18 - tsaddé1

tsadde

http://www.youtube.com/watch?v=p1TAnwOLD_o

 

18. TSADDE, l'Androgyne

- Valeur numérique : 90, résonance avec Teith (9) et Tsaddé finale (900)

- Signe astrologique : Le Verseau

- Signification : L'Hameçon, la Justice

- Rayonnement : Rouge pourpre

 

Notions - Clefs :

- C'est le moment d'une grande réconciliation

- Comprendre la Justice derrière une apparence d'injustice

- Union, mariage du masculin et du féminin

- L'ère messianique

 

L'Homme et la Femme peuvent aujourd'hui se rencontrer et s'unir dans une dimension insoupçonnée, car voici que vient l'ère du Roi de Justice.

La Terre et l'humanité entrent actuellement dans l'influence de cette belle Lettre qui régit le signe du Verseau.

Tsédek en hébreu signifie la Justice, et bien sûr la Justice divine, qui est aussi celle de notre âme de lumière, n'est pas la justice humaine, ni la satisfaction d'un désir de vengeance ou d'une revendication égoïque.

Tsaddé nous aide avec amour à reconnaître la Justesse de tout ce que la vie nous a proposé d'expérimenter. Elle éclaire le sens des épreuves et des difficultés, pourquoi dans notre âme nous les avons appelées, et comment en sortir grandis, plus forts et plus aimants. Elle nous enseigne que tout est juste, mais également soulève pour nous le voile des apparences afin d'être ensemble les artisans d'une ère de Justice et de Paix, l'ère de Melkitsédek, qui est le "Roi de Justice ".

Les Lettres hébraïques peuvent rayonner une énergie plus ou moins yin ou yang. Celle de Tsaddé est androgyne, avec une partie yin ( féminine, liée à la Lettre Noun ) qui est la " tête gauche ", le corps oblique et la base horizontale, et une partie yang ( masculine, liée à la Lettre Yod ), qui est la " tête droite ".

C'est la seule Lettre qui change de forme à l'ère nouvelle. Les deux " têtes " de la partie supérieure regardaient auparavant chacune dans une direction différente. Dans cette nouvelle image elles se regardent, et la Lettre révèle ainsi sa magnificence. Une couronne unique apparaît, c'est l'accomplissement de l'union des opposés.

Tsaddé annonce une grande réconciliation, et nous engage à nous y préparer. Lettre de l'ère nouvelle, Elle nous invite à lâcher définitivement tout ce qui nous entrave à l'ancien, les revendications, les vieilles rancunes...

Plus spécifiquement, Elle agit sur tout ce qui sépare l'homme et la femme qui veulent s'unir et prendre le Chemin du Nouveau. Elle éclaire et libère les paquets de mémoires négatives, les rapports de force, et tout ce qui pèse dans l'inconscient collectif et déchire les couples.

L'enseignement de Tsaddé est trop riche pour être contenu dans ces quelques lignes, nous vous conseillons de vous reporter au livre Rencontres avec la Splendeur dont Elle illustre la couverture.

Citation: "Puissiez-vous percevoir l'harmonie de la sublime symphonie, Eternelle réponse d'amour de la création vers le Créateur ! Ce chant qui tourne dans les univers proclame l'Unité absolue, La cohésion parfaite de tout ce qui vit."

La Question de Tsaddé

" Belle âme de Lumière, souviens-toi qui tu es vraiment. Veux-tu faire le choix, en conscience d'être un Enfant du Verseau ? Acceptes-tu d'épouser le Soleil, Christ, Shiva, le Principe Masculin, quel que soit le nom que ton coeur Lui donne, sans être adultère ? LE places-tu au centre de ta Vie pour rayonner son Amour sur ceux qui t'entourent ?

Homme de la Terre, acceptes-tu d'épouser le Principe Féminin, la Mère divine, Shakti, quel que soit le nom que ton coeur Lui donne ? La places-tuau centre de ta Vie, pour l'aimer à travers la Terre, la nature, et chacun des regards que tu croiseseras ?

Vous n'êtes pas seuls, bien-aimés. A celui ou celle qui cherche l'âmue-soeur, Je dis : tu la trouveras en toi, dans la liberté de l'Amour qui comble  tous les manques. Et tu seras comblé au-delà de tes aspirations, lorsqu'en Moi tu seras libre.

Viens en ma Lumière, et ensemble regardons le monde. Là où tu criais à l'injustice, tu verras les soubresauts de l'enfantement d'une ère de Justice. Que la Paix trouve sa demeure en ton coeur, et la nouvelle Jérusalem te dévoilera ses splendeurs. "

18 - tsaddé3

 

Prière à Tsaddé

 Ö Tsaddé messianique, ô Androgyne,
Tu illumines mon être, corps, âme ,esprit.
Guide-moi, Lumière bien-aimée,
Vers la splendeur des retrouvailles.
Montre-moi le chemin du paradis perdu,
Afin que je révèle, sur la Terre.
 
Ö Tsaddé couronné,
En Toi réside le secret,
Le secret des noces mystiques,Où l'Epoux retrouve l'Epouse,
Où le Fils retrouve la Mère,
Où la Terre, devenue Nouvelle, retrouve le Soleil.
 
Ö Tsaddé, Tu es le tabernacle sacré du divin Mystère,
Car en Toi jaillit l'Etincelle, qui annonce le Messie.
Et le Roi peut venir, puisque je t'ai trouvée,
Puisque l'Homme t'a reconnue.
Et le Roi retrouve son Royaume,
Yerushalaïm la tant aimée est enfin réunifiée.
 
 
Melkitsedek, Melkitsedek,
Ö Roi de Justice, détenteur des clefs,
Je suis Enfant du Verseau et l'Eau Vive m'a purifié.
J'ai accompli le long périple, et me voici devant Toi.
Je peux pénétrer dans ta Ville,
La demeure où mon âme fut crée.
Et je chante la gloire de l'Eternel,
Dans l'unité retrouvée.

 

18 - tsader4

La lettre Tsadé se prononce contre les dents.

Symbolisme 
La lettre tsade symbolise l'acceptation d'une sublimation, dans le but d'accéder à un autre niveau d'existence ou de conscience ou bien de changement de cycle. Cette transformation peut se réaliser de diverses manières : par le processus de la mort qui conduira vers une existence spirituelle ou, plus prosaïquement, par l'évolution à travers une chaîne par laquelle nos actes permettront, au-delà de nous, à d'autres actes de se perpétuer. C'est, par exemple, l'image de la chaîne alimentaire, dans laquelle la vie d'un règne de la nature nourrit un autre règne, afin qu'une vie en entretienne une autre. L'idéogramme de cette lettre évoque un hameçon permettant de pêcher et de se nourrir.
 
Le sefer abahir présente le tsade comme la lettre du tsadik, du Juste, qui a su se sublimer et devenir un fondement par lequel les autres existences peuvent continuer d'exister. La tradition enseigne que pour que le monde subsiste, il est impératif qu'il y ait toujours trente-six Justes sur terre. Il symbolise également la vie simultanée dans deux mondes, le monde présent (olam azéh), et le monde futur (olam abah)

Le "Tsadé" est également un symbole de droiture, de justice, de moralité, de charité, de lumière et d'énergie. Il symbolise l'objectif que l'on se fixe. Cette lettre nous enseigne aussi que la Vie et la Mort font partie d'un même cycle cosmique.

Origine 
L’idéogramme d’origine : il semblerait qu’à l’origine il représentait un cadavre, un homme couché peut être même d'un cadavre, vu de profil… Le protosinaïtique semble vouloir indiquer un hameçon, un harpon ou une ancre.
La lettre précédente le Pé – la bouche, la notion de cadavre du Tsadé qui suit peut nous ramener au rite Egyptien d’ouverture de la bouche sur les défunts afin d’aller se justifier devant le tribunal des dieux…  d’ailleurs la forme de l’idéogramme rappelle quelque peu l’ustensile utilisé pour ce rituel.
L'hameçon peut aller dans la même direction, car il permet de fixer une proie mouvante. Ainsi, par ces symboles, le Tsadé semble provoquer une lutte entre le solide et le liquide, ou le fixe et le mobile. Peut-être sert-il tout simplement à fixer la parole du Pé, dans ce cas, le Pé symboliserait la Torah orale et le Tsadé la Torah écrite.
 
Signification
Tsadé vient de la racine "tsad", "côté",  et fait penser au mot "tsidi", "latéral", celui qui reste sur la réserve et qui ne s'engage qu'à bon escient, le pêcheur en attente de ferrer son poisson.. La racine la plus probable pour le mot "tsadé", est "tsadah", qui signifie "poursuivre", "traquer". On peut également signaler la racine araméenne "tseda", signifiant "dessein", "plan".

Le mot Tsadé prononcé Tsidi  -  צדי signifie latéral, car cette lettre permet l’ouverture vers des univers parallèles, spirituels, mystiques, mais on ne peut y accéder que par un profond changement, par la droiture et l’humilité.

Cette lettre initie le mot צדיק – tsadik – qui signifie juste… qui est celui qui a su se sublimer…

Tsadé symbolise l’objectif que l’on se fixe dans le droiture, la justice, la moralité…cette lettre représente lumière et énergie…Cette idée de droiture est à comparer avec la colonne de droite du Temple de Salomon qui se nommait Yakhin et confirmer par leur valeur commune qui est 90.

Sens dérivés
Capturer, dresser des embûches, épier, séduire, captiver. Mais aussi : but cible objectif.
Langue hébraïque

18 - tsaddé ancien

Forme de la lettre
Le "Tsadé" est une lettre très aimée par sa forme tout à fait particulière et par sa symbolique. Dans son tracé cette lettre donne l'impression d'une sculpture surmontée de deux têtes. Ces deux têtes sont des "Yod" qui se font face et qui évoquent la figure double de la dualité, de l'androgynie, les deux visages des séraphins qui se font face sur l'Arche d'Alliance. la lettre devient ainsi une ligne de partage entre le monde actuel et le monde à venir.
 
Cette lettre a l'apparence d'un appât qui dupe le poisson et de l'hameçon qui permet de le ferrer. Le dessin d'origine est celui d'une plante qui s'ouvre et qui s'épanouit.

D'après la Qabalah, ce signe est composé du signe Yod, symbole de la domination de l'esprit divin chevauchant les humbles et du signe Noun, symbole d'humilité : un contenu et un contenant, l'image d'une étoile dans un croissant de lune. Le signe Yod est un point contenu prêt à rayonner, vers le Bas comme vers le Haut. Noun est un récipient limité mais efficace pour contenir une information. Yod est la sagesse d'où a germé l'univers, domination de l'esprit divin, chevauchant les humbles. Noun est ici la Connaissance, l'humilité. Selon une autre interprétation kabbalistique, Noun fait allusion à l'Arche d'Alliance et le Youd à Joseph (qui commence par un Youd) le Tsadik.

Composé des deux signes, Tsadé est l'union de deux pôles, facettes d'une même unité: il a donné le sens qu'on accorde généralement à cette lettre, le Juste ou Tsadiq en ajoutant la lettre Qouf à Tsadé. Sur l'Arbre de Vie, le Juste est au milieu, au niveau du Fondement "yésod", lien entre l'univers créé et son créateur, entre la Torah et le divin. Cet intercesseur est aussi appelé "yinone", yod-noun et, comme la lettre Tsadé, celui qui s'ouvre et qui s'épanouit, le Messie.

Le Juste allie la Rigueur à la Sagesse. Il sait patienter quand il pêche et garde son calme quel que soit le résultat de son entreprise. La Tradition raconte que le grand poisson ou Léviathan sera le repas des Justes aux temps messianiques. A cette époque le Juste aura assimilé Yod, c'est-à-dire la Torah mais aussi "Noun", la connaissance primordiale et universelle, alors retrouvée.

Selon une autre interprétation kabbalistique, Noun fait allusion à l'Arche d'Alliance et le Youd à Joseph (qui commence par un Youd) le Tsadik.
 
La lettre Tsadé incite à la réflexion, à la maturation et au changement d'attitude. Elle incite aussi à la patience afin de saisir le moment opportun à l'expression et à l'épanouissement
Guématria

La valeur numérique 90 de la lettre Tsadé représente la sublimation par la mobilisation des forces internes et par extension l'expression du silence, comme le montre le mot "domén".

90 est également la solidarité universelle réalisée, allusivement décrite par le mot "kelali", dont le sens est "universel", "collectif". De plus la cohésion est réalisée par le "roi", "mélék'h", en hébreu, supportant également lavaleur 90.

La droiture du Tsadé, est également symbolisée par la colonne de droite du Temple, qui s'appelait "Yakin", de la même valeur.

La valeur pleine du Tsadé est égale à 104. Ce nombre exprime tout le potentiel du Roi David, "David Melek'h", qui a réuni les tribus autour du projet du Temple et en a posé les fondements.

La valeur de la lettre Tsadé est quatre vingt-dix, celle de Tsadé final neuf cent, confirmation du neuf. Quatre-vingt-dix est l'âge de Sarah quand elle a enfanté Isaac, résultat de la fin d'une stérilité prolongée et 90 ans l'âge d'Abraham. Les premiers hommes célèbres ont vécus l'âge vénérable de plus de neuf siècles (Adam, Noé…). Dans la tradition, l'espérance de vie est généralement de 90 années. Quatre-vingt-dix anciens d'Israël dansèrent autour de l'Arche sainte quand le roi David la déplaça dans sa capitale Jérusalem.

On trouve la lettre Tsadé sur la 18ème lame du tarot des Imagiers du Moyen-âge : "La Lune".

Le pouvoir solaire féminin

 

Le moment est venu pour moi de dévoiler enfin la forme qui est la mienne dans la pensée du Père-Mère depuis l'aube des temps, et qui vient à vous à l'approche de l'ère du verseau. Voici mon corps parfait, tel qu'il apparait à celui qui parvient au plan pourpre.

 Il vous incombe de réparer la grande Injustice. Vous devez être les Justes des temps nouveaux.  En vérité, très peu me connaissent dans mon corps supérieur, et très peu ont su réparer dans leur être la grande Injustice, la grande Erreur. Elle réside dans le regard actuel de la conscience humaine sur tout ce qui concerne l'union de l'homme et de la femme. Si ce regard change, l'humanité est sauvée.

Voilà le drame de l'humanité actuelle : Adam et Eve ont oublié qu'ils sont Un et qu'à l'origine ils étaient deux soleils; la femme oublia qu'elle était un soleil et devint lune.

Souviens toi, Eve de la Terre, du royaume béni où tu étais un Soleil, une flamme du grand brasier de l'Eternel.  Hommes de la Terre, abandonnez vos épées fatiguées. Laissez parler votre appel d'amour et tournez vous enfin vers vos compagnes qui appellent au grand Retour. Vous connaîtrez la félicité de cet Amour où l'homme et la femme ne sont plus qu'Un : deux soleils sous une unique couronne.

O Tsaddé, j'ai appris pourtant que l'homme est de nature émissive et la femme réceptive. Comment peuvent-ils être deux soleils ? Cette notion m'échappe...

• "Deux soleils" ne signifie pas qu'ils soient identiques. Ils possèdent chacun leurs attributs spécifiques et complémentaires. Mais je conçois ton trouble car le Soleil féminin est une notion absolument nouvelle dans votre humanité. Il a certes existé des civilisations oubliées où régnait le matriarcat, mais il ne s'agit pas ici de cela, ni d'autres manifestations du pouvoir "lunaire" de la femme...

Comprends-tu l'erreur fondamentale de certaines religions qui écartent la femme des principales actions sacerdotales, des connaissances les plus hautes ? Ou bien il est permis de se consacrer entièrement à Dieu (telles les religieuses) mais alors elle n'a plus le droit d'être mère !

Car le Soleil féminin détient un grand pouvoir sacerdotal ! La femme qui prend conscience qu'elle est un Soleil peut recevoir, de par sa nature réceptive, la Lumière et la Connaissance à la Source mais surtout elle peut la transmettre à l'homme, de par sa nature émissive solaire.

Eve sacerdotale est donc la femme qui se donne entièrement, de tout son être, à la Lumière, au Seigneur, quel que soit le nom qu'elle lui donne. Il est pour elle l'Essentiel, l'Epoux divin dont elle est l'épouse consacrée. Mais loin de fuir le monde, elle rayonne cet amour sur les autres, au quotidien car elle retrouve son bien-aimé partout, même au coeur de la matière.

Si un homme partage avec elle ce don total au Divin et reconnaît Eve sacerdotale, si un tel couple regarde dans ma direction et s'unit dans ma Lumière, il contribuera à rectifier, dans l'inconscient collectif, des millénaires de séparation. Et tout ce qu'ils créeront portera l'empreinte de cet amour.

Tu comprends donc pourquoi les Intelligences de lumière interpellent plus particulièrement Eve aujourd'hui ? Il est essentiel que les femmes de la Terre répondent à l'appel du Bien-Aimé et réalisent en elles Eve sacerdotale. Car en vérité, c'est bien l'éternel féminin qui sauvera l'humanité et lui ouvrira le chemin de la Terre messianique. (Message de Tsaddé, tiré du livre "Rencontres avec la Splendeur, écrit par Marie Elia, Editions A.L.T.E.S.S)

Cette lettre simple, 18e de l’alephbeith, prend place en tant que dentale sur la paire de branches de la menora issue du Iod, symétriquement au Zaïn, se superposant au signe cardinal d’eau, le Cancer, et à la 18elame majeure du tarot.

L’arcane est intitulé « La Lune » ou « Le Crépuscule » et représente l’astre de la nuit au dessus d’un paysage où figurent deux tours, deux chiens hurlants et, au milieu d’une mare, une grande écrevisse, autre nom du signe du Cancer. Les chiens font allusion à ‘la canicule’ et les 2 tours à ‘la porte des hommes’ que constitue le solstice d’été dans le zodiaque. Notons que le Cancer a la Lune pour Maitre.

Le nombre ‘18’ (1+8) donne 9 dont le carré magique (9x9 = 81) est celui de la Lune.

En tant que 3x6, il donne un rectangle (carré long) dont le périmètre est 18.

 

Tsadé est l’initiale de :

צלע (16+12+18 = 46) ‘TseLaH’ Côté, côte.

צלם (13+12+18 = 43) ‘TseLeM’ Image.

צדקה (5+19+4+18 = 46) ‘TseDaQah’ Justice.

צבא (1+2+18 = 21) ‘TsaBA’ Armée.

En toutes lettres Tsadé s’écrit צדי (10+4+18 = 32)

18 - Lune

 

Tarot du Sépher de moïse, arcane majeur du livre de Thoth : la Lune, Nombre 18, lettre hébraïque Tsadé.  

La Lune.  

Le Nombre 18.  

Le Nombre Dix-Huit, la Lune dans le livre de Thoth, est le onzième signe Ham/Scorpion dans le Zodiaque sacré. Ce Nombre est en troisième position dans notre sixième ternaire (16-17-18), il est donc sous l’influence du Destin ce que confirme d’une part son addition théosophique (1+8 = 9) ; ce Nombre Neuf qui est lui même une déclinaison du Nombre Trois, et d’autre part l’addition théosophique des Dix-Huit premiers Nombres qui nous donne la somme de 171, qui par réduction théosophique nous donne à nouveau Neuf, la lame de l’Ermite, l’Initié par excellence, Nôah/Capricorne ce fils de Seth/Vierge. Mais il convient de ne pas négliger cette onzième position du Zodiaque sacré, qui place aussi ce Nombre Dix-Huit sous l’influence de la Conscience (11, la Force/Volonté = 1+1 = 2), ce qui se renforce par la présence du Nombre Huit (la Justice) entrant dans sa composition. Nous avons vu dans le déroulement de l’Enseignement des Tables de la Loi que Sem/Sagittaire, Ham/Scorpion et Japheth/Balance, sont en réalité les fils (voir principe de filiation) de Nôah/Capricorne. Ce Nombre Dix-Huit sera donc une nouvelle manifestation des facultés et pouvoirs de l’oeuvrant dans sa pratique de la réalisation du Grand OEuvre. Et qui dit manifestation dit aussi épreuve avec de nouvelles possibilités offertes au libre arbitre dans notamment la faculté d’exercer ses pouvoirs, soit dans un but destructeur et mortel, soit dans une domination des influences néfastes de la Lune dans son aspect négatif, (l’inconscience, l’ignorance, la domination par les instincts, les ténèbres et l’obscurantisme, la passivité), ou encore en sublimant ces forces négatives pour parvenir à la sphère de Saturne éthique en réalisant, par un effort continu et soutenu, la synthèse de l’Intuition de la Foi et de l’Intelligence dans une analogie des contraires qui permettra le mariage de la Lune et du Soleil, pour donner naissance à l’enfant d’Hermès, but de la science Hermétique qu’est l’Alchimie.  

Ce Nombre Dix-Huit est celui de la Puissante faculté de nos cinq sens spirituels qu’est l’Intuition ; celle qui fait intervenir dans la Conscience éveillée les énergies suprahumaines et cosmiques ; soit cette Intuition sera livrée à elle-même et étant sans vertu elle sombrera rapidement dans les délires, les superstitions, les idolâtries et les sorcelleries d’une nature égotique livrée à sa propre folie ; soit elle sera en harmonie avec les Dix-Sept Vertus et Puissances qui la composent et elle sera alors l’illumination intuitive de la Conscience dans la sphère du Destin, ce qui la mènera à la grâce d’une vision Juste et infiniment subtile. La maîtrise de cette faculté spirituelle qu’est l’Intuition confèrera à l’oeuvrant, une morale qui fera résonner (mais aussi raisonner) sa Conscience en harmonie avec la noblesse de l’OEuvre de la Providence. Son absence de maîtrise l’entraînera dans les profondeurs du monde souterrain de l’involution de la sphère organique temporelle.  

La lame de la Lune dans le livre de Thoth est à double facette comme le symbolise admirablement sa représentation hiéroglyphique. Sur cette lame on peut voir un lac avec un crustacé, dans lequel il faut y voir une analogie avec le signe du Scorpion et celui de l’Eau dont ce signe est la troisième manifestation dans le Zodiaque sacré ; il y a aussi un chemin qui serpente sur terre et qui sépare deux tours, édifices qu’il convient de rapprocher de celui du Nombre Seize, et aux pieds desquelles hurlent deux chiens l’un noir et l’autre blanc, symbolisant notre Lune sous forme de Diane Artémis, (chien blanc) vierge ombrageuse qui châtie cruellement quiconque manque d’égards envers elle, mais qui préside aussi à la naissance et au développement des êtres tant en ce qui concerne l’aspect physique que spirituel ; ou Hécate (chien noir) déesse lunaire des spectres et des terreurs nocturnes, des fantômes et des monstres terrifiants comme en produit un imaginaire débridé ; magicienne par excellence, elle est la maîtresse de la sorcellerie, elle est aussi la déesse des carrefours, ce qu’il convient d’entendre analogiquement par le fait qu’elle est présente à chaque décision du libre arbitre dont elle est la direction horizontale et terreste en opposition avec la direction verticale et céleste de Diane. Ce Nombre Dix-Huit, la Lune, l’Intuition spirituelle, offre par sa maîtrise soit la vie dans la renaissance de l’inconscient à la Conscience, lors des épreuves dans la sphère du Destin, soit la mort par retour aux cycles de réincarnation pour cause de patrimoine karmique impur. Dans les Tablettes de Thoth, nous retrouvons un passage qui me semble illustrer admirablement ce Nombre Dix-Huit :

 

  TABLETTE VI : LA CLÉ DE LA MAGIE   

C’est à cause de son ignorance que l’homme les attire d’en dessous.

Les frères des ténèbres voyagent à l’intérieur d’une obscurité qui n’est pas celle de la nuit. Ils utilisent les pouvoirs obscurs et mystérieux qui proviennent des ténèbres pour attirer d’autres habitants de leur royaume. Leur savoir interdit est redoutable parce qu’il provient des forces de la nuit.  

Ils se déplacent sur la terre à travers les rêves des hommes où ils peuvent faire irruption dans leur espace mental pour les enfermer dans le voile de la nuit. S’ils se laissent faire, leur âme sera enfermée dans les chaînes des ténèbres pour le reste de leur vie.  

Écoute moi O Homme et sois attentif à mon avertissement pour te libérer des griffes de la nuit. Ne laisse pas ton âme capituler devant les frères de l’obscurité. Tourne ton visage vers la lumière éternelle. Sache que la misère provient du voile de la nuit. Écoute mon avertissement et sois constant dans tes efforts pour monter et tourner ton âme vers la lumière.

Sache que les frères des ténèbres veulent recruter ceux qui ont voyager sur le sentier de la lumière. Ils savent très bien que ceux qui dans leur quête de lumière se sont approchés du Soleil disposent en fait de pouvoirs encore plus grand pour enfermer les autres enfants de la lumière dans l’obscurité.  

Écoute celui qui vient vers toi O Homme. Évalue soigneusement si mes paroles sont celles de la lumière. Il y en a beaucoup qui sont brillants dans leur obscurité et qui pourtant ne sont pas des enfants de la lumière. Leur sentier est facile à suivre. Ils montrent tous la voie de la facilité attirante.  

Alors écoute bien mon avertissement O Homme, parce que la lumière vient seulement à celui qui fait des efforts et qui persévère. Il est difficile le sentier qui conduit à la sagesse et qui mène à la lumière. Plusieurs pierres obstruent ce sentier. Il y a plusieurs montagnes à gravir vers la lumière. Ne te laisses pas tromper par l’illusion de l’effort matérialiste en vue de se procurer des biens. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Nous parlons de l’effort en vue d’intensifier sa lumière intérieure et de pouvoir traverser le voile de la nuit comme un Soleil de lumière.   Regarde les étoiles et les soleils du Cosmos et tu comprendras qu’ils voyagent depuis toujours à travers les grandes ténèbres de l’espace infini. Et pourtant ils demeurent intacts et brillants. Voilà l’effort demandé, rester brillant et lumineux tout en traversant les ténèbres les plus obscures. Et ce n’est pas une mince tâche. Voilà pourquoi les Soleils de lumière durent de toute éternité ; "parce qu’ils sont constants dans leurs efforts".

Sache, O homme, que celui qui ira jusqu’au bout du sentier de lumière sera libre.  

Ne suis jamais le sentier de la facilité que te proposent les frères de l’obscurité. Parce que ce sentier te conduira à la diminution et à l’extinction de ta lumière.

 

La sentence du Tao-Tô-King qui illustre cette lame du livre de Thoth est la suivante :  

On gouverne un Etat comme on cuit un petit poisson : avec précaution.

Si l’empire est gouverné selon le Tao, les démons invisibles perdent leurs armes.

Non qu’ils ne soient puissants, mais ils ne nuiront pas aux hommes.

Non qu’ils ne puissent nuire aux hommes, mais parce que le Sage, lui, ne nuit pas aux hommes.

Les forces des entités invisibles et celles du Sage ne nuisent pas aux hommes ni ne se nuisent mutuellement.

Cet état de chose est une manifestation de la vertu qui est à l’oeuvre dans le monde. Et le monde, par elle, sera meilleur.  

 

Le Nombre Dix-Huit a pour lettre hébraïque Tsadé, nom divin Tsedek (Juste).

 

Vocabulaire radical de La langue hébraïque restituée :

Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche sifflante, et peint, comme moyen onomatopée, tous les objets qui ont des rapports avec l’air et le vent. Comme image symbolique, il représente l’asile de l’homme, et le terme où il tend. C’est le signe final et terminatif, se rapportant à toutes les idées de scission, de terme, de solution, de but. Placé au commencement des mots, il indique le mouvement qui porte vers le terme dont il est le signe ; placé à la fin, il marque le terme même où il a tendu. Son nombre arithmétique est 90.

 Les lettres hébraïques : des énergies vivantes 7

par Annik De Souzenelle

 

La lettre TSADE que nous approchons maintenant est l’initiale d’un mot qui s’écrit : Tsadé-Daleth-Yod. Ce mot rend surtout compte d’une racine TSAD que nous allons retrouver dans beaucoup de mots et qui veut dire : « le côté ». Nous la trouvons dans TSOUD, TSADOH, TSODED qui signifient épier, pécher, dresser des embuscades, chasser. C’est la notion de harponner, d’aller chercher une proie, d’aller piéger quelque chose. En général lorsque nous considérons ces significations nous y voyons de la malice, tandis que là nous sommes devant une réalité qui dépasse absolument notre plan de conscience, car il s’agit du harpon divin. Et je pense particulièrement à cette phrase que nous trouvons, je crois, chez Isaï, lorsque Dieu dit en parlant de l’humanité, sa future épouse qu’Il va l’emmener au désert, il va l’épier, la saisir, pour qu’Il mette en Lui son plaisir et qu’elle devienne Son épouse. C’est cela qui est la racine de cette idée fondamentale du TSADE. C’est vraiment le harponnage de nos derniers éléments dans la profondeur. Dieu va se harponner en nous. Ce n’est pas par hasard que le Christ a cherché ses premiers apôtres parmi les pécheurs, afin qu’ils aillent chercher dans l’homme le divin qui est en lui. 

Le discours qui s’engage entre la lettre et le Saint-Béni-Soit-Il est très signifiant. La lettre vient se présenter en se réclamant de commencer le mot TSADOCH, c’est le mot qui veut dire : le Juste. Melchitsédech est le Roi de la Justice, c’est-à-dire de la « justesse », de l’harmonie entre les deux opposés. Job est Tsedech, Noé est Tsedech, tous ces êtres qui sont justes. Et Dieu renvoie la lettre en lui disant : « Il ne me convient pas de me servir de toi pour opérer la création du monde, attendu que tu dois être cachée pour ne pas donner prise à l’erreur. Car ta forme primitive est un Noun oblique, principe femelle, sur lequel vient s’ajouter un Yod, principe mâle. » Voilà la forme initiale du Tsadé et tel est le mystère de la création du premier homme : il fut créé à double face, deux figures tournées en sens inverse, dos contre dos. Et c’est pourquoi le Yod est présenté de dos et non de face. « Toi aussi, dit Dieu, tu seras un jour divisé en deux, mais tu vas autre part. 

Ce qui est à retenir, c’est que le Tsadé est fait de cette rencontre du Noun et du Yod, principe féminin et masculin. Ces deux lettres sont absolument inséparables et constituent ce fameux masculin et féminin d’Adam qui est Yod et Isha (qui n’est appelée Ava qu’après la chute) qui est son Noun, son poisson, sa profondeur et en même temps, le germe du Yod. C’est le mystère de l’ombre que représente le féminin par rapport à l’homme et de l’ombre qui est la Création toute entière par rapport à Dieu. Notre travail c’est d’amener le Noun au Yod pour réaliser la totalité de la Création. 

Le Tsadé c’est cette lettre au niveau du 80 qui réalise une totalité accomplie, à l’exception de ce dernier germe divin que nous avons à amener au Yod. C’est cette ultime pêche. Rien d’étonnant alors que Tsadé préside à des mots, non seulement comme Tsad qui veut dire « un côté » (qui appelle l’autre côté), mais aussi à la racine TSEL qui veut dire l’« ombre », c’est-à-dire l’ombre à sa source qui est précisément le Noun par rapport au Yod. L’homme, c’est-à-dire homme et femme, est l’ombre de Dieu. Nous sommes comme l’ombre d’un Dieu qui est parfait, mais qui est encore — on peut presque dire — inachevé, tant que nous ne sommes pas retournés à Lui. Dieu se fait mâle, le mot souvenir c’est le mot mâle, pour descendre dans son ombre, principe féminin. 

Un participant : Quelles sont les voies qui permettent de retrouver son origine, afin d’accéder à Dieu ? 

A. de Souzenelle : Chacun a sa voie, il n’y a pas une voie unique. Ces voies peuvent être tout à fait différentes, mais elles se retrouvent toutes à un moment. Et puis elles peuvent changer au cours de la vie. Il est important de trouver son guide intérieur, ce Lamed qui va devenir Tsadé. 

Mme Langevin : La Bhagavad Gîta dit qu’il ne faut jamais emprunter la voie d’un autre, mais qu’il faut trouver la sienne propre.  

Le participant : Je pensais particulièrement à l’inconscience… 

A. de Souzenelle : La descente dans les profondeurs ! Il y a toutes les techniques de descente à l’intérieur de nous-mêmes avec tous les processus analytiques que l’on commence à vivre en occident. 

Mme Langevin : Je pense qu’il est important de faire taire son mental qui s’oppose à tout parce qu’il est toujours une volonté personnelle, et de laisser venir l’intuition, recevoir l’information.  

F. Catala : Autrement dit dans la méditation… 

A. de Souzenelle : Si l’analyse devient mentale, elle est complètement faussée. Il faut casser tout ce cadre mental pour entrer dans l’information des profondeurs. C’est pour cela que le rêve est tellement important. Pour certains une de ces voies de départ sera le chant, le chant grégorien, par exemple. Il casse toute fausse structure et fait jaillir de nous des énergies fantastiques. 

Une participante : C’est la voie des mantras. 

A. de Souzenelle : A condition qu’elle ne soit pas mentale. 

Je voulais encore vous montrer le NETS, c’est le mot qui veut dire « arbre », c’est important parce que notre être tout entier est vraiment structuré sur l’arbre. 

Le mot ETSEB est le mot employé dans la Genèse quand Dieu dit : « Tu enfanteras dans la douleur ». Le mot douleur est aussi le mot « travail ». Mais attention ! Il ne s’agit pas tellement de mettre des enfants au monde, que de mettre au monde notre Yod. Le Tsadé est ce harpon qui va dans les profondeurs, qui traverse AV, le nuage dont on peut dire ici qu’il est le dernier, l’enfantement, la mise au monde. Et c’est en même temps la construction de l’arbre. C’est vraiment le travail de l’humanité qui construit son arbre. 

Le mot ETSEM veut dire « l’os, le squelette », tout cet arbre du corps. C’est aussi le mot employé par les Hébreux lorsqu’ils veulent parler de la partie la plus intime d’eux-mêmes, quand ils veulent dire : au cœur de moi-même, ETSMI, c’est-à-dire dans mon os. C’est la moelle de l’os qui est quelque chose de mystérieux même au point de vue physique, puisqu’elle contient toutes les réserves des noyaux des cellules du sang. C’est ce qui est absolument indicible, parce que c’est le Soi. 

 

18 - tsaddé finale

Tsaddé finale

 

L'homme a conquis son unité.

Cette lettre plonge dans les profondeurs de la matière et du corps.

Tsaddé final annonce que le féminin et le masculin ont fusionné, se sont unis. Les 2 serpents entrelacés du caducée ne font plus qu'un.

Elle annonce aussi que la Justice divine est en marche. La lettre est comme une coupe, nous pouvons donc accueillir son Amour dans cette coupe.

 tsaddé texte

 

Le mariage intérieur, la voie de l'amour véritable conscient

 

« Tsaddé finale annonce la fusion merveilleuse du féminin et du masculin dans les Noces du Nouveau, dans la remontée des deux serpents entrelacés du caducée qui ne font plus qu’un ».

 

Une quête d’Amour omniprésente

La quête de l’Amour est présente partout.

Beaucoup de personnes cherchent et attendent de la vie un bonheur en provenance de l’extérieur, l’Amour extérieur à leur être,

On attend l'amour, on attend l'autre,

On attend que l'autre nous révèle, on attend d’être aimé,

On attend un sauveur, une sauveuse aux multiples visages.

  

Que cache donc cette quête ?

Un manque, un vide que l'autre pourrait combler ?

Des qualités absentes en soi mais présentes chez l'autre?

Un amour extérieur à soi, le seul qui pourrait apporter le bonheur, restaurer l’amour de soi, guérir ses blessures et combler ses manques ?

Admirer et idéaliser l'autre en se coupant de son propre accomplissement ?

Une vie par procuration à travers celle de l’autre ?

La peur d'oser vivre et de suivre son propre chemin ?

La peur de la vraie rencontre en la rêvant, au lieu d'oser la vivre ?

  

La séparation et la dualité originelles

A l'origine une séparation intérieure a pris place : d'un côté l’homme Adam le masculin, de l'autre la femme Eve le féminin.  Ils ont partagé et vécu l’Amour, à la fois deux et Un. Ils étaient deux soleils complémentaires, un Amour splendide et parfait.

Puis le 1er Adam et la 1ère Eve voulurent connaitre la dualité : Bien/Mal. Dès lors, la femme oublia qu’elle était un soleil et devint lune. L’homme resta l’unique soleil, confina la femme dans son rôle de « mère humaine » pour régner sur le monde, détournant ainsi le feu créateur de la femme.

Si on s'en réfère au mythe de Lilith, la 1ère femme d'Adam, ce mythe révèle toutes les peurs d’Adam qui les ont conduits aux conflits puis au départ de Lilith.

Leurs conflits portaient sur ce qu’Adam avait du mal à accueillir et à accepter : sa revendication d’égalité, sa domination sexuelle, son choix de la contraception, sa puissance féminine et sa liberté.

C’est ainsi qu’il a choisi en 2ème femme, Eve, plus passive, plus docile et soumise.

La sexualité de Lilith  et d' Adam était tournée vers l’intérieur alors que celle d’Eve et d’Adam était tournée vers l’extérieur (la procréation).

Lilith et sa force solaire ont été diabolisées ôtant à la femme sa polarité masculine, empêchant la femme de pouvoir unir en elle « Eve et Lilith » mais aussi d’intégrer et d’incarner sa puissance créatrice.

Et le souvenir si fort laissé de l’amour « originel » partagé a conduit l’homme et la femme à vouloir le revivre. Il les a toujours poussés l’un vers l’autre dans cette quête éternelle « des retrouvailles » tant attendues.

La femme s’est sentie davantage « incomplète », elle a cherché en l'homme et attendu de l’homme ce qu’elle ignorait avoir ou pouvoir développer en elle-même.

Des femmes ont ainsi cherché à combler leurs manques et sont entrées dans une quête de perfection extérieure : l’homme idéalisé.

D’autres femmes sont entrées dans la revendication de leur égalité et/ou en guerre contre le masculin, en se coupant de leur féminin profond et sacré. Elles se sont ainsi éloignées des valeurs universelles d’Amour et de Sagesse qu’elles portent en elle.

  

Les relations fusionnelles ou basées sur un rapport de pouvoir (dominant/dominé) ont alors pris place entre hommes et femmes.

Le patriarcat a honoré et célébré la femme lunaire, ne laissant aucune place à la femme solaire.

La puissance de la femme a fait peur à l'homme. L'homme a ainsi gardé et maintenu au pouvoir ses forces solaires qui ont dominé le monde.

L'homme et la femme sont désormais invités à réconcilier en eux leur masculin et  leur féminin (leurs forces solaires et leurs forces lunaires) pour cheminer vers leur unité intérieure.

Ce mariage intérieur les ouvre à l'amour profond de leur être. L’amour véritable conscient entre 2 êtres ayant cheminé vers leur complétude est alors invité à prendre place.

Cet amour développé pour leur être leur permet également d’accéder à une sexualité nouvelle.

  

Le Couple Intérieur de l’homme nouveau et de la femme nouvelle

Le chemin de l'homme d'aujourd'hui se traduit par le désir de conjuguer force et sensibilité, force et douceur, force et instinct, senti et action.

Il est invité à s'ouvrir à ses qualités féminines, à honorer ce féminin en lui, et avant toute chose à l'accueillir et à l'accepter.

Le chemin de la femme consiste à unir en elle tendresse et force, douceur et action, réceptivité et créativité, Eve et Lilith (l’indomptable sauvage), l’aimante et la désirante, la sage et la fille de joie vivante, l’accueillante et l’initiatrice, la jeune fille vierge et la femme féconde, la tendre et la sauvage. 

La femme peut vivre et être toutes les facettes de « La Déesse ».

Femmes et hommes sont invités à guérir de leurs blessures intérieures. Il s’agit là d’une guérison intérieure, « la guérison du cœur » grâce à l’amour profond et véritable de leur être.

En accédant à un juste équilibre entre leur féminin et leur masculin et en unissant en eux ces forces complémentaires ils cheminent vers cette Union d’Amour en leur être. 

Tout un héritage d'années de patriarcat dont chaque homme chaque femme doit se délester :

L’homme guerrier qui tient « l’actif » et « le pénétrant » de « l’épée »

Et la femme qui représente « la douceur et la réceptivité » de « la coupe ».

Il ne s'agit pas là d'une quête revendicative, il est question au contraire de quitter tout enjeu, de quitter toute relation fusionnelle ou basée sur un rapport de pouvoir « dominant/dominé ».

Chaque homme est invité à s'appuyer et à intégrer ses forces lunaires (féminines) sans renier son masculin.

Chaque femme est invitée à s'appuyer et à intégrer ses forces solaires (masculines) sans renier son féminin profond et sacré.

Aux femmes donc de prendre à présent l'épée et aux hommes de tenir la coupe !

  

Il y a bien sûr des pièges à éviter :

La femme : ne pas aller vers un masculin trop coupant, tranchant, revendicateur voir castrateur qui la couperait de sa nature féminine profonde et sacrée,

L'homme : ne pas glisser vers une sensibilité et une vulnérabilité qui le feraient se couper de ses forces masculines.

L'amour auquel laisse place des hommes et des femmes qui ont cheminé vers ce mariage intérieur est un amour plus libre, plus ouvert, moins dépendant.

En effet, « la femme lunaire » qui va développer et ancrer ses qualités solaires, s’ouvre au véritable amour de son être, à sa complétude, quitte la dépendance à l'homme pour accéder à son autonomie.

Elle honore et célèbre son masculin tout autant que son féminin. Sa féminité s’en trouve davantage révélée.

Elle quitte la séductrice et le culte des apparences. Elle ne voit plus l’homme comme une proie à manipuler pour s'en faire aimer, elle cesse de l’attendre et/ou de l’idéaliser. La femme ose alors la vraie rencontre avec l'homme.

Son magnétisme intérieur jaillissant de l'amour qu'elle se porte opère de lui-même sans avoir à entrer dans un jeu de séduction. Elle devient « naturellement séduisante » par cet amour d’elle-même qu’elle rayonne à l’extérieur.

Forte et remplie de cet amour profond, elle ouvre son cœur et aime l'homme sans peurs.

Cette femme nouvelle s'appuie sur ses forces masculines pour créer et offrir au monde sa créativité reflet de son féminin profond et sacré. Elle assume et vit sa nature instinctive et sauvage.

« L'homme solaire » qui va lui développer ses qualités lunaires, honore le féminin en accueillant la femme à la fois dans son féminin sacré et dans toute sa puissance.

C’est un nouveau guerrier qui arrive soutenu par ses forces féminines : un guerrier pacifique, conscient, ouvert, souple et juste. Il cesse de livrer aveuglément d’inutiles combats dictés par ses peurs ou par sa quête de pouvoir.

Cet homme nouveau se déleste de ses armures et entre dans la légèreté d’être.

Il fait place à une virilité nouvelle, révèle son masculin en s'appuyant sur sa douceur, sur sa sensibilité, sur sa flexibilité et sa fluidité.

L'homme qui intègre ses qualités féminines et qui honore son féminin, accède à l’amour profond de son être, ouvre son cœur, accueille et exprime sa sensibilité et sa vulnérabilité.

Il ose la vraie rencontre avec la femme. Il a quitté ses peurs de la femme et du féminin profond et sacré : sa peur de la mort et de la castration, la peur de ne pas être à la hauteur. C’est ainsi que dans la sexualité, il abandonne la quête de performance.

En ayant contacté et intégré ses forces féminines, il est à l'écoute de son senti et de son instinct. Sa réceptivité et son intuition se développent. Une créativité nouvelle prend place, soutenue et nourrie par ses forces féminines.

L'homme ose la rencontre avec la femme sauvage et s'autorise ainsi à vivre son homme sauvage.

Le mariage intérieur qui s'opère chez les femmes et chez les hommes ouvre à une harmonie des plus grandes dans la relation amoureuse et dans leur sexualité.

Cet amour que les hommes et les femmes développent pour leur couple intérieur leur permet d’accéder à une toute autre dimension de l'amour. Ils quittent les jeux de pouvoir, les relations conflictuelles et font place à « l'amour véritable conscient ».

C’est un nouvel équilibre qui prend place, une relation vivante et harmonieuse.

L'homme et la femme se rencontrent et s’aiment sans enjeux et sans peurs, et s'ouvrent ainsi à l'amour véritable conscient. Le couple formé réunit non plus deux dépendances mais deux autonomies !

 

Vers une sexualité nouvelle, l’Union d’Amour Sacrée

Ces hommes nouveaux et femmes nouvelles vivent toutes les facettes de leur intériorité dans leur sexualité, dans cette Union d'Amour Sacrée, en entrant dans « la Danse de l’Amour ».

Le réceptif et l’actif en chacun s’entremêlent et jouent dans une grande fluidité. L’homme et la femme sont tour à tour : aimant(e), accueillant(e), sauvage, créatif/créative, inventif/inventive, désiré(e), désirant(e), doux/douce, tendre, ardent(e), initiateur/initiatrice, actif/réceptif, réceptif/actif, instinctif/instinctive, audacieux/audacieuse, entreprenant/entreprenante.

L’homme désire la femme avant de l’aimer et la femme aime l’homme avant de le désirer. L’homme révèle la femme dans sa sexualité et la femme emmène l’homme dans la dimension du cœur.

Mais finalement dans la rencontre de l’homme nouveau et de la femme nouvelle, tout se transforme, un mouvement s’opère, un regard nouveau peut être posé…

En effet, la femme sauvage peut s’avérer une véritable initiatrice pour l’homme. En assumant son feu intérieur, en se mettant à l'écoute de ses instincts et en vivant la vraie rencontre avec l'homme, elle invite l’homme à vivre « sa propre nature sauvage ». La femme sauvage peut ainsi révéler l’homme sauvage mais également l’amener dans la dimension du cœur. 

  

La fin de la guerre des sexes

Les hommes et les femmes sont invités aujourd’hui à quitter le jeu de pouvoir entre sexes, quitter les rivalités et les revendications pour véritablement avancer ensemble main dans la main, le cœur ouvert, autonomes et alliés à la fois.

La société peut se trouver transformée ainsi par ces pas que font et feront ces hommes et ces femmes pour quitter l'illusion de "séparation" et intégrer leur Couple Intérieur et l’amour de leur être.

Que ce soit sur le plan relationnel, social, amoureux ou professionnel, de telles unions ou collaborations sont véritablement fécondes.

La complétude de ces hommes nouveaux et de ces femmes nouvelles n’enlève en rien à leur complémentarité. Ensemble ils peuvent offrir au monde de nouvelles idées, de nouveaux projets et de nouvelles créations !

 

Source : compilation