu (l’oeuvrant), en les assimilant, a rendu leurs influences inactives sur l’âme-de-vie car ces Puissances font maintenant partie intégrante de sa Volonté et de son patrimoine karmique, l’oeuvre et l’oeuvrant ne faisant plus qu’un selon le trope de haute magie :   Je-suis-celui-qui-se-crée-lui-même.   Concernant la réalisation du Grand OEuvre, parlant du Nombre Douze, Eliphas Lévi écrivait dans, Dogme et rituel de haute magie :

  Séparer le subtil de l’épais, dans la première opération, qui est toute intérieure, c’est affranchir son âme de tout préjugé et de tout vice : ce qui se fait par l’usage du Sel philosophique, c’est-à-dire de la sagesse ; du Mercure, c’est-à-dire de l’habilité personnelle et du travail ; puis enfin du Soufre, qui représente l’énergie vitale et la chaleur de la volonté. On arrive par ce moyen à changer en Or spirituel les choses même les moins précieuses, et jusqu’aux immondices de la terre. C’est en ce sens qu’il faut entendre les paraboles de la Tourbe des philosophes, de Bernard le Trévisan, de Basile Valentin, de Marie l’Égyptienne et des autres prophètes de l’alchimie : mais dans leurs oeuvres, comme dans le Gand OEuvre, il faut séparer habilement le subtil de l’épais, le mystique du positif, l’allégorie de la théorie. Si on veut lire avec plaisir et intelligence, il faut d’abord les entendre allégoriquement dans leur entier, puis descendre des allégories aux réalités par la voie des correspondances ou analogies indiquées dans le dogme unique : Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et réciproquement.

L’addition théosophique du Nombre Douze nous donne : 1+2 = 3, ce que nous pouvons traduire par la Providence + la Conscience qui s’expriment dans le Destin, et quel Destin que celui de la traversée de la sphère temporelle organique, pour devenir : tel-que-Lui-les-Dieux connaissant-le-Bien-et-le-Mal. L’addition théosophique des Nombres jusqu’à Douze nous donne comme résultat 78, celui de l’ensemble des Arcanes majeurs et mineurs du livre de Thoth dont les combinaisons possibles, en utilisant qu’une seule fois un arcane par combinaison, sont de l’ordre de 1042 , le Nombre Dix suivi de 42 Zéro. Dans l’hypothèse d’une utilisation plusieurs fois répétée d’un même arcane dans une combinaison, les combinaisons possibles de ces 78 lames deviennent alors infinies.  

 

La traduction des principes de ce Nombre Douze dans le Tao-Tô-King est la suivante :  

Accorder le corps et l’âme afin qu’ils voguent à l’unisson et ne se séparent pas.

Concentrer sa force vitale et la rendre docile comme celle du nouveau-né.

Au-delà du réel, scruter le miroir poli par le regard de l’âme et se laisser aspirer par la lumineuse obscurité.

Ménager le peuple sans intervenir.

Rester serein, comme la femme, lorsque s’ouvrent et se referment les portes de l’existence.

Garder son ignorance et voir les choses dans leur lumière.

Donner la vie et la protéger.

Produire sans s’approprier. Agir sans rien attendre.

Diriger sans dominer.

Tel est le chemin de la mystérieuse perfection.  

 

Le Nombre Douze a pour lettre hébraïque Lamed, nom divin Sadaï ( nom de Dieu en cinq lettres ).  

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

  Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche linguale. Comme image symbolique il représente le bras de l’homme, l’aile de l’oiseau, tout ce qui s’étend, se lève, se déploie. Employé comme signe grammatical, il est le signe du mouvement expansif, et s’applique à toutes les idées d’extension, d’élévation, d’occupation, de possession. C’est, en hébreu ; l’article directif, exprimant, ainsi que je l’ai expliqué dans ma Grammaire, entre les noms ou entre les actions, un mouvement de réunion, de dépendance, de possession, ou de coïncidence. Son nombre arithmétique est 30.

 

 

Les lettres hébraïques : des énergies vivantes 3 par Annik De Souzenelle

 

Compte rendu de la rencontre du 8.3.1979  

Après avoir étudié le Yod qui a pour valeur 10 et le Kaph qui a pour valeur 20, nous abordons aujourd’hui le Lamed qui a pour valeur 30 et qui est l’homologue du Guimel dont le nombre est 3.  

Le Guimel est ce chameau tenant en réserve l’eau à l’intérieur de lui, symbole de l’homme en tant qu’il porte en lui ses énergies lui permettant de traverser son désert sans avoir recours aux énergies extérieures. Nous sommes tous une réserve fantastique d’énergies qui sont à découvrir, à exploiter, pour pouvoir nous réaliser totalement.  

Le Lamed va rendre compte de la même réalité que le Guimel. Si le Kaph signifie la paume de la main, on peut dire que le Lamed est ce que l’homme va tenir dans sa main, symbole de puissance. L’homme a en main l’instrument pour extérioriser cette énergie et vivre la puissance qu’il est.  

Lamed, c’est aussi l’aiguillon dont se sert le « toucher de bœufs » quand il les mène aux champs ou quand il leur fait pousser la charrue. La forme de la lettre nous le rappelle. Primitivement elle était un aiguillon qui, pendant le premier millénaire s’est retourné d’abord dans un sens, puis entièrement dans l’autre. Notre L est né de cette lettre-là.  

Lamed, comme Aleph, veut aussi dire enseigner, instruire et c’est la même racine qui rend compte de celui qui enseigne. Aleph signifie aussi la bête cornue. Nous retrouvons ce même symbole avec l’image du « toucheur de bœufs » qui, avec l’aide de l’aiguillon, dirige la bête dans une direction ou dans l’autre. Et c’est ainsi que l’homme, conduit par l’aiguillon divin qui est en lui, dans la profondeur de son être, va être amené à accomplir son destin symbolique de bête cornue qui reçoit l’information par ses cornes, le menant jusqu’à l’auréole finale, là où la corne se transforme en couronne.  

Ce cheminement de l’homme, aidé par l’aiguillon, à travers les épreuves de sa vie, depuis le début de sa gestation jusqu’à la toute dernière, celle de la naissance de l’Enfant Divin qu’il est lui-même, est signifié par le Lamed qui contient aussi en lui la notion de mettre au monde. Pris dans ce sens l’aiguillon rejoint l’image du bâton, du bâton de celui qui a de l’autorité, qui connaît, qui guide. C’est le sceptre de l’empereur, la crosse de l’évêque, le bâton de maréchal, etc…  

Ce sont là les aspects extérieurs de l’aiguillon, mais nous les portons aussi intérieurement. Et là s’impose la notion du guide intérieur, de celui que nous voyons parfois apparaître dans nos rêves, que nous sentons intuitivement, qui nous donne des certitudes profondes desquelles nous avons à être à l’écoute.  

Lorsque le Lamed rencontre l’Aleph ils forment le mot EL. C’est le plus courant et le plus important des noms divins, celui qui débute Élohim, que nous trouvons en suffixe dans les noms : Gabriel, la force divine, Raphaël, le médecin divin, Daniel, la justice divine, etc…, dans tous les prénoms d’hommes qui rendent compte de l’énergie divine. Dans un sens contraire ces deux lettres forment le mot LO qui est la négation, ne pas. Quel est leur rapport ? C’est que nous ne pouvons approcher le Divin que par le chemin de la négation, le Divin « n’est pas », car il est beaucoup plus, au-delà de toute affirmation et de toute négation, au-delà de l’Etre et du Non-Etre, au-delà de toutes les qualifications opposées, au-delà aussi du singulier et du pluriel, puisque Elohim est le pluriel d’El.  

C’est encore une négation lorsque le Beith rencontre le Lamed. Ils forment le mot LEB, le cœur, non dans son sens physique, mais en tant que milieu essentiel de l’être qui rejoint le Divin et qui va évoluer dans la même dialectique. Nous ne pouvons approcher l’homme que par la contradiction.  

Dans la rencontre du Lamed avec le Daleth, celui-ci aura pour mission de faire passer l’aiguillon par des portes, c’est la naissance, c’est le verbe naître, Yalod. La seule naissance qui intéresse les Hébreux est celle du Yod. La naissance de l’enfant est certes une bénédiction, parce qu’elle prolonge l’homme dans le temps jusqu’à ce qu’il soit capable de mettre au monde le Yod. Et c’est pour cela que, vivant sur un plan très concret, chez les Hébreux les femmes doivent se marier, sinon, comme il en est pour les femmes stériles, elles sont refusées par Israël. Espérant la venue du Messie, on attend toujours d’une femme Qu’elle mette au monde l’Enfant Divin. C’est ainsi que le Lamed, l’aiguillon, est formé par la même racine LED, à l’intérieur de laquelle il y a le Mem, valeur 40, la matrice, qui a pour homologue le 4, le Daleth, ce lieu clos et choisi.  

Dans ce contexte on trouve aussi la racine DAL, un des mots qui signifie pauvreté. En effet, pour passer la porte, l’aiguillon va obliger l’homme à se faire de plus en plus humble, réduit à son essentiel. Toutes les portes à passer seront des purifications non dans l’ordre moral, mais dans l’ordre ontologique et la dernière étape à passer se trouve symbolisée par le chameau passant par le chas d’une aiguille.  

Lorsque nous avons étudié le Daleth nous avons vu que dans le mot Daleth, le Lamed situé au milieu et qui assure par le mouvement le passage de la vie, avait pour valeur 30, qu’il était entouré de deux 4 représentant les structures, les chambranles de la porte et que, lorsque le Daleth et la Tav se réunissaient trop, le Lamed se trouvait écrasé et la vie ne pouvait plus passer. Lorsqu’on réunit le Daleth et la Tav et que l’on supprime le Lamed au milieu, on a le mot DATH, la Loi. En effet, lorsque la loi est trop prégnante, elle écrase l’être, le Lamed à l’intérieur de l’être. C’est ce que nous voyons tous les jours. L’homme n’est plus capable de faire naître en lui l’essentiel, il est écrasé, étouffé. Et ceci est à l’origine de toutes les maladies, aussi bien physiques que psychiques. Ce sont toutes les contraintes parentales, professionnelles et autres, qui tuent l’homme intérieurement.  

LUZ (Lamed-Vav-Zain) est également un mot intéressant. Il signifie l’amande, l’amandier, il est symbole de lumière, de lumière essentielle en tant que symbole d’éternité, d’être éternel, ainsi que le nomme la tradition judéo-chrétienne, et non d’être immortel. L’être sans commencement, ni fin. Nous avons évidemment un commencement historique au moment de notre naissance, mais nous venons de loin et allons loin. Notre passage dans cette expérience entre notre naissance et notre mort, n’est qu’un très court passage.  

A. de Souzennelle nous rappelle l’importance de Luz dans l’histoire de Jacob, ainsi que les différents symboles de l’amande, de la mandorle qui entoure les corps en gloire des grands Saints et de l’amande symbolique de la montée le long de la colonne vertébrale où, au niveau de la gorge, nous trouvons les amygdales, autres amandes. Luz correspond aussi à un petit os que la tradition situe à la base de la colonne vertébrale et qui est indestructible.  

Le Lamed avait reçu du Saint-Béni-Soit-Il l’ordre de ne pas bouger et de ne pas se présenter devant lui, parce que, comme le Kaph et le Mem il représente une des trois lettres formant le nom Melech, c’est-à-dire le Roi. Or le Kaph qui avait transgressé cet ordre fut renvoyé, étant avec le Lameth et le Hé, significatif du mot Kalah, la destruction. Mais KAL, formé des deux seuls Lamed et Kaph veut dire la totalité. Il est certain que lorsque tout est achevé, lorsque la totalité est réunie, il y aura destruction pour passer à un autre niveau. C’est dans ce sens que Kaloh, le même verbe, est achever, terminer.  

Cette notion de totalité, d’achèvement, de perfection dans laquelle il va y avoir rupture pour passer à un autre plan, se retrouve continuellement dans la structure de la langue hébraïque.  

Le verbe OCHEL veut dire « manger ». C’est un mot d’une grande beauté et profondeur. C’est l’ordre que l’homme reçoit tout de suite après que la Création ait été mise en place : « Tu te nourriras de plantes portant graines et d’arbres portant fruits… ». Cela représente l’intégration de toutes les énergies divines qui se sont manifestées pendant les sept jours de la création. Le Zohar parle des Anges qui président à toutes ces énergies, que ce soit l’herbe, les fruits, les céréales, etc…  

Et, chez les Chrétiens, à la limite, cela va donner avec les énergies divines, les mystères de la transformation du pain qui sera le corps même du Christ. Dans l’absorption de l’Eucharistie le Chrétien se retrouve en Eden, dans les conditions d’avant la chute, parce que l’homme en Eden se nourrissait du Divin. Ochel, c’est vraiment le Divin, c’est nourrir, prendre dans un contenant le Divin.  

Quand le Guimel rencontre le Lamed, nous nous trouvons devant le mot GOL qui exprime la libération et si on ajoute Aleph, ce sera GAOL, le libérateur. Gal, deux fois répété, c’est une roue, GALGAL. Et GALGALIN, ce sont les grandes roues des Chérubins dans le Livre d’Ezéchiel. Golgotha signifie le mont du crâne, c’est la grande roue de la vie et de la résurrection, le Christ va mourir pour ressusciter.  

GUIL est aussi un très beau mot, c’est la joie et c’est aussi le mot qui rend compte de l’âge. Plus on avance en âge, plus on devrait entrer dans la joie. Car, plus on est « connaissant » (pas dans le sens intellectuel du mot, mais connaissant de l’actualisation de la vie qui se transforme) plus la personne âgée devrait être celle qui est la plus joyeuse.  

Nous avons aussi le mot LUL, c’est l’escalier en spirale et LULYANI c’est la spirale elle-même. La spirale est le mouvement même de la vie. On la retrouve aussi bien dans les astres que dans les coquillages, dans la cellule, dans les rites initiatiques, enfin dans tout.  

Par contre LEILAH qui est devenu un prénom féminin, c’est la lutte. Et cela nous fait penser à la spirale qui nous mène dans les profondeurs, dans notre nuit intérieure, dans la Nuit Obscure de Saint Jean de la Croix. Et cette Nuit Obscure si douloureuse, c’est la descente en spirale vers le Yod-Hé-Vov-Hé que nous sommes dans la profondeur. Leilah est un mot très dur, parce qu’il représente la lutte.  

Mais le Lamed préside aussi à la montée, car on ne la sépare pas de la descente. Et c’est le mot AL qui la signifie.

 

Source :  -  http://tracesetroutes.blogspot.fr/2010/05/lamed.html - http://qabala.wifeo.com/lamed.php - http://soued.chez.com/lettres%209.htm - http://www.relianceuniverselle.com/article-12-lamed-l-aiguillon-du-desir-46773478.html-  http://www.kabbale.eu/la-lettre-lamed/